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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 17:38

La proposition de matérialiser l'empreinte écologique dans le calcul économique par la modulation des taux de TVA est puissante et concrète. Elle repose sur les principes et constats :

  1. 1. que le prix de revient à la consommation des biens et services doit provisionner le coût de régénération par produit de ce qui a été prélevé dans la nature ;

  2. 2. que le consommateur doit régler sur ses revenus le financement fiscal de l'effort nécessairement collectif à protéger le milieu naturel du bien vivre de tous ;

  3. 3. que la préservation du milieu naturel passe nécessairement par un budget public de recettes fiscales et de commandes à l'économie réelle pour investir et réparer dans des projets sur des domaines qui appartiennent aux biens communs publics collectifs ;

  4. 4. que l'économie des échanges privés entre particuliers et intérêts privés doit s'intégrer totalement sans aucune échappatoire possible dans le cadre négociable délibéré des lois, normes et actions communes publiques de préservation globale mondiale du milieu naturel.

La mutation de la TVA en impôt du bien commun naturel physique n'est rien moins que l'abandon à l'échelle de la souveraineté nationale puis de la souveraineté mondiale du non-système de pouvoir virtuel du capitalisme libéral. Si on est sincèrement et sérieusement désireux de régénérer la planète livrée au pillage libéral ainsi que nos sociétés anéanties par les intérêts oligarchiques, comment peut-on éviter un travail constitutionnel de remise à plat de l’État au moins français du vivre ensemble ?

Il faut poser objectivement la responsabilité économique politique de la nation sur le territoire naturel étatique ; lequel doit lui être attribué et reconnu par la société mondiale des nations. Il faut que les normes de protection de l'homme dans son milieu naturel de vie fassent système opératoire imposable à tout intérêt ; que les intérêts particuliers soient négociables dans une loi commune indépendante de l'économie des individus ; que la force publique de contrôle et de régulation des échanges ne soit pas financièrement capturable par un calcul économique décontextualisé de la réalité naturelle universelle.

L'enjeu est évidemment de remettre la circulation et l'accumulation du capital dans les frontières de la loi des hommes et des sociétés de nature commune. Juridiquement cela signifie que le pouvoir financier est du pouvoir judiciaire : il mesure le crédit pour émettre la liquidité monétaire de règlement des prix justes selon la loi commune professionnellement vérifiée. Le pouvoir judiciaire étant un attribut de la souveraineté ne peut pas être exercé en dehors de la personne morale d’États constitués par une même loi applicable sur un périmètre défini limité. Par conséquent, toute banque dont la prime de capitalisation n'est pas la propriété publique d'un État constitué internationalement solvable doit être mise en faillite par la constitution française.

Tout banquier doit avoir le statut de magistrat contrôlable par un organe judiciaire responsable devant le peuple souverain par un capital d'assurance fiscale. Le capital d'assurance fiscale des banquiers ne sera détenu et souscrit que par des personnes physiques qui soient citoyens de plein droit ; débiteurs de leur travail pour le bien commun et créanciers de la collectivité pour leur existence personnelle. Concrètement, le développement durable est un non sens si financé par des sociétés bancaires anonymes mais une réalité probablement vraie si financé par des compagnies (structure juridique) de citoyens ingénieux libres et responsables.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 10:36

Non seulement le fédéralisme européen n'est pas indispensable à la mise en oeuvre de la compensation, mais la légalité européenne actuelle contenue dans la directive "Mifid" pose le cadre des chambres de compensation autonomes par rapport à l'ordre politique national et international. L'algorithme de compensation keynésienne commenté sur ce blog a juste besoin d'une société politique réelle pour faire tenir un état civil des personnes physiques et morales physiquement reconnaissables en justification et en authentification du cadastre financier de tous les actifs compensables. Un point critique, mais qui n'est pas un obstacle dans les pratiques monétaires et bancaires actuelles, est la renonciation aux espèces physiques de manière à garantir le traçage de la responsabilité des acheteurs et le paiement systématique de la prime fiscale d'assurance du droit des personnes.

Dans la terminologie du bancor et de la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, le principe appliqué dans le moteur de compensation est celui de l'assurance des personnes physiques par la liquidité monétaire des transactions anticipées par le crédit. L'algorithme de compensation induit la modélisation des anticipations de crédit dans leurs garanties par le capital couvert par des options publiques de change de nature fiscale à l'intérieur de l'espace de compensation et de nature cambiaire à l'extérieur de l'espace de compensation. Autrement dit les primes de change qui sont captées par des intérêts privés dans le régime monétaire actuel deviennent publiques et partageables entre les banques responsables de l'allocation du crédit et les États responsables de la stabilité interne et externe de la liquidité.

La compensation keynésienne fonctionne comme une assurance de la démocratie par la publicité du marché des changes qui produit à la fois une transparence cambiaire internationale, une garantie calculable consolidée du crédit bancaire et un prix libre de l'efficacité politique à générer la liquidité financière de la croissance du bien-être. Dans un marché des changes public inter-étatique, la dévaluation d'une parité signale la démagogie des objectifs politiques ou les défauts économiques de leur mise en œuvre. Par la parité monétaire inter-étatique plutôt qu'interbancaire, le citoyen dispose d'une évaluation objective universelle de l'efficience économique de la politique assumée par des personnes responsables. Par ailleurs, la monnaie dont la liquidité est assurée par le marché des changes public garantit le financement de l'intérêt général par des citoyens, lesquels sont dissociables de leurs intérêts particuliers intégralement déposés dans le cadastre financier.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 09:14

La corruption dont on accuse les Grecs comme cause de leur insolvabilité en euro est consubstantielle au système de la monnaie unique. Le régime appliqué en euro de la libre circulation du capital est la libre corruption du politique. La libre circulation du capital est de fait l'impossibilité de localiser l'investissement dans la légalité d'une souveraineté identifiable par la monnaie. Le motif de cet oubli est d’exonérer les gérants et les propriétaires du capital du prix de la propriété dû à l’État de droit. L'économisme libéral pose le droit de propriété comme un absolu. Ainsi n'est-il pas nécessaire de penser une contrepartie économique pour les citoyens dont la discipline permet pourtant la jouissance effective du droit de propriété.

Le système qui dispense les Grecs riches de payer des impôts pour financer le bien commun est explicitement celui de la monnaie unique. Un système qui abolit la distinction entre la propriété grecque et la propriété non grecque ; donc un système qui institutionnalise et généralise à tous les résidents de la zone euro l'aversion des propriétaires grecs pour le cadastre et la fiscalité. La suppression des frontières politiques et de tout cadastrage étatique de la propriété financière par le marché unique du capital financier est le moyen de la corruption libre du politique dans toute l'Europe.

La victoire de Syriza en Grèce est un cri de détresse des citoyens contre la corruption de l'euro. Les électeurs grecs ont posé que la démocratie est incompatible avec la circulation d'un capital en euro libre de toute régulation réelle par l’État de droit. Il n'est maintenant plus possible de se réclamer de la démocratie en prolongeant l'actuel système européen de comptabilisation des dettes. L'émission des dettes n'est plus compatible avec la liberté sans une réelle régulation politique impartiale du crédit ; impartialité qui impose une régulation exclusivement financée par la fiscalité du capital.

La révolution de l'euro est engagée en Grèce. Soit la zone euro va confirmer son option mécaniste libérale d'anomie financière, soit elle se dote de la démocratie monétaire qui relèvera la Grèce gouvernée par Syriza. La démocratie en euro consiste à rétablir un pouvoir politique responsable de l'économie des vraies gens :

  • 1

    par la régulation de la circulation monétaire du capital qui règle l'économie des revenus et les prix,

  • 2

    par la taxation de tout capital en proportion de l'engagement que son investissement réclame en travail des citoyens,

  • 3

    par la limitation des dettes à la garantie qu'apporte le capital réellement investi à leur remboursement intégral,

  • 4

    et donc par le cadastrage public de toute propriété financière sous l'autorité de personnes morales étatiques assurant l'équité des prix entre personnes physiques.

La restauration de la démocratie sauvera la liquidité des déposants en euro à la condition de mesures concrètes immédiates :

  • 1

    suspension du pouvoir libératoire de la monnaie papier afin de tracer la responsabilité personnelle de tout acheteur au respect de la loi dans le règlement en nature et en monnaie de ses obligations juridiques fiscalisées ;

  • 2

    création d'un cadastre financier européen reliant toute dette à la rémunération des travailleurs qui la remboursent et toute créance aux personnes physiques et morales concrètement obligées par la Loi ;

  • 3

    domiciliation comptable de toutes les transactions en euro dans des États de droit identifiés et garants du Droit compté en monnaie contre paiement de la fiscalité votée par les assemblées législatives ;

  • 4

    contrôle de la circulation financière du capital entre tous les États régionaux, fédérés et nationaux par une fiscalité confédérale d'assurance du crédit de tous les gouvernements souverains déclarés et reconnus dans la zone euro ;

  • 5

    compensation par le marché interbancaire confédéralisé de la liquidité en euro de tous les paiements interbancaires et interétatiques selon la règle d'assurance de tout capital bancaire par une et une seule collectivité publique elle-même garantie par la prime cotée en euro confédéral liquide ;

  • 6

    dévaluation fiscale de l'euro dans toutes les souverainetés locales ou nationales ayant une prime de crédit négative dans la compensation du Système Européen des Banques Centrales ;

  • 7

    versement par le budget confédéral de l'euro d'un capital public par collectivité souveraine assurant l'application des droits sociaux européens matérialisé par un revenu universel minimal défini en euro ;

  • 8

    contrôle par les banques de dépôt de droit public garanties par la fiscalité des collectivités souveraines, de l'exécution réelle des droits contractuels et sociaux comptabilisé dans le revenu minimal universel personnel ;

  • 9

    prélèvement des primes de change assurant le travail en droit européen, par les banques de marché réglant en euro des importations de travail exécuté hors de la confédération ou bien des exportations de travail livrés à l'extérieur de l'euro par des personnes morales européennes ;

  • 10

    fixation politique confédérale des parités nominales de l'euro entre États membres et avec les devises étrangères pour garantir le remboursement de toute dette en euro par le plein emploi du travail disponible dans chaque souveraineté emprunteuse.

