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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:51

Questionnaire conçu par Matthieu T.

Contexte

1. Quels sont les 3 principaux symptômes de l’échec du système financier actuel ?

La faillite des subprimes a révélé :

1. l'impossibilité de contrôler l'existence et le prix réel des actifs négociés par les marchés,

2. donc la propension de certains États, certaines banques et certaines entreprises multinationales à accumuler des dettes hors du regard des épargnants,

3. d'où la fuite de la liquidité monétaire dans des bulles financières sans rapport avec l'équilibre de l'offre et de la demande dans l'économie réelle.

2. Pour chacun de ces symptômes : qui sont les lésés et qui sont les bénéficiaires ?

a. L'impossibilité de prouver l'existence réelle des actifs nuit aux banques et aux créanciers des banques qui financent les acheteurs ;

b. La solvabilité non mesurable des emprunteurs systémiques obligent les épargnants et les contribuables des États solvables à éponger les pertes illimitées du système financier ;

c. La volatilité des prix sur les marchés financiers détruit le calcul économique et réduit les revenus du travail au profit de l'accumulation du capital financier nécessaire à l'assurance d'un risque d'investissement non mesurable.

3. Quelles sont les causes de ces symptômes ? Est-il possible d’en donner une liste ?

Les symptômes de l'instabilité financière se concrétisent dans la circulation d'énormes quantités de liquidités entre différents marchés et différents actifs sans qu'il soit possible d'analyser la réalité économique qui devrait justifier les flux monétaires.

4. Existe-t-il une cause primaire expliquant les autres ?

La cause primaire de l'instabilité financière est la liberté absolue des États-Unis d'Amérique d'émettre une monnaie à la fois nationale et internationale sans rapprochement pratique ni théorique des signes monétaires à l'accomplissement de l'intérêt général défini dans des lois. La caste internationale des seigneurs financiers peut poursuivre librement ses intérêts particuliers derrière le paravent de la neutralité monétaire qui masque la réalité économique aux sociétés civiles.

Les grandes idées de l’histoire

5. Quels sont les 5 personnages de l’histoire qui ont développé les idées les plus utiles à la reconstruction d’un nouveau système financier ne reproduisant par les symptômes listés précédemment ?

La condition de stabilité d'un nouveau système financier est la responsabilité personnelle morale et physique. Le règlement en monnaie d'un prix public de marché ne doit pas pouvoir se faire sans identification vérifiable par des États de droit, des personnes morales effectivement engagées et représentées par des personnes physiques réellement soumises à une loi morale politique.

La première personne qui pose dans l'histoire les conditions d'une responsabilité financière des prix est la personne morale du peuple Israélite. La sortie d’Égypte sous la conduite de la personne physique de Moïse obéissant à une personne morale spirituelle nommée comme cause de l’Être permet de subordonner le prix de toute réalité à la discussion d'une Loi qui unisse les personnes physiques dans une communion libérale réelle d’Être.

La deuxième personne est Aristote, élève de Platon, qui pose les concepts théoriques de l'économie de la responsabilité par la démocratie, le marché, la citoyenneté, l'éthique, le prix, la monnaie et le capital qui quantifie la solidarité réelle des citoyens dans la matérialisation des biens économiques.

La troisième personne historique qui explicite la responsabilité des prix par les personnes physiques et morales dans la réalité sensible est l'apôtre Paul de Tarse disciple de Jésus de Nazareth. Paul de Tarse enseigne la délibération collective et individuelle des décisions qui posent la possibilité des biens échangeables contre prix au sein de la communauté et entre des communautés distinctes.

Le quatrième personnage historique est Thomas d'Aquin docteur de la chrétienté médiévale. Dans sa Somme théologique, Thomas d'Aquin fait la synthèse conceptuelle entre la révélation israélite, la philosophie aristotélicienne et l'expérience politique de la démocratie depuis la Grèce antique et l'Empire Romain. Les sciences contemporaines politiques, économiques, comptables et juridiques sont entièrement issues des concepts de la scolastique thomiste.

Le cinquième théoricien majeur de la responsabilité financière personnelle est John Maynard Keynes. Keynes pose les règles de la monnaie, du crédit et du capital qui rattachent tout prix à des acteurs économiques individuels solidaires de leurs engagements, par des personnes morales instituées par des États de droit financièrement constitués dans une société humaine économiquement unifiée par une monnaie multinationale coopérative.