Evidemment, le rétablissement de la liberté des citoyens ne permet pas d'imposer des règles à quiconque sans son consentement. En Grèce comme en France ou en Allemagne, la démocratie reconnaît aux riches le droit de ne pas payer d'impôt ni d'assurer le droit des autres. La refondation des États et de la solidarité sociale par l'euro public confédéral définira donc un en-dehors de la démocratie ; en-dehors matérialisé par toute autre monnaie qui ne soit pas l'euro déposé dans les banques de souveraineté confédérale. Pour échapper à toute fiscalité il suffit de ne plus résider sur le territoire de la zone euro et de n'y rien posséder.

Dès lors qu'il n'y a plus d'espèce en euro et que tout dépôt liquide en euro est inscrit sur le cadastre confédéral de la liquidité, toute transaction reste libre avec n'importe quel citoyen résident qui assume par lui-même toute obligation de droit et de fiscalité. Mais la condition de tout achat réel dans la zone euro est de régler tout le travail qui permet l'existence des biens dans le remboursement intégral des dettes par quoi la production a été financée. La contribution à l'assurance de tous les droits de la personne, du travail et de la société est nécessairement incluse dans tout règlement compensable en euro.

Tout le programme de Syriza est applicable comme le remboursement total de la dette publique, si la zone euro se dote d'une chambre de compensation centrale publique garantie par un gouvernement et un budget financiers confédéraux. Une dévaluation de l'euro grec et de la dette publique grecque peut immédiatement rétablir l'équilibre de la balance grecque des paiements courants. Par le versement au budget confédéral d'une prime de convertibilité de l'euro grec contre n'importe quel autre euro, les résidents grecs se mettent à rembourser solidairement leurs dettes actuelles par l'exportation de leur travail en bien et services réels plutôt que par des emprunts à la BCE et aux contribuables non grecs en euro.

Tout non-résident grec achetant en Grèce des services ou du capital réel est contraint par la compensation numérique en euro de régler à l’État grec les impôts qui assurent sa solvabilité. Si les créanciers de la Grèce souhaitent ne pas perdre de leur compétitivité réelle, il leur suffit de subventionner l’État grec par la fiscalité, le budget et l'arbitrage de la Confédération de l'euro. Si au contraire, des créanciers souhaitent s'assurer du recouvrement de leur créance jusqu'au dernier euro, ils doivent déposer leurs titres dans les États qui, pour ne pas verser un centime au budget de la Confédération, acceptent la réévaluation fiscale immédiate de leur parité nominale.

Le marché européen des parités de change fiscal existe déjà avec la Pologne, la République Tchèque et la Hongrie, qui font partie de l'hinterland allemand en conservant leur monnaie propre convertible en euro par un accord de change politique. La révolution démocratique de la zone euro consistera donc à inscrire le prix fiscal transparent des accords politiques de change dans un budget propre à la zone euro voté par le Parlement Confédéral. L'euro officiellement gouverné et dissocié des gouvernements nationaux ne sera plus l'outil de la corruption financière de l'économie politique aux mains d'intérêts nationaux ou internationaux invisibles.

La constitution du nouveau gouvernement au service des citoyens grecs met les régimes politiques allemand et français au pied de leur réalité. Si les Allemands et les Français optent pour la démocratie, il faudra nécessairement que la parité monétaire des Allemands soit réévaluée par rapport à celle des Français. Il faudra nécessairement que les banques allemandes et françaises soient recapitalisées par les impôts qu'elles n'ont pas payés sur le capital dissimulé en contournant la démocratie. Il faudra nécessairement taxer les entrées de capitaux dans la zone euro pour assurer le travail qui garantit la convertibilité de l'euro en biens et services réels.

Les Grecs demandent maintenant aux citoyens de la zone euro de prendre leurs responsabilités. Ou bien ils votent pour le maintien de la liberté de corruption des élites par le capital hors la loi ; et la Grèce sortira de l'euro qui finira de se dissoudre. Ou bien ils rétablissent un vrai système de souveraineté politique sur le capital mesurable par la responsabilité financière en euro ; et la Grèce remboursera l'intégralité de ses dettes par le plein emploi du travail européen au bien commun réalisable en euro.

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 13:53

Citibank joue sur la taille de son hors-bilan incalculable pour pratiquer la fuite en avant dans le négativisme totalitaire ; la négation mathématique et juridique de la réalité économique objective. Avec un portefeuille notionnel de dérivés de crédit égal à 10 ou 20 fois le PIB des Etats-Unis, et avec le monde entier comme contrepartie, les seuls dirigeants de Citibank ont la possibilité d'emmener les États-Unis dans la troisième guerre mondiale, une guerre civile dans un monde unifié avec cette fois la certitude de perdre le capital engagé.

Citibank contrôle le cerveau d'Obama par simulation d'une certitude réelle du risque financier en dollar, Obama qui sait avoir le doigt physique sur l'apocalypse nucléaire réelle potentielle. Dans la même dynamique de capture spéculative du pouvoir exécutif, Citibank stimule financièrement le cerveau de chaque congress man qui peut voter l'impeachment d'un Obama qui démantelerait l'hydre financière en prononçant formellement une cessation de paiement de la fédération des États-Unis d'Amérique.

La dialectique fonctionnaliste des mastodontes financiers, c'est le contrôle de l'être par le néant. La compensation keynésienne consisterait à objectiver les lois du vivre ensemble en dehors de la sphère du calcul financier de manière à annuler publiquement, rationnellement et universellement tous les notionnels de dérivé de crédit qui ne s'adosseraient pas à des engagements juridiques réels, c'est à dire à une réalité économique effectivement compromise entre des personnes physiques vraiment responsables du remboursement de leurs dettes.

Une fois déposés contre la réalité vérifiable tous les sous-jacents de contrats de dérivé, un simple marché international public de primes d'option en monnaie des banques centrales nationalisées, c'est à dire des banques centrales non achetables par les émetteurs de titres de crédit, de capital ou de primes financières d'assurance réelle, permet :

Liquidation des pertes en 10 étapes

  1. d'annuler les notionnels nominaux fictionnels,

  2. de réévaluer les notionnels juridiquement valides et substantiellement réels,

  3. d'imputer sur les fonds propres financiers le prix négatif des primes perdantes,

  4. de mettre en faillite et de liquider les actifs réels des opérateurs en capital réel négatif,

  5. de recapitaliser par des dettes publiques réelles les banques de dépôt qui sont effectivement dépositaires de monnaie adossée à l'économie réelle,

  6. de prélever une taxation des patrimoines proportionnelle aux créances financières légales détenues par l'intermédiaire des banques,

  7. de calculer un bilan patrimonial réel des États afin d'adosser tous les passifs publics à des actifs réels légaux vérifiables,

  8. d'organiser un marché international public régulé des primes de crédit des dettes publiques,

  9. de dévaluer l'unité monétaire et donc la dette de tout État dont la prime de crédit est négative sur le marché international des primes,

  10. de calculer entre États par leur représentation bancaire centrale une dotation publique en réserve de change, garantie par le FMI et adossée à la prime de crédit internationale de la masse monétaire en unité domestique ; laquelle prime de crédit international est négociable librement par n'importe quel citoyen du monde sous la surveillance du FMI dont le capital est détenu et négociable librement entre les États ; le DTS (Droit de Tirage Spécial) monnaie actuelle du FMI est redéfini comme subdivision unitaire de son capital nominal qui devient en substance la garantie internationale solidaire interétatique de toutes les dettes internationales en monnaie de crédit.

Equilibre monétaire par taxation du capital

Notons que ce schéma de judiciarisation du système international des monnaies est bien celui proposé par Keynes en 1944. Il revient à virtualiser les destructions que les guerres réelles engendrent sur le capital. Ainsi n'est-il plus nécessaire de recourir à la guerre réelle pour solder les dettes internationales impayées. Ainsi interdit-on aux riches de menacer les pauvres d'anéantissement par des prêts en monnaie qui ne correspondent pas à un achat réel de travail à la personne qui emprunte afin de vivre.

La taxation objective du capital financier est inéluctable. Tous les banquiers intelligents le savent. Mais ils ne peuvent pas le dire étant donné que les dirigeants bancaires officiels sont désignés par des actionnaires privés hors sol qui ne répondent à aucune loi en vertu de la "libre" circulation internationale du capital. Il va donc falloir attendre que les États-Unis, la France ou l'Allemagne soient complètement ruinés par leurs ventes financières gratuites forcées de dérivés de crédit, pour que les citoyens contribuables en révolte forcent les gouvernements impotents à exercer véritablement le pouvoir de la loi commune ; laquelle est nécessairement adossée à une fiscalité rationnelle incompatible avec l'actuelle anarchie du capital.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 10:57

Développement critique de l'analyse de Michel Leis sur le Blog de Paul Jorion : Productivité, compétitivité, emploi et État social.

La différence entre le plan mathématique et le plan et la réalité

Dans sa mise à plat récapitulative du discours officiel actuel de la productivité et de la compétitivité, Michel Leis nous donne à constater les falsifications libérales du calcul économique. Le discours libéral de la productivité évide la réalité des sociétés humaines en masquant les mobiles du travail et de l'échange. La privatisation des bénéfices du travail au mépris du travailleur réel est dissimulée dans une raison épistémologique où l'universalité n'a pas de sujet et le sujet n'a pas de finalités. En décortiquant les hypothèses et les raisonnements de la productivité, on découvre l'inanité des pseudo sciences économiques alléguées par la politique libérale d'anéantissement du travail.

La productivité se définit mathématiquement comme un rapport de quantités entre ce qui entre comme intrant dans un processus de production et le produit fini qui en sort. L'économie du calcul et du raisonnement dans toute entreprise humaine est bien d'augmenter les quantités produites et de réduire les quantités consommées. L'entrepreneur qui réussit à augmenter sa productivité peut vendre plus pour une même consommation intermédiaire. Avec un potentiel de marge plus grande entre le prix de vente et le prix de revient, il peut alors modifier l'allocation de la valeur ajoutée aux facteurs humains de production que sont le capital et le travail. Sur le plan de l'économie politique, le capitaliste et le travailleur peuvent se reconnaître ou s'anéantir.

Notons ici que le calcul de la productivité se rapporte à des quantités alors que la mesure du résultat en valeur ajoutée passe nécessairement par des prix. En matière de productivité, la théorie ne rejoint jamais la réalité. Comme le rappelle Michel, si l'on se contente de rapporter une quantité d'intrant quelconque à la quantité finale produite, on reste incapable d'en tirer le moindre enseignement. Une quantité d'énergie ne se compare pas à une quantité de travail ni à une quantité de recherche ou d'innovation, sauf à ramener les quantités à des prix. En transformant les quantités en prix afin de comparer les intrants d'une même production entre eux et dans le temps, il faut nécessairement monétiser les quantités.

La fonction de la monnaie dans le calcul économique

La réalité objective ne peut rien signifier en économie sans la monnaie de conversion des quantités en prix. La productivité est en théorie un rapport de quantités. En réalité, la productivité mesurable est nécessairement un rapport de valeurs donc un rapport de quantifications subjectives. Toutes les mesures d'évolution de la productivité sont des appréciations subjectives reposant sur des transformations de quantité en prix. Concrètement, dans l'entreprise, le secteur économique ou le territoire de souveraineté, la productivité est toujours le rapport du prix de la valeur ajoutée en monnaie au prix effectivement réglé en monnaie des facteurs employés d'une production.

Comme il faut nécessairement une monnaie pour mesurer la productivité, l'enseignement d'une mesure déclarée objective et factuelle est toujours en fait le résultat du choix subjectif délibéré de la monnaie de compte. Or la monnaie est la quantification d'une certaine politique. La productivité du travail baisse en France simplement parce que l'euro place le salaire horaire français au-dessus des salaires horaires étrangers dans des savoir-faire équivalents. La productivité du travail est mesurée plus stable en Allemagne parce que les salaires y sont abaissés en euro par rapport au niveau des salaires en monnaie étrangère dans les savoir-faire équivalents.

En revanche, dans les savoir-faire que l'Allemagne, tout comme la France, ont su développer spécifiquement, la productivité mesurée n'augmente pas car les entreprises sont obligées de rémunérer ces facteurs de production spécifiques à leur prix moralement juste. Le concept de productivité utilisé sans explicitation des hypothèses monétaires qu'il contient est un outil de manipulation mentale. Il masque la réalité morale de l'économie qui consiste à raisonner sur des faits avec des lois de nature politique matérialisées dans les monnaies. L'utilité du raisonnement par la productivité est de rationaliser la déshumanisation du travail et du travailleur au profit de la rémunération du capital et des propriétaires du capital.

La productivité des facteurs de production dans la croissance de la valeur ajoutée permet d'éviter la véritable problématique de l'économie : la répartition du prix de la valeur ajoutée selon la hiérarchie morale des facteurs de production. Les facteurs de production réelle des biens sont les matières premières, le capital de machines et d'infrastructures physiques, le travail effectif de transformation et le capital humain de savoirs techniques, politiques et moraux. La différence entre le prix de revient d'un bien et le prix de vente est la rémunération du capital humain. Par le calcul économique, il y a bénéfice quand le capital humain peut être positivement rémunéré après dépense dans les trois premières catégories de facteur.

Les matières premières, les infrastructures matérielles et le temps de travail sont rémunérés avant le capital humain parce qu'ils sont la condition d'existence réelle positive d'un bénéfice de valeur ajoutée effective. Sans l'engagement et le règlement préalable des facteurs matériels de production, les facteurs finaux de production, en l'occurrence la possibilité effective d'une production finale, ne peuvent pas être évalués ni engagés. La rémunération du travail physique nécessaire à la disponibilité des matières premières, des machines de production et du temps de transformation, relève de la nécessité objective sans laquelle le bénéfice ne peut pas exister. Si les quantités d'intrant ne sont pas déterminables ou si leur prix unitaire apparaît trop élevé, il n'y a plus de motif à produire car il y aurait au final destruction nette de valeur.

La fonction politique du prix en monnaie

En revanche, la rémunération des acteurs du capital de savoir-faire, d'invention, d'anticipation et d'organisation, relève de la nécessité subjective, c'est à dire du choix politique de valoriser telle ou telle cause du prix du bénéfice escompté de la vente finale. Au stade de la répartition du prix de la valeur ajoutée entre les différents acteurs efficients de la production, il y a deux manières de décider du partage économique des bénéfices. La voie libérale consiste à laisser jouer les rapports de force physique sans équilibre de loi morale. Tous les arguments y sont bons ; la force est dans la puissance individuelle à imposer sa propre finalité, sa propre définition des biens, à un maximum d'individus moralement dissociés.

La guerre de tous contre tous est stabilisée dans la causalité libérale par la libre circulation du capital abstraitement défini et compté hors de tout travail de finalité humanisante. La voie démocratique consiste à placer la délibération de l'économie des biens au bénéfice possible et recherché de tous les citoyens. La loi morale est donc discutable et négociable entre tous les individus solidaires par des sociétés politiques. En démocratie, l'économie de la loi commune est la condition préalable à toute négociation du prix des biens, lesquels sont obligatoirement définis indépendamment des intérêts individuels.

Le marché de démocratie détermine la rémunération du travail par la production publique mesurée de capital humain dont la définition est extérieure aux forces individuelles d'offre et de demande. Donc le raisonnement de productivité y est appliqué dans un état d'égalité réelle des droits entre les acteurs des facteurs de production. La matérialisation de la légalité nécessaire à l'efficience des biens est réalisée par la monnaie émise séparément du marché physique où s'échangent les biens et du marché financier où s'allouent les crédits d'anticipation économique de la production.

Le calcul libéral de la productivité cache le jeu libre de la cupidité des capitalistes riches en monnaie sur les pauvres qui travaillent. La cupidité libre s'applique par la libre circulation du capital monétaire non transformable en travail par la loi morale des citoyens. L'inconvertibilité du capital en travail est obtenue par la monnaie non rattachable à une souveraineté politique responsable dans des sociétés délimitées par des frontières financières. Les prédateurs déploient librement leur rhétorique pseudo-économique de la productivité grâce à des banquiers qui allouent unilatéralement la liquidité monétaire hors de tout contrôle public effectif de la loi morale des citoyens.

Comme tous les citoyens européens ont pu le constater, le pillage des bénéfices du travail par la spéculation du capital financier monétisé en euro, en dollar et en livres, s’accommode parfaitement des procédures de la démocratie formelle que professent la démocratie chrétienne et la sociale démocratie. Sans souveraineté monétaire des États, sans réalisation monétaire de la démocratie, le social libéralisme de la zone euro ne coute rien aux capitalistes. Sans un État de droit armé fédéralement, nationalement et localement par la responsabilité de pouvoirs politiques financièrement identifiables et monétairement définis, l'efficience de la Loi et d'une quelconque communauté reste non mesurable.

Pour que la productivité croisse de tous les facteurs de la valeur ajoutée, il faut que la valeur ait sa cause dans le sujet de la loi morale. Hors de la démocratie, il n'y a pas de loi qui définisse les biens réels, c'est à dire des biens que seul le travail effectif puisse acheter. Tant que les libéraux sont intéressés par la monnaie qui ne mesure pas l'application de la Loi, les forts peuvent se servir librement sur le travail des gens qui produisent effectivement les biens. Le signe de la réalité déconnectée des biens communs est la dette publique définitivement non maîtrisable en dollar et en euro. La théorie de l'indépendance des banques centrales achète gratuitement la passivité politique des citoyens. Le néant libéral n'a pas de limite sauf sa mort qui s'approche inéluctablement. Avec ou sans nous ?