6. Pour chacun de ces hommes, quelles ont été ses idées clés ?

a. Identification de la responsabilité individuelle par le corps physique des personnes dans la société politique ;

b. solidarité économique des personnes physiques par des monnaies représentatives des états sociaux du droit public ;

c. vérité négociable des biens par l'engagement des personnes en capital quantifiable, distribuable entre les individus par des communautés politiques réelles ;

d. comptabilité créditive des biens par l'assurance légale des personnes physiques dans les personnes morales au fil du temps ;

e. règlement judiciaire des prix par des sociétés bancaires responsables de la transformation quantitative du crédit en réalité économique.

7. Ces idées clés ont-elles besoin d’être actualisées pour s’adapter à notre époque ? Si oui comment ?

L'application actuelle des points clés de la responsabilité financière est impensable sans intégration du calcul économique dans la réalité par l'informatique financière. Le système international de compensation du crédit proposé par Keynes en 1944 peut s'appliquer aujourd'hui par l'intégration d'un algorithme numérique de compensation dans les systèmes d'information marchande existant.

8. Ces idées clés sont-elles déjà en partie implémentées et testées : à l’échelle locale ? dans certaines économies isolées ?

L'idéalité efficiente de la responsabilité financière a été partiellement appliquée dans le système monétaire de Bretton Woods abandonné en 1971. Cette idéalité perdure par fragments incohérents, les uns par rapport aux autres, dans les pays non impériaux qui subordonnent leur politique monétaire propre au débat démocratique interne : pays scandinaves hors euro, Canada, Australie, Corée, Turquie, Tunisie, Chili, Uruguay.

Une solution algorithmique innovante de compensation des prix

9. Quelles sont les composantes / variables explicatives du prix d’un bien ou service dans votre système ? Est-ce exhaustif ? Quelle différence avec les bourses existantes ?

Les composantes explicatives du prix sont :

1. le titre public de propriété privée de l'objet,

2. la mise à prix marchande de l'objet effectivement et irrévocablement livrable par le vendeur,

3. la prime d'assurance du prix d'offre offert par la personne morale garante du vendeur,

4. le règlement monétaire actualisé en compensation de la livraison engagée du bien par le vendeur monétairement garanti dans la communauté personnelle de compensation.

La décomposition du prix est fractale, universelle et exhaustive dans le principe aristotélicien numériquement implémenté de réciprocité générale de la causalité matérielle, formelle, finale et efficiente.

La différence avec les bourses et chambres de compensation actuelles est la représentation obligée de la responsabilité par le corps physique identifié du dirigeant de la personne morale sous le contrôle de l’État souverain de droit lui-même représenté par des personnes physiques financièrement assurées par la fiscalité publique compensée.

10. Quelles sont les variables caractérisant chaque acteur dans la chambre de compensation ? Est-ce exhaustif ?

Un acteur de la compensation est toujours une personne physique engageant une cascade de personnes morales sur la livraison d'un service entre une échéance et une origine du temps déterminées par le titre publiquement déposé d'un bien légalement défini.

Un bien négociable est indissociable de ses vendeurs et de ses acheteurs par la monnaie unique qui libelle le prix compensé dans une société constituée. Dans la chambre de compensation, les variables du prix d'un bien sont nécessairement des causes issues de décisions explicitement engagées dans la réalité par des personnes physiques et morales numériquement identifiées.

11. L’algorithme de fixation des prix est-il déterministe ? Si oui, le calcul s’effectue-t-il par optimisation ou simulation ?

L'algorithme de compensation est verbalement déterministe et quantitativement optimiste. L'algorithme interdit la négociation d'un prix d'un objet indéterminé ; d'un objet dont les personnes responsables de toutes les propriétés qualifiant le bien ne sont pas identifiées.

L'algorithme interdit la simulation qualitative sous un prix effectivement engagé en offre ou en demande : quand le prix est compensé pour équilibrer l'offre et la demande du même objet, la définition de l'objet ne peut plus être modifiée.

Les seules simulations possibles sur le prix compensé engagé d'un bien portent sur la liquidité quantitative de l'objet à l'échéance livrable : n'importe qui peut faire varier soit le prix, soit la quantité livrable, soit en achetant ou vendant de la quantité, soit en achetant ou en vendant le prix des quantités déjà négociées et engagées.