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 19:51

Questionnaire conçu par Matthieu T.

Contexte

1. Quels sont les 3 principaux symptômes de l’échec du système financier actuel ?

La faillite des subprimes a révélé :

1. l'impossibilité de contrôler l'existence et le prix réel des actifs négociés par les marchés,

2. donc la propension de certains États, certaines banques et certaines entreprises multinationales à accumuler des dettes hors du regard des épargnants,

3. d'où la fuite de la liquidité monétaire dans des bulles financières sans rapport avec l'équilibre de l'offre et de la demande dans l'économie réelle.

2. Pour chacun de ces symptômes : qui sont les lésés et qui sont les bénéficiaires ?

a. L'impossibilité de prouver l'existence réelle des actifs nuit aux banques et aux créanciers des banques qui financent les acheteurs ;

b. La solvabilité non mesurable des emprunteurs systémiques obligent les épargnants et les contribuables des États solvables à éponger les pertes illimitées du système financier ;

c. La volatilité des prix sur les marchés financiers détruit le calcul économique et réduit les revenus du travail au profit de l'accumulation du capital financier nécessaire à l'assurance d'un risque d'investissement non mesurable.

3. Quelles sont les causes de ces symptômes ? Est-il possible d’en donner une liste ?

Les symptômes de l'instabilité financière se concrétisent dans la circulation d'énormes quantités de liquidités entre différents marchés et différents actifs sans qu'il soit possible d'analyser la réalité économique qui devrait justifier les flux monétaires.

4. Existe-t-il une cause primaire expliquant les autres ?

La cause primaire de l'instabilité financière est la liberté absolue des États-Unis d'Amérique d'émettre une monnaie à la fois nationale et internationale sans rapprochement pratique ni théorique des signes monétaires à l'accomplissement de l'intérêt général défini dans des lois. La caste internationale des seigneurs financiers peut poursuivre librement ses intérêts particuliers derrière le paravent de la neutralité monétaire qui masque la réalité économique aux sociétés civiles.

Les grandes idées de l’histoire

5. Quels sont les 5 personnages de l’histoire qui ont développé les idées les plus utiles à la reconstruction d’un nouveau système financier ne reproduisant par les symptômes listés précédemment ?

La condition de stabilité d'un nouveau système financier est la responsabilité personnelle morale et physique. Le règlement en monnaie d'un prix public de marché ne doit pas pouvoir se faire sans identification vérifiable par des États de droit, des personnes morales effectivement engagées et représentées par des personnes physiques réellement soumises à une loi morale politique.

La première personne qui pose dans l'histoire les conditions d'une responsabilité financière des prix est la personne morale du peuple Israélite. La sortie d’Égypte sous la conduite de la personne physique de Moïse obéissant à une personne morale spirituelle nommée comme cause de l’Être permet de subordonner le prix de toute réalité à la discussion d'une Loi qui unisse les personnes physiques dans une communion libérale réelle d’Être.

La deuxième personne est Aristote, élève de Platon, qui pose les concepts théoriques de l'économie de la responsabilité par la démocratie, le marché, la citoyenneté, l'éthique, le prix, la monnaie et le capital qui quantifie la solidarité réelle des citoyens dans la matérialisation des biens économiques.

La troisième personne historique qui explicite la responsabilité des prix par les personnes physiques et morales dans la réalité sensible est l'apôtre Paul de Tarse disciple de Jésus de Nazareth. Paul de Tarse enseigne la délibération collective et individuelle des décisions qui posent la possibilité des biens échangeables contre prix au sein de la communauté et entre des communautés distinctes.

Le quatrième personnage historique est Thomas d'Aquin docteur de la chrétienté médiévale. Dans sa Somme théologique, Thomas d'Aquin fait la synthèse conceptuelle entre la révélation israélite, la philosophie aristotélicienne et l'expérience politique de la démocratie depuis la Grèce antique et l'Empire Romain. Les sciences contemporaines politiques, économiques, comptables et juridiques sont entièrement issues des concepts de la scolastique thomiste.

Le cinquième théoricien majeur de la responsabilité financière personnelle est John Maynard Keynes. Keynes pose les règles de la monnaie, du crédit et du capital qui rattachent tout prix à des acteurs économiques individuels solidaires de leurs engagements, par des personnes morales instituées par des États de droit financièrement constitués dans une société humaine économiquement unifiée par une monnaie multinationale coopérative.

6. Pour chacun de ces hommes, quelles ont été ses idées clés ?

a. Identification de la responsabilité individuelle par le corps physique des personnes dans la société politique ;

b. solidarité économique des personnes physiques par des monnaies représentatives des états sociaux du droit public ;

c. vérité négociable des biens par l'engagement des personnes en capital quantifiable, distribuable entre les individus par des communautés politiques réelles ;

d. comptabilité créditive des biens par l'assurance légale des personnes physiques dans les personnes morales au fil du temps ;

e. règlement judiciaire des prix par des sociétés bancaires responsables de la transformation quantitative du crédit en réalité économique.

7. Ces idées clés ont-elles besoin d’être actualisées pour s’adapter à notre époque ? Si oui comment ?

L'application actuelle des points clés de la responsabilité financière est impensable sans intégration du calcul économique dans la réalité par l'informatique financière. Le système international de compensation du crédit proposé par Keynes en 1944 peut s'appliquer aujourd'hui par l'intégration d'un algorithme numérique de compensation dans les systèmes d'information marchande existant.

8. Ces idées clés sont-elles déjà en partie implémentées et testées : à l’échelle locale ? dans certaines économies isolées ?

L'idéalité efficiente de la responsabilité financière a été partiellement appliquée dans le système monétaire de Bretton Woods abandonné en 1971. Cette idéalité perdure par fragments incohérents, les uns par rapport aux autres, dans les pays non impériaux qui subordonnent leur politique monétaire propre au débat démocratique interne : pays scandinaves hors euro, Canada, Australie, Corée, Turquie, Tunisie, Chili, Uruguay.

Une solution algorithmique innovante de compensation des prix

9. Quelles sont les composantes / variables explicatives du prix d’un bien ou service dans votre système ? Est-ce exhaustif ? Quelle différence avec les bourses existantes ?

Les composantes explicatives du prix sont :

1. le titre public de propriété privée de l'objet,

2. la mise à prix marchande de l'objet effectivement et irrévocablement livrable par le vendeur,

3. la prime d'assurance du prix d'offre offert par la personne morale garante du vendeur,

4. le règlement monétaire actualisé en compensation de la livraison engagée du bien par le vendeur monétairement garanti dans la communauté personnelle de compensation.

La décomposition du prix est fractale, universelle et exhaustive dans le principe aristotélicien numériquement implémenté de réciprocité générale de la causalité matérielle, formelle, finale et efficiente.

La différence avec les bourses et chambres de compensation actuelles est la représentation obligée de la responsabilité par le corps physique identifié du dirigeant de la personne morale sous le contrôle de l’État souverain de droit lui-même représenté par des personnes physiques financièrement assurées par la fiscalité publique compensée.

10. Quelles sont les variables caractérisant chaque acteur dans la chambre de compensation ? Est-ce exhaustif ?

Un acteur de la compensation est toujours une personne physique engageant une cascade de personnes morales sur la livraison d'un service entre une échéance et une origine du temps déterminées par le titre publiquement déposé d'un bien légalement défini.

Un bien négociable est indissociable de ses vendeurs et de ses acheteurs par la monnaie unique qui libelle le prix compensé dans une société constituée. Dans la chambre de compensation, les variables du prix d'un bien sont nécessairement des causes issues de décisions explicitement engagées dans la réalité par des personnes physiques et morales numériquement identifiées.

11. L’algorithme de fixation des prix est-il déterministe ? Si oui, le calcul s’effectue-t-il par optimisation ou simulation ?

L'algorithme de compensation est verbalement déterministe et quantitativement optimiste. L'algorithme interdit la négociation d'un prix d'un objet indéterminé ; d'un objet dont les personnes responsables de toutes les propriétés qualifiant le bien ne sont pas identifiées.

L'algorithme interdit la simulation qualitative sous un prix effectivement engagé en offre ou en demande : quand le prix est compensé pour équilibrer l'offre et la demande du même objet, la définition de l'objet ne peut plus être modifiée.

Les seules simulations possibles sur le prix compensé engagé d'un bien portent sur la liquidité quantitative de l'objet à l'échéance livrable : n'importe qui peut faire varier soit le prix, soit la quantité livrable, soit en achetant ou vendant de la quantité, soit en achetant ou en vendant le prix des quantités déjà négociées et engagées.

12. Comment chaque transaction affecte-elle les variables caractérisant chaque acteur ?

Chaque transaction est une information économique de la chose par le prix dans le temps. Les acteurs de la compensation sont affectés comme sujets mais jamais comme objets. Tout ce qui change par nécessité de la chose ou du prix est relatif à l'objet séparé de tous ses sujets librement responsables.