12. Comment chaque transaction affecte-elle les variables caractérisant chaque acteur ?

Chaque transaction est une information économique de la chose par le prix dans le temps. Les acteurs de la compensation sont affectés comme sujets mais jamais comme objets. Tout ce qui change par nécessité de la chose ou du prix est relatif à l'objet séparé de tous ses sujets librement responsables.

Un acteur individuel ou collectif de la transformation aristotélicienne du prix ne peut être affecté que par sa délibération personnelle stimulée par les informations que le temps apporte de la compensation. Quatre décisions émergent librement d'une date de compensation :

1. la redéfinition ou la création des biens par de nouvelles propriétés adjointes ou agglomérées dans de nouveaux objets distincts des objets déjà engagés ;

2. le travail en acte de production des objets engagés ou de définition des objets qui pourraient être offerts et engagés ;

3. l'offre et la demande informationnelle de nouveaux facteurs de prix qualitatifs ou quantitatifs sur les objets négociables en compensation ;

4. le règlement actuel par un crédit ou un débit de monnaie d'une livraison ou d'un achat d'information sur le prix d'un bien identifié.

13. Le système étant scalable, quelles seraient les interactions entre les différentes chambres de compensation ?

Une chambre de compensation n'utilise qu'une et une seule monnaie au règlement de tous les achats et ventes des objets qui y sont explicitement déposés. Toutes les autres chambres de compensation sont matérialisées dans une autre monnaie sur un ensemble propre d'objets négociables. Une monnaie étrangère est représentée dans une compensation donnée par un objet qui n'a pas le statut de monnaie ; qui est le titre de dénomination identificatrice de la monnaie étrangère. Une monnaie étrangère dans une compensation est déposée comme titre de crédit sur la personne de l'autorité régulatrice de la compensation étrangère.

Dans une chambre de compensation, l'importation d'un bien quelconque d'une autre chambre de compensation se règle par un crédit-débit et une prime de change débitrice ou créditrice, qui est une prime de crédit, au nom de la personne physique locale représentative par son corps de la position de change net issue de la balance commerciale entre chambres de compensation.

La scalabilité compensatoire est réalisée par l'intégration dans une place algorithmique unique du marché du travail, du marché du crédit, du marché du capital et du marché des changes.

14. En quoi une chambre de compensation utilisant cet algorithme permettrait de corriger les symptômes déjà listés de l’échec du système financier actuel ?

L'algorithme d'intégration des marchés du travail, du crédit, du capital et des changes permet la garantie intégrale des prix par la responsabilité personnelle individuelle et collective, publique et privée. Un règlement en monnaie est subordonné nécessairement à l'engagement d'un travail de transformation de la réalité déterminée par une définition légale vérifiable des biens. La monnaie ne peut exister que comme preuve juridique publique de la réalité économique transformée par le travail quantifiable en crédit, lequel soit garanti par la capitalisation sur le passé et le futur des prix du travail.

L'algorithme de compensation règle par la loi politique vérifiable la collatéralisation de la monnaie à la réalité économique sous-jacentes aux actifs financiers.

Acteurs impliqués dans la chambre de compensation

15. Quels sont les différents rôles nécessaires au fonctionnement de la chambre de compensation ? Est-ce exhaustif ?

Les rôles acteurs de la compensation sont déterminés par les catégories de sujet et d'objet, de travail et de gérance. Il y a quatre rôles fondamentaux dans la compensation des prix par la réalité des biens livrables :

1. le travailleur de l'objet reçoit un salaire contre la livraison effective d'une chose sous un prix,

2. l'entrepreneur est le gérant de l'objet ; il reçoit une prime de crédit contre la livraison effective de l'objet au prix compensé,

3. l'actionnaire est le travailleur du sujet ; il reçoit une prime de capital contre la livraison par l'entrepreneur d'un processus de production efficient au prix compensé du capital aux différentes échéances du futur,

4. le dirigeant est le gérant du sujet ; il assure la réalité subjective de l'objet par son travail de représentation de la communauté ; il reçoit une prime de crédit contre le règlement de la prime de capital par la société qu'il dirige, laquelle est institutionnellement vendeuse de la prime de change du capital de garantie du prix engagé de toutes les ventes sociales.