Un acteur individuel ou collectif de la transformation aristotélicienne du prix ne peut être affecté que par sa délibération personnelle stimulée par les informations que le temps apporte de la compensation. Quatre décisions émergent librement d'une date de compensation :

1. la redéfinition ou la création des biens par de nouvelles propriétés adjointes ou agglomérées dans de nouveaux objets distincts des objets déjà engagés ;

2. le travail en acte de production des objets engagés ou de définition des objets qui pourraient être offerts et engagés ;

3. l'offre et la demande informationnelle de nouveaux facteurs de prix qualitatifs ou quantitatifs sur les objets négociables en compensation ;

4. le règlement actuel par un crédit ou un débit de monnaie d'une livraison ou d'un achat d'information sur le prix d'un bien identifié.

13. Le système étant scalable, quelles seraient les interactions entre les différentes chambres de compensation ?

Une chambre de compensation n'utilise qu'une et une seule monnaie au règlement de tous les achats et ventes des objets qui y sont explicitement déposés. Toutes les autres chambres de compensation sont matérialisées dans une autre monnaie sur un ensemble propre d'objets négociables. Une monnaie étrangère est représentée dans une compensation donnée par un objet qui n'a pas le statut de monnaie ; qui est le titre de dénomination identificatrice de la monnaie étrangère. Une monnaie étrangère dans une compensation est déposée comme titre de crédit sur la personne de l'autorité régulatrice de la compensation étrangère.

Dans une chambre de compensation, l'importation d'un bien quelconque d'une autre chambre de compensation se règle par un crédit-débit et une prime de change débitrice ou créditrice, qui est une prime de crédit, au nom de la personne physique locale représentative par son corps de la position de change net issue de la balance commerciale entre chambres de compensation.

La scalabilité compensatoire est réalisée par l'intégration dans une place algorithmique unique du marché du travail, du marché du crédit, du marché du capital et du marché des changes.

14. En quoi une chambre de compensation utilisant cet algorithme permettrait de corriger les symptômes déjà listés de l’échec du système financier actuel ?

L'algorithme d'intégration des marchés du travail, du crédit, du capital et des changes permet la garantie intégrale des prix par la responsabilité personnelle individuelle et collective, publique et privée. Un règlement en monnaie est subordonné nécessairement à l'engagement d'un travail de transformation de la réalité déterminée par une définition légale vérifiable des biens. La monnaie ne peut exister que comme preuve juridique publique de la réalité économique transformée par le travail quantifiable en crédit, lequel soit garanti par la capitalisation sur le passé et le futur des prix du travail.

L'algorithme de compensation règle par la loi politique vérifiable la collatéralisation de la monnaie à la réalité économique sous-jacentes aux actifs financiers.

Acteurs impliqués dans la chambre de compensation

15. Quels sont les différents rôles nécessaires au fonctionnement de la chambre de compensation ? Est-ce exhaustif ?

Les rôles acteurs de la compensation sont déterminés par les catégories de sujet et d'objet, de travail et de gérance. Il y a quatre rôles fondamentaux dans la compensation des prix par la réalité des biens livrables :

1. le travailleur de l'objet reçoit un salaire contre la livraison effective d'une chose sous un prix,

2. l'entrepreneur est le gérant de l'objet ; il reçoit une prime de crédit contre la livraison effective de l'objet au prix compensé,

3. l'actionnaire est le travailleur du sujet ; il reçoit une prime de capital contre la livraison par l'entrepreneur d'un processus de production efficient au prix compensé du capital aux différentes échéances du futur,

4. le dirigeant est le gérant du sujet ; il assure la réalité subjective de l'objet par son travail de représentation de la communauté ; il reçoit une prime de crédit contre le règlement de la prime de capital par la société qu'il dirige, laquelle est institutionnellement vendeuse de la prime de change du capital de garantie du prix engagé de toutes les ventes sociales.

16. Comment se fait le lien entre les personnes physiques et les personnes morales ?

Les personnes physiques sont liées aux personnes morales par quatre types de bien négociable :

1. l'impôt, qui est une prime interne d'assurance, équivalent de la prime de change à l'exportation ou du salaire, lie la personne physique à l'autorité sociale de compensation qui est garante de la légalité, de la réalité et de l'existence personnelle des objets ;

2. le capital lie en travail, en bien réel ou en garantie de responsabilité la personne physique à la personne morale de production de la chose livrable dans son prix ;

3. le crédit lie en équation de prix les achats et ventes de la personne physique dans les achats et ventes des personnes morales qui fabriquent, règlent, garantissent et assurent ;

4. l'assurance est la conceptualisation commune des biens temporels entre les personnes physiques membres d'une même personne morale : les personnes physiques sont assurées par les différentes personnes morales dont elles achètent les objets dans une même compensation.

17. Une personne physique ou morale peut-elle cumuler plusieurs rôles différents ? Est-ce possible de cumuler l’ensemble des rôles ?

La compensation algorithmique repose sur la dépotentialisation du cumul des rôles par une même personne sur un même objet. Une offre ou une demande de prix est non compensable hors d'une position de risque, de prix et de réalité qui soit univoque.

Une offre de prix ne peut pas être réglée en monnaie si la même personne est à la fois acheteur et vendeur, ou responsable en même temps de la livraison, du prix, de la comptabilité du crédit et de l'assurance des acteurs. Le travail, le crédit, le capital et l'assurance d'un même objet sont nécessairement négociés par des personnes différentes et autonomes les unes des autres.

18. Pour chaque type d’acteur, quels sont les avantages apportés par ce nouveau système ?

Le système de la compensation algorithmique procure un bénéfice communautaire d'existence individuelle assurée. Il supprime le hasard moral et interdit la morale aléatoire. Le risque est réduit par la réalité objective des actifs engagés dans la subjectivité personnelle.

La conséquence est la croissance du crédit régulée par l'engagement objectif des personnes. Le capital nécessaire à la garantie des prix est collectivement minimal ; le levier individuel du capital par le travail est maximal. Les prédateurs du travail d'autrui sont maintenus hors de la compensation par leur refus d'engager leur capital personnel vérifiable.

19. Pour chaque type d’acteur, quels sont les désavantages apportés par ce nouveau système ?

Les seuls acteurs du système actuel qui soient perdant dans le nouveau système sont les spéculateurs financiers sur la volatilité des prix. La spéculation financière consiste à se faire régler le prix de quelque chose qui n'existe pas ou à régler un prix par une monnaie non gagée sur une réalité légalement transformée. La compensation algorithmique interdit la spéculation avec un crédit monétaire non adossé à une réalité économique vérifiable.

Mise en place de la chambre de compensation

20. Pour chaque type d’acteurs, quels sont les impacts de la mise en place de ce système en termes de modification des process ?

Tous les acteurs individuels ou collectifs, quels que soient leur rôle et leur finalité, sont soumis à une même décomposition analytique de leurs processus de production. Les systèmes d'information marchande, comptable et financière actuels suffisent à implémenter la décomposition analytique des processus économiques.

La compensation requiert une identification informatique unique et centralisée des personnes physiques et de toutes les personnes morales par lesquelles tout travail individuel est capitalisable et assurable. L'autorité de compensation est par nature le gouvernement actuel institutionnel des personnes morales actuelles. Les capitaux propres comptables sont la dotation en monnaie actuelle de la réserve de change de toute personne morale adoptant la compensation. Les capitaux propres en monnaie officielle garantissent l'équilibre des prix interne en monnaie interne de chaque personne morale.

Les processus ne sont pas matériellement modifiés mais sont formellement déposés dans la chambre de compensation. Toute activité ou tâche est titrisée par sa finalité ou par sa description : les personnes physiques qui s'en estiment propriétaires, producteurs ou acheteurs font des offres de prix acheteuses ou vendeuses selon le crédit qu'elles achètent aux personnes morales qui les engagent. Les ouvertures morales de crédit sont réallouées par leur titulaire au prix du travail personnel qu'ils croient pouvoir garantir aux acheteurs des livrables déposés en compensation.

La contrevaleur en monnaie interne du capital dont dispose une personne morale pour garantir l'équilibre interne de ses transactions est achetée ou vendue par les acteurs de la fonction financière. Un trésorier est un cambiste interne prenant position à titre personnel sur son appréciation personnelle de la convertibilité du risque de change interne en liquidité monétaire externe. La monnaie interne est dévaluée quand les risques de crédit interne augmentent et réévaluée en monnaie externe quand les pertes interne de crédit diminuent.

21. Pour chaque type d’acteurs, quels sont les impacts de la mise en place de ce système en termes de modification des systèmes d’information ?

Chaque acteur intervient en compensation par les actifs déposés qui reflètent son capital personnel de production et de consommation dans les personnes morales qui l'assurent. Pour déclarer des actifs, faire des offres d'achat ou de vente et s'informer du prix actualisé de sa liquidité par rapport à tous les contrats en cours, un acteur quelconque a besoin d'une interface avec le système d'information compensateur. Cette interface produit une représentation comptable classique où chaque transaction est exprimée par 7 arguments :

1. le nom de la personne morale garante du prix,

2. l'identité de la chose,

3. la date de négociation,

4. le prix nominal,

5. le prix réel à la livraison,

6. le sens acheteur ou vendeur,

7. l'échéance engagée de livraison.

La consolidation de toutes les transactions en cours exprime :

1. ce que l'acteur doit concrètement livrer,

2. le prix actuel de sa liquidité monétaire sur l'ensemble de ses engagements compensés,

3. le crédit qui lui est garanti à toute échéance du futur,

4. et le capital réel dont il dispose au présent en collatéral de tout engagement de prix.