16. Comment se fait le lien entre les personnes physiques et les personnes morales ?

Les personnes physiques sont liées aux personnes morales par quatre types de bien négociable :

1. l'impôt, qui est une prime interne d'assurance, équivalent de la prime de change à l'exportation ou du salaire, lie la personne physique à l'autorité sociale de compensation qui est garante de la légalité, de la réalité et de l'existence personnelle des objets ;

2. le capital lie en travail, en bien réel ou en garantie de responsabilité la personne physique à la personne morale de production de la chose livrable dans son prix ;

3. le crédit lie en équation de prix les achats et ventes de la personne physique dans les achats et ventes des personnes morales qui fabriquent, règlent, garantissent et assurent ;

4. l'assurance est la conceptualisation commune des biens temporels entre les personnes physiques membres d'une même personne morale : les personnes physiques sont assurées par les différentes personnes morales dont elles achètent les objets dans une même compensation.

17. Une personne physique ou morale peut-elle cumuler plusieurs rôles différents ? Est-ce possible de cumuler l’ensemble des rôles ?

La compensation algorithmique repose sur la dépotentialisation du cumul des rôles par une même personne sur un même objet. Une offre ou une demande de prix est non compensable hors d'une position de risque, de prix et de réalité qui soit univoque.

Une offre de prix ne peut pas être réglée en monnaie si la même personne est à la fois acheteur et vendeur, ou responsable en même temps de la livraison, du prix, de la comptabilité du crédit et de l'assurance des acteurs. Le travail, le crédit, le capital et l'assurance d'un même objet sont nécessairement négociés par des personnes différentes et autonomes les unes des autres.

18. Pour chaque type d’acteur, quels sont les avantages apportés par ce nouveau système ?

Le système de la compensation algorithmique procure un bénéfice communautaire d'existence individuelle assurée. Il supprime le hasard moral et interdit la morale aléatoire. Le risque est réduit par la réalité objective des actifs engagés dans la subjectivité personnelle.

La conséquence est la croissance du crédit régulée par l'engagement objectif des personnes. Le capital nécessaire à la garantie des prix est collectivement minimal ; le levier individuel du capital par le travail est maximal. Les prédateurs du travail d'autrui sont maintenus hors de la compensation par leur refus d'engager leur capital personnel vérifiable.

19. Pour chaque type d’acteur, quels sont les désavantages apportés par ce nouveau système ?

Les seuls acteurs du système actuel qui soient perdant dans le nouveau système sont les spéculateurs financiers sur la volatilité des prix. La spéculation financière consiste à se faire régler le prix de quelque chose qui n'existe pas ou à régler un prix par une monnaie non gagée sur une réalité légalement transformée. La compensation algorithmique interdit la spéculation avec un crédit monétaire non adossé à une réalité économique vérifiable.

Mise en place de la chambre de compensation

20. Pour chaque type d’acteurs, quels sont les impacts de la mise en place de ce système en termes de modification des process ?

Tous les acteurs individuels ou collectifs, quels que soient leur rôle et leur finalité, sont soumis à une même décomposition analytique de leurs processus de production. Les systèmes d'information marchande, comptable et financière actuels suffisent à implémenter la décomposition analytique des processus économiques.

La compensation requiert une identification informatique unique et centralisée des personnes physiques et de toutes les personnes morales par lesquelles tout travail individuel est capitalisable et assurable. L'autorité de compensation est par nature le gouvernement actuel institutionnel des personnes morales actuelles. Les capitaux propres comptables sont la dotation en monnaie actuelle de la réserve de change de toute personne morale adoptant la compensation. Les capitaux propres en monnaie officielle garantissent l'équilibre des prix interne en monnaie interne de chaque personne morale.

Les processus ne sont pas matériellement modifiés mais sont formellement déposés dans la chambre de compensation. Toute activité ou tâche est titrisée par sa finalité ou par sa description : les personnes physiques qui s'en estiment propriétaires, producteurs ou acheteurs font des offres de prix acheteuses ou vendeuses selon le crédit qu'elles achètent aux personnes morales qui les engagent. Les ouvertures morales de crédit sont réallouées par leur titulaire au prix du travail personnel qu'ils croient pouvoir garantir aux acheteurs des livrables déposés en compensation.

La contrevaleur en monnaie interne du capital dont dispose une personne morale pour garantir l'équilibre interne de ses transactions est achetée ou vendue par les acteurs de la fonction financière. Un trésorier est un cambiste interne prenant position à titre personnel sur son appréciation personnelle de la convertibilité du risque de change interne en liquidité monétaire externe. La monnaie interne est dévaluée quand les risques de crédit interne augmentent et réévaluée en monnaie externe quand les pertes interne de crédit diminuent.