22. Pour chaque type d’acteurs, quels sont les impacts de la mise en place de ce système en termes d’apprentissage et de formation ?

L'algorithme de compensation rend objectif le calcul économique qui est naturel à l'intelligence humaine. Le calcul économique consiste à proportionner le prix des moyens disponibles engagés à la finalité recherchée. Le sujet économique est auteur du prix de ses actions en décidant que l'objet qu'il achète est plus cher que les objets qu'il doit céder en échange.

L'argumentation du prix en 7 grandeurs dit naturellement que le prix nominal est cédé par celui qui achète contre le prix réel offert à l'échéance fixée du règlement. L'acheteur cède la monnaie de la personne morale contre la réalité qu'il y nomme tandis que le vendeur promet la réalité nommée dans la personne morale contre le prix garanti par la personne morale nommant la personne morale vendeuse.

Comme la compensation contient l'obligation de garantie systématique des personnes physiques par les personnes morales et l'intégration du prix des garanties dans le prix de tout objet, l'intérêt immédiat des personnes physiques en position d'assurance des personnes morales est de former les acteurs qu'ils couvrent à l'appréciation prudente de leur solvabilité à offrir, et de leur liquidité à demander.

23. Quelles sont les 5 principales barrières au développement de cette chambre de compensation ?

Les obstacles à la compensation keynésienne sont religieux, politiques et philosophiques. Les partisans de l'actuelle anarchie monétaire n'ont pas d'intérêt à un système de rationalité financière :

1. à cause de la peur des représailles possibles des créanciers et assureurs fictifs qui possèdent actuellement la prime de risque systémique,

2. à cause de la prime d'irresponsabilité politique partagée par les monopoles oligarchiques,

3. à cause de la vision nominaliste du monde qui dispense de penser véritablement la complexité du réel.

Les intérêts oligarchiques sont libres de saturer l'espace de la rationalité économique par le bruit médiatique, les leurres rhétoriques et les pseudo-modèles scientifiques.

24. Quelles sont les actions envisagées pour surmonter ces barrières ?

La compensation aristotélicienne est auto-démonstrative. Il suffit de la mettre en œuvre par un réseau social numérique adossé à une communauté humaine définie et gouvernée pour en expérimenter l'efficience rationnelle.

Une collectivité publique sous compensation constate immédiatement la multiplication des transactions de biens et services réels en son sein. Une entreprise constate immédiatement l'augmentation de la productivité du travail et l'augmentation de sa marge bénéficiaire à capital constant. Une place de marché constate immédiatement la baisse des primes de risque sur la solvabilité et la liquidité des acteurs économiques titulaires d'un compte de compensation.

Une zone monétaire sous compensation keynésienne atteint mécaniquement son potentiel de croissance maximal :

sans inflation, ni déflation,

dans le plein emploi de la demande de travail,

dans l'équilibre assuré des comptes publics et de la balance des paiements extérieurs,

avec un coût du crédit minimal pour une garantie exhaustive des dettes légales,

et un prix général de la liquidité égal au taux de croissance prévisionnel instantané de l'économie réelle.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:47

Modèle financier universel

1) La comptabilité générale du travail échangeable de la valeur du capital repose depuis sept siècles sur la distinction entre :

⦁    la lettre et le chiffre,
⦁    l'actif et le passif,
⦁    le bilan et le hors-bilan,
⦁    la partie et la contrepartie.

2) La Toile informatique mondiale constitue depuis 1995 un marché unique d'échange de l'information sur les personnes, les choses, les prix et les processus de production.

3) Il est possible d'organiser la propriété de l'information numérique pour que :
⦁    tout objet échangeable soit singularisé par 4 types de personne : le possédant, le vendeur, l'acheteur et l'assureur du prix
⦁    tout objet réglé par un prix en monnaie soit concret, réel, profitable et vérifiable
⦁    tout règlement monétaire soit adossé à un crédit de capital qui représente un actif titrisable par des mots exprimant la certitude d'un bénéfice qui ne nuise à personne ; autrement dit, le prix réintègre toutes les externalités immatérielles, ethiques, sociétales et environnementales
⦁    tout règlement monétaire est comptablement provisionné sur quatre niveaux de primes d'assurance constituées de travail décrit, de crédit quantifié, de capital évalué disponible et de risque mutualisé dans des sociétés juridiquement formées.

Finalité de la compensation

4) L'égalisation comptable du passif à l'actif en résultat monétaire des flux, en bilan et en hors-bilan s'appelle la compensation.
La compensation est universelle ; elle concerne :
⦁    toutes les personnes (contreparties) membres de sociétés de toute nature locale ou générale ;
⦁    tous les objets que l'intelligence humaine transforme par le travail dans le temps réel ;
⦁    toutes les finalités que la personne individuelle ou collective peut décider de poursuivre ;
⦁    tous les environnements de contraintes et de contexte où la personne physique et morale choisit de se placer.

5) La compensation justifie la monnaie qui matérialise le prix de tout engagement personnel à livrer le service d'un bien du présent immédiat au futur le plus lointain.

6) La finalité de la compensation est l'équivalence permanente en monnaie du prix total de toutes les promesses engagées dans le temps avec tous les travaux effectivement engagés pour livrer un service véritable à une échéance déterminée du futur.
Par sa finalité, la compensation définit la monnaie comme unité de compte à l'intérieur des sociétés qui garantisse à toute personne effectivement engagée par une chose ou par un prix qu'elle sera bien réglée dans le futur par le présent.


Informatisation algorithmique de l'équilibre de compensation

7) John Maynard Keynes a proposé en 1944 au nom du gouvernement britannique un schéma mondial de compensation fondé sur l'égalité de droit et de crédit entre les Etats souverains.

Le marché mondial de compensation a été effectivement mis en oeuvre par le système financier actuel mais sur la base d'une anarchie comptable et juridique sans valorisation du capital systémique porté par les Etats de droit et de liberté.
Le système a été mis objectivement en faillite le 15 septembre 2008 par un droit de tirage illimité des banques sur le capital fiscal des Etats de droit.

8) L'absence de consolidation comptable locale et mondiale entre l'économie réelle et l'économie publique (au sens anglo-saxon de marché financier) permet au shadow banking d'imputer les primes de risque financier aux déposants, en lieu et place des investisseurs réels qui disposent des moyens de transformation du capital de risque adossé à la réalité vérifiable en Droit.

9) La Toile informatique mondiale, adossée par les réseaux sociaux existant à un état civil de toutes les contreparties financières physiques et morales dans un marché délimité par un même fichier central d'identités personnelles, peut constituer une chambre de compensation en monnaie numérique infalsifiable.

10) Un algorithme numérique de compensation est en cours d'écriture pour un tel marché monétaire de collatéralisation systémique des prix à la réalité économique titrisée en travail descriptible.

11) L'indexation de tous les prix à la réalité titrisée par des personnes numériquement identifiées repose sur un modèle de données relationnelles à 8 tables (Substantifs, Personnes, Objets, Biens, Primes, Offres, Prix, Définitions) et 27 arguments.

12) Le fonctionnement de l'algorithme est physiquement scalable par l'Internet et totalement intégrable dans les systèmes d'information bancaires actuels.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 10:40

A partir d'un billet de l'économiste Didier Dufaud le FMI, pyromane devenu pompier ? Même pas !, nous avons une discussion sur l'état de la théorie de la monnaie après la crise des subprimes. Voici une synthèse des travaux sur la compensation étayée par les mathématiques complexes.

Les fondements d'une politique monétaire

1) Une politique monétaire rationnelle fixe le loyer de l'argent (taux de refinancement de la banque centrale) par la dérivée troisième de la fonction de croissance. La fonction de croissance des prix dans un univers circonscrit de réalités économiques rationnellement imaginées s'exprime dans l'ensemble des nombres complexes.

2) La complexité des prix fait que le prix actualisé des actifs financiers adossés au réel et à l'imaginaire suit une fonction d'intégration complexe du loyer de l'argent de la banque centrale. Pour avoir une croissance réellement positive sans déflation (croissance réelle plus faible que la décroissance imaginée) ni inflation (croissance réelle plus forte que la croissance imaginée), il faut que le loyer de l'argent ait des coordonnées positives dans la dimensionnalité réelle comme dans la dimensionnalité imaginaire.

3) Le loyer de l'argent est imaginairement positif dans une zone monétaire à la condition qu'aucun acteur économique individuel et collectif n'ait une mesure négative de son actif net par rapport à toutes ses contreparties publiques et privées, domestiques et étrangères.

4) Le loyer de l'argent n'est actualisable dans l'ensemble des nombres complexes que par la multiplicité des monnaies en fonction des souverainetés étatiques arbitres de la comptabilité des actifs nets par personne physique et morale.

De la responsabilité des ingénieurs mathématistes

Le système monétaire et financier actuel est mathématiquement mort. L'économie de la croissance des prix complexes ne renaitra qu'avec un système monétaire international de compensation keynésienne des loyers de l'argent entre Etats souverains égaux en droit et en responsabilité devant les personnes.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 11:30

Chiffrage d'une restructuration de l'endettement mondial par la compensation en euro-bancor

Les tensions sur le budget et la dette des États-Unis rappellent à ceux qui en doutent encore que l'agonie du système monétaire et financier est mondiale. L'excès de dettes de l'économie réelle par rapport à ce qu'elle produit réellement est systémique et universel. La seule discussion qui soit rationnelle par rapport à la réalité des faits porte sur les modalités d'annulation de la fraction de la dette mondiale qui ne repose sur aucune production ni aucune possibilité de richesse vraie.

Ordres de grandeur en fausse monnaie

Pour dénoncer la faillite du FMI dans la crise financière actuelle, Didier Dufaud fournit des ordres de grandeur sur les masses en jeu à l'échelle du monde :
- 250 000 milliards de dollars d'épargne déposée dans le système financier,
- 10 000 milliards de pertes réelles non comptabilisées dans le système bancaire mondial,
- 25 000 milliards de pertes nominales à provisionner dans l'actif mondial pour récupérer un niveau raisonnable de dette nominale.

Ajoutons à la louche :

- des taux banques centrales nuls qui devraient être au moins à 3%,

- une parité yuan-dollar ou yuan-euro surévaluée de 30% eu égard à l'amortissement nécessaire des 4000 milliards de réserves chinoises,

- un passif bancaire mondial de 200 000 milliards incluant les dépôts dans les paradis fiscaux,

- une dette publique mondiale de 60 000 milliards équivalente à 100% du PIB mondial,

- un excès de dette publique de 10 000 milliards par rapport au potentiel mondial de croissance à long terme.

Grandeurs en monnaie vraie

Supposons une chambre de compensation en euro appliquant les règles du bancor de Keynes. La chambre serait adossée à un fichier européen de toutes les contreparties mondiales :

1. réglant en euro des engagements avec les Européens,

2. ou réglant des engagements non européens par les banques de la zone euro.

Supposons que les 25 000 milliards de ponction à effectuer sur le passif comptabilisé dans les banques permette de rétablir l'équilibre entre la masse monétaire mondiale et les actifs productifs ; sans provoquer ni déflation, ni inflation ; avec un taux de croissance mondial à 4%.

Les mécanismes induits dans la compensation sont déterminés par l'équilibre mondial entre le total des passifs bancaires dus aux personnes et le total des actifs bancaires ; lesquels soient la mesure du prix des biens et services effectivement livrables dans la réalité visible vérifiable présente et future. La compensation est rendue publique et lisible dans n'importe quelle monnaie, par des parités de change elles-mêmes compensées.

Règles de compensation par la propriété personnelle

Le bilan mondial consolidé d'entrée dans la compensation consiste à ré-attribuer tous les passifs à leur propriétaire réel identifié dans le fichier central européen des contreparties ; un propriétaire réel se définit par la détention :

1. soit de la liquidité en monnaie,

2. soit du crédit d'un actif déposé et vendu à terme,

3. soit de la prime de crédit sur un portefeuille d'actifs,

4. soit de la prime de liquidité d'un propriétaire gestionnaire d'actifs.

Tout État international, national ou fédéré est propriétaire de la prime de liquidité de tous les actifs explicitement déposés dans son espace de souveraineté. La prime de liquidité systémique est ici l'instrument de la stabilité monétaire et financière que la compensation keynésienne introduit. Un espace de souveraineté est la solidarité en liquidité monétaire de toutes les personnes subsidiaires à un État qui ont une activité économique déclarée dans cet État.

L'inscription d'une personne quelconque dans la compensation, que la personne soit physique, morale, étatique ou multinationale, vaut autorisation de cotation des actifs déposés. La cotation au nom de personnes formellement identifiables permet la garantie illimitée et détaillée du prix de tout actif par une chaîne identifiable d'acteurs en position acheteuse. Un État est acheteur en dernier ressort de tout règlement nominal de crédit dont la contrepartie réelle n'est pas attribuable à un acheteur particulier.

Couverture du crédit par le risque de contrepartie compensé

Le règlement de la compensation obéit au principe de division du prix entre tous les vendeurs d'une même production réelle : le prix nominal d'une échéance quelconque de tout actif est adossé à l'engagement de tous ses vendeurs directs et indirects. A l'actif de tout bilan issu de la compensation, sont inscrits les prix actualisés des obligations en cours relatives à la même vente à terme. Un objet physique de quelconque nature est indissociable du prix des obligations qu'en portent tous ses propriétaires présents et futurs.

Les 10 000 milliards de pertes réelles du système financier actuel sont retranchées du prix de l'actif mondial ; le prix passif du capital du système bancaire mondial est réduit d'autant. Pour atteindre 25 000 milliards de diminution du passif bancaire mondial, il faut encore annuler 15 000 milliards de dettes. Après compensation de la restructuration des dettes, le bilan mondial a été réduit de 25 000 milliards de dollars en capital et en dette classique.

Entre le bilan d'entrée et le bilan de sortie, la mesure du patrimoine mondial a été redistribuée entre ses propriétaires réels ; les prix relatifs des différents actifs ont été renégociés afin que le passif mondial net de la prime de liquidité soit de prix inférieur à l'actif comprenant les réserves de change des États ; lesquelles sont explicitement comptabilisées dans la compensation pour garantir le remboursement intégral de tout crédit nominal dans chaque espace de souveraineté.

L'adoption de la compensation keynésienne en euro converti en bancor a pour conséquence le calcul et la comptabilisation des réserves de change dans un même bilan universel tenu dans une seule monnaie. La restructuration de l'euro en bancor signifie l'alignement de la réalité bancaire et financière de la zone euro sur les constitutions des états membres ; lesquelles posent que l'économie des droits dans les pays de la zone euro est fondée sur l'égalité et la solidarité des citoyens devant la Loi. De la "bancorisation" de l'euro, il résulte qu'une réserve de change est un capital de souveraineté mis en garantie de l'application de la loi dans un espace domestique. La même réserve de change vient en prime de crédit (CDS sur la dette publique de l'Etat souverain) des dettes internationales de toutes les contreparties domestiques.

Mécanismes de compensation en euro-bancor

Sur les 15 000 milliards de dettes annulées, 10 000 le sont au profit des États afin de garantir les monnaies et le crédit. La garantie publique du système monétaire et financier revient à comptabiliser un capital travail qui soit la prime d'assurance du prix nominal des crédits dans chaque espace de souveraineté déposé en compensation. Les 4000 milliards de réserves de la Chine sont converties en euro-bancor à l'actif de la compensation et réparties en titres de dette publique émis par les États acheteurs de la prime mondiale de stabilité monétaire.

La redistribution des réserves mondiales de change sur les dettes publiques cotées en euro-bancor entraîne l'ajustement des parités de change. Cet ajustement a pour conséquence de modifier tous les montants nominaux ici formulés en dollar selon la variation de la parité dollar-euro-bancor ; laquelle est déterminée par la solvabilité à long terme de l'économie réelle des Etats-Unis différentiable de l'économie mondiale. On suppose ici que 1 euro actuel égale 1 euro-bancor futur. La parité dollar-euro-bancor se transforme dans la compensation keynésienne selon trois principes :

1) toutes les réserves de change internationales sont garanties par le dépôt d'un actif sous-jacent publiquement vérifiable en euro-bancor ; l'euro-bancor étant la titrisation unitaire universelle des dettes publiques intégralement garanties par la compensation,

2) toutes les dettes internationales publiques ou privées déposées en euro-bancor sont adossées à des actifs réels déposés en euro-bancor et garanties par leur vente à terme réglée en euro-bancor,

3) toutes les personnes inscrites en tant qu'Etat dans la compensation eu euro-bancor sont solidaires de la liquidité universelle de l'euro-bancor par les actifs déposés dans la souveraineté de la Confédération de l'euro-bancor.

Comptabilité en crédit nominal et prime de réalité

Parmi les actifs que les souverainetés déposent, il y a fondamentalement la prime de liquidité internationale des systèmes nationaux de droit du travail et d'assurance sociale. La protection des droits humains réels est la contrepartie active du droit de propriété par quoi se calcule le prix passif de tout capital. Un euro-bancor nominalement titre de dette publique est réellement un titre de capitalisation du travail dans une souveraineté dont la liquidité est cotée en droit de la Confédération de l'euro-bancor.

La compensation en euro-bancor est fondée sur l'adossement des réserves de change à la prime de liquidité passive de toutes les souverainetés. Dans le système financier actuel, la prime de liquidité d'une souveraineté est le prix du CDS de l’État émetteur. Dans le système de l'euro-bancor une réserve de change est une prime de change adossée aux importations déposées dans les espaces de souveraineté réglant en euro-bancor. La prime de liquidité extérieure d'une souveraineté est mutualisée par la société de compensation de la Confédération de l'euro.

La prime de change d'une monnaie en euro-bancor est donc le prix actualisé en rémunération licite du travail de toute la consommation future d'un même espace de souveraineté. Une réserve active de change d'une souveraineté se décompose au passif de la compensation :

1) en prime de crédit (CDS) sur le prix total de la dette publique en euro-bancor,

2) en prime de change sur le solde commercial actuel,

3) en prime de crédit sur la masse monétaire interne en euro-bancor,

4) en capital de garantie du prix actualisé de la production réelle en cours dans le périmètre de souveraineté à l'actif de la compensation.