21. Pour chaque type d’acteurs, quels sont les impacts de la mise en place de ce système en termes de modification des systèmes d’information ?

Chaque acteur intervient en compensation par les actifs déposés qui reflètent son capital personnel de production et de consommation dans les personnes morales qui l'assurent. Pour déclarer des actifs, faire des offres d'achat ou de vente et s'informer du prix actualisé de sa liquidité par rapport à tous les contrats en cours, un acteur quelconque a besoin d'une interface avec le système d'information compensateur. Cette interface produit une représentation comptable classique où chaque transaction est exprimée par 7 arguments :

1. le nom de la personne morale garante du prix,

2. l'identité de la chose,

3. la date de négociation,

4. le prix nominal,

5. le prix réel à la livraison,

6. le sens acheteur ou vendeur,

7. l'échéance engagée de livraison.

La consolidation de toutes les transactions en cours exprime :

1. ce que l'acteur doit concrètement livrer,

2. le prix actuel de sa liquidité monétaire sur l'ensemble de ses engagements compensés,

3. le crédit qui lui est garanti à toute échéance du futur,

4. et le capital réel dont il dispose au présent en collatéral de tout engagement de prix.

22. Pour chaque type d’acteurs, quels sont les impacts de la mise en place de ce système en termes d’apprentissage et de formation ?

L'algorithme de compensation rend objectif le calcul économique qui est naturel à l'intelligence humaine. Le calcul économique consiste à proportionner le prix des moyens disponibles engagés à la finalité recherchée. Le sujet économique est auteur du prix de ses actions en décidant que l'objet qu'il achète est plus cher que les objets qu'il doit céder en échange.

L'argumentation du prix en 7 grandeurs dit naturellement que le prix nominal est cédé par celui qui achète contre le prix réel offert à l'échéance fixée du règlement. L'acheteur cède la monnaie de la personne morale contre la réalité qu'il y nomme tandis que le vendeur promet la réalité nommée dans la personne morale contre le prix garanti par la personne morale nommant la personne morale vendeuse.

Comme la compensation contient l'obligation de garantie systématique des personnes physiques par les personnes morales et l'intégration du prix des garanties dans le prix de tout objet, l'intérêt immédiat des personnes physiques en position d'assurance des personnes morales est de former les acteurs qu'ils couvrent à l'appréciation prudente de leur solvabilité à offrir, et de leur liquidité à demander.

23. Quelles sont les 5 principales barrières au développement de cette chambre de compensation ?

Les obstacles à la compensation keynésienne sont religieux, politiques et philosophiques. Les partisans de l'actuelle anarchie monétaire n'ont pas d'intérêt à un système de rationalité financière :

1. à cause de la peur des représailles possibles des créanciers et assureurs fictifs qui possèdent actuellement la prime de risque systémique,

2. à cause de la prime d'irresponsabilité politique partagée par les monopoles oligarchiques,

3. à cause de la vision nominaliste du monde qui dispense de penser véritablement la complexité du réel.

Les intérêts oligarchiques sont libres de saturer l'espace de la rationalité économique par le bruit médiatique, les leurres rhétoriques et les pseudo-modèles scientifiques.

24. Quelles sont les actions envisagées pour surmonter ces barrières ?

La compensation aristotélicienne est auto-démonstrative. Il suffit de la mettre en œuvre par un réseau social numérique adossé à une communauté humaine définie et gouvernée pour en expérimenter l'efficience rationnelle.

Une collectivité publique sous compensation constate immédiatement la multiplication des transactions de biens et services réels en son sein. Une entreprise constate immédiatement l'augmentation de la productivité du travail et l'augmentation de sa marge bénéficiaire à capital constant. Une place de marché constate immédiatement la baisse des primes de risque sur la solvabilité et la liquidité des acteurs économiques titulaires d'un compte de compensation.

Une zone monétaire sous compensation keynésienne atteint mécaniquement son potentiel de croissance maximal :

sans inflation, ni déflation,

dans le plein emploi de la demande de travail,

dans l'équilibre assuré des comptes publics et de la balance des paiements extérieurs,

avec un coût du crédit minimal pour une garantie exhaustive des dettes légales,

et un prix général de la liquidité égal au taux de croissance prévisionnel instantané de l'économie réelle.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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