Consolidation des dettes publiques de la zone euro

La décomposition en euro-bancor des réserves de change des souverainetés monétaires restaurées, permet d'expliciter le mécanisme d'annulation de 10 000 milliards de dettes publiques et des 5 000 milliards de dettes privées. Raisonnons sur la zone euro actuelle dont le PIB est arrondi au quart du PIB mondial ce qui accorde sommairement 2 500 milliards d'annulation de dette publique aux États de l'euro.

Dans le bilan d'entrée en euro-bancor, l'Euro-Groupe constitué en État confédéral doté d'un Trésor public propre, est débité d'une réserve de change nominale de 2 500 milliards de dollars. Ces 2 500 milliards sont assurés par une prime de crédit souscrite par le FMI en euro-bancor selon sa propre estimation des annulations de dette nécessaire au rééquilibrage du système international des monnaies et du crédit.

L'Euro-Groupe crédite les 2 500 milliards aux États de la zone euro en proportion des recettes fiscales anticipées sur le dépôt dans chaque souveraineté des actifs cotés en euro-bancor. Fondamentalement l'euro-bancor « ré-étatise » la circulation internationale du capital afin de garantir la stabilité des changes, du crédit et du prix des biens et services réels. Les paradis fiscaux sont par là-même externalisés dans les monnaies non convertibles en euro-bancor : pour être crédité en euro-bancor de la vente d'un bien ou d'un service non déposé dans une souveraineté, ou pour régler un achat en euro-bancor, il faut impérativement déposer le sous-jacent réel et donc régler la fiscalité. L'impôt est financièrement une prime d'assurance sur la conformité d'un actif au bien commun d'une souveraineté déclarée.

Recapitalisation du crédit par le travail

Au premier jour de la compensation en euro-bancor, tous les actifs déposés dans une souveraineté engendrent une dette fiscale des positions vendeuses envers l’État où elles sont domiciliées. Chaque règlement international en euro-bancor entraine :

1. l'annulation de la dette publique à hauteur de la taxation réglée sur l'exhumation des actifs réels dissimulés dans les paradis fiscaux,

2. le règlement de la TVA sur le prix du bien consommé,

3. le règlement du travail à sa valeur publique de marché,

4. le crédit au vendeur du prix en liquidité internationalement garantie.

Les 5 000 milliards d'annulation nominale de dettes privées sont accordées :

1. aux personnes physiques objectivement insolvables après dépôt dans la compensation européenne de leur patrimoine, dont leur capacité de travail inemployée, sous la garantie de l’État où elles résident,

2. aux entreprises et aux salariés escroqués par la captation de leur marché par leur créanciers en dollar et euro actuel,

3. aux mutuelles d'investissement ou d'achat escroquées par la non reconnaissance des créances relatives aux services qu'elles rendent publiquement (caisses de retraite, d'assurance, d'entraide)

Les annulations de dettes privées sont compensées :

1. par l'augmentation des réserves de change des États réévaluant leurs actifs domestiques par la capitalisation domestique du travail,

2. par la réévaluation des exportations de service issues du travail domestique,

3. par la dévaluation des actifs financiers spéculatifs non adossés à la rémunération du travail qu'ils contiennent réellement,

4. par la revalorisation des actifs réels collectifs contribuant à la productivité sociétale des personnes physiques capables de travailler.

Les dettes assurées par la démocratie réelle

La compensation en euro-bancor produit une définition objective de l'usure : est usuraire toute dette dont le collatéral n'est pas un bien vérifiable dans le dépôt d'un service réel publiquement reconnu. Sont annulables toutes les dettes usuraires parce que négatrices des droits et possibilités du travail dans l'affirmation mensongère d'un capital socialement improductif.

Bien que la compensation en euro-bancor n'utilise que les instruments financiers existant, elle opère un renversement de la rationalité économique actuellement en défaut par instabilité systémique du crédit. Le capital financier n'est plus la raison première du prix ; l’efficacité du travail à répondre aux besoins humains est ré-intégrée dans la rationalité du prix. Le prix est restaurée dans sa nature de capitalisation du travail d'offre et du travail de responsabilité de la demande. Il en découle que le marché n'est pas la libre confrontation des cupidités mais la compensation régulée par la démocratie de l'offre en demande de biens.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:43

De la rareté vraie du travail

Le travail que nous devrions accomplir pour transformer le monde ne peut pas se faire dans le système économique pseudo-libéral actuel. Pour au moins quatre raisons :

1) une machine ne "sait" pas travailler et ne peut en aucun cas remplacer un être humain ;

2) l'être humain n'est pas une machine qui se commande avec une souris et des algorithmes informatiques ;

3) ce ne sont pas les salaires et les plus-values qui font le travail mais les services que les hommes se rendent réellement à eux-mêmes ;

4) la rareté du travail n'est pas connaissable si les hommes ne sont pas libres de demander ce qu'ils attendent.

Le travail est logique du pardon

La chambre de compensation comptable en élaboration dans ce blog, modélise l'ensemble des relations qui produisent :

- de la valeur en toute entreprise,

- et le prix des biens en société.

Ces relations sont tout autant payées en monnaie ou gratuites et gracieuses. Nous savons bien qu'une toute petite fraction de ce qui se fait dans une entreprise est comptabilisé pour calculer les prix de vente et de revient. Concrètement il est difficile de mesurer exactement le temps de travail, la compétence, la disponibilité, le savoir-faire, l'inventivité, l'initiative, l'honnêteté. Quand une facture est réglée par un client, un usager ou un assuré, on ne peut pas en distribuer le revenu selon ce que chacun a fait précisément. On peut juste parler d'une efficacité collective reposant sur la complémentarité des rôles et des tâches dans une finalité commune.

L'impossibilité d'attribuer un prix précis à la contribution de chacun dans une oeuvre collective est le signe qu'il n'y a pas de production de biens sans le don des personnes individuelles et collectives. Ce don que chacun fait, non exactement proportionnable à la peine qu'il se donne dans un bénéfice commun, c'est précisément le travail. Le travail, c'est le don de soi aux autres pour avoir en retour, une part du bien commun dont nul ne sait si elle correspond exactement à ce qu'on a donné.

Comme le travail est un passage par soi-même vers les autres pour donner un bien reconnaissable par tous qui n'est pas spécifiquement de soi, on peut dire que la substance, la nature du travail, c'est le pardon. Quand on pardonne, on ne peut se dispenser d'un travail sur soi-même dont l'autre soit le but. C'est pour cela que l'informatisation des échanges dans l'entreprise où il n'y a plus que de la vente sans pardon, débouche sur la stérilisation du travail et sur la crise systémique que nous connaissons.

Tout est compté en argent, en flus de trésorerie et en croissance du capital virtuel : on ne peut plus savoir qui a reçu, ni ce qui a été donné gratuitement à l'intérieur des écritures monétaires comptabilisées. Il n'y a plus que du capital financier ; le vrai travail qui est pardon n'existe plus dans la réalité sociale : la liquidité disparaît, les besoins humains ne sont plus satisfaits, la nature s'épuise et les gens n'ont plus de travail qui coûte trop cher à des entreprises qui ne produisent rien. L'économie du travail est inversée. La comptabilité du capital est folle.

Le travail qui n'est pas pardon, c'est l'enfer que nous sommes en train de construire.

Quintessence de l'économie de la personne

l'algorithme de compensation keynésienne en développement derrière de blog engage cinq hypothèses sur la personne.

1) Ces hypothèses sont l'intimité de la qualité et de la quantité dans la personne qui travaille.

2) Ces hypothèses sont également l'inclusion et la conclusion de la personne dans la personne par l'économie du travail-pardon.

3) Ces hypothèses sont enfin l'unité infinie de la personne dans l'humanité au service de son être agissant.

Dans la compensation qui transforme le travail personnel en réalité collective du bien commun, cela aboutit à l'indexation de la réalité positivement bonne par la personne à la fois individuelle et collective, dans le temps historique :

1) 1 personne physique = 1 personne morale

2) une personne morale => [1 personne morale <= (1 personne physique + 1 personne physique)]

3) une personne <=> [(n personnes morales + n personnes personnes physiques) < 1 personne physique]

4) [1 personne physique + 1 personne physique] = [1 personne morale + 1 personne morale]

5) un prix = 1 objet + 4 personnes physiques + 4 personnes morales.

Ces équations sont rédigées dans un modèle de données relationnel en langage structuré de requêtage (SQL). Elles ne sont pas mises en discours de langage courant de mots humains car plusieurs formulations sont possibles. L'une des formulations, tout à fait efficiente pour les marchés monétaires et financiers, est qu'une unité monétaire est une unité de travail transformable en crédit, transformable en capital, transformable en assurance, transformable en personne. D'où l'on déduit que 1 euro est la personne d'une entité européenne ; que 1 franc est la personne d'un citoyen français et que 1 bancor peut être la personne d'une citoyenneté humaine.

Si ces 5 thèses peuvent sembler absconses, elles sont représentables dans des règles financières de compensation rédigées en langage informatique de requêtage structuré d'un modèle de données à 8 tables et 27 arguments. Le modèle dynamique qui en ressort de la personne transforme le travail en prix et inversement.

 NB : le modèle de donnée part des thèses aristotéliciennes reprises par Paul Jorion dans Le prix.

 

 

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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