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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 13:06

CapitalCreditMonnaieCouverture.jpg L'ouvrage est paru

L'auteur se fera un plaisir de répondre à vos questions et commentaires sur ce blog.


Quatrième de couverture

Au moment où l'unification du monde offre des possibilités d'échange radicalement nouvelles, où l'économie de la connaissance ouvre fondamen­talement les perspectives de développement humain, une crise violente se déclare dans le champ de la réalité matérielle. Le calcul économique qui veut produire plus avec moins tombe en panne. La transformation du monde physique ne parle plus avec l'anticipation de la valeur. L'économie financière s'est affranchie de l'économie réelle.

Les hommes ne savent plus ce qu'ils échangent dans une civilisation mondialisée multipolaire. La phase de développement économique et politique qui s'achève avait été acquise dans le monde réduit au physique en suspendant les querelles métaphysiques sur les fins de l'homme. Il en est résulté une organisation de la réalité politique et économique où les finalités personnelles et politiques ne sont plus discutées. Les cultures se combattent sur le terrain de l'économie sans dialogue construit.

L'hypothèse reste actuellement dominante d'une causalité seulement maté­rielle à l'enchainement des faits sociaux et économiques. Pourtant la première confrontation mondiale de tous les cadres métaphysiques et conceptuels de la civilisation recèle un nouveau chemin de croissance où la matière soit complètement informée par des fins humaines discutées. La finance moderne a inventé tous les outils d'une appréciation objective des décisions humaines. Un vrai marché régulé par les États de droit où tous les sujets de la valeur soient à égalité de choix quels que soient leurs intérêts, leur nationalité ou leur puissance permettrait la création d'un étalon monétaire international de valorisation de toute entreprise humaine. La responsabilité financière personnelle évaluée par des options est la clé d'un ordre mondial qui rétablisse l'utilité des monnaies au calcul économique du développement humain.


Développement d'une carrière bancaire et financière, Pierre Sarton du Jonchay restitue le résultat de ses recherches en économie de la décision. Il propose de réintroduire la négociation des finalités humaines dans toutes les organisations sociales qui produisent la valeur.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Débat
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commentaires

Fab 11/10/2011 06:27



Bonjour Pierre.



maudub 17/08/2011 08:48



Il faut voir encore plus loin : http://dolceamaro.hautetfort.com/archive/2011/08/16/chant-du-cygne-atheiste.html


Sincères salutations



sylla 04/06/2011 17:22



(suite)


Emprunter à taux x pour construire des réseaux ou des écoles ou des tribunaux, revient à payer une taxe (privée aujourd'hui) sur les infrastructures
économiques et  sur les superstructures démocratiques. Ce qui reviendrait je crois au même (en volume, pas en distribution) en cas d'emprunt dit "à taux 0" (d'où ma question sur les
vases communicants...), mais par l'inflation et à la condition d'un gonflement relatif excessif de la masse monétaire (création monétaire non suivie de destruction ou de production). Ces
investissements ne doivent bien sûr pas se faire au petit bonheur ou selon des intérêts partiels, mais ils ne doivent pas non plus être plombés par l'évaluation du marché (par qques uns de fait)
dès l'origine.

J'entend vos inquiètudes sur les dérapages que cela peut occasionner, mais comme vous le dites : si la justice et le gouverneur de la banque centrale sont indépendants, l'acceptation du crédit
sera soumis à examen, voire assortis de commentaires. On pourrait avoir une loi qui oblige le gouvernement en exercice à rembourser ses emprunts avant la fin de son exercice (ou au moins à créer
un fond de provisionnement), ou un veto de l'assemblée (encore faudra t il  des députés moins soumis), ou les investissements lourds (centrales nucléaires sous Giscard par ex) décidés sous
referendum (car impliquant pls générations). Ou d'autres moyens pour contrôler la masse monétaire. La cour des comptes, souvent ignorée, est un outil intéressant aussi.

Pour bien faire, il faudrait aussi pouvoir analyser dans la dette ce qui relève de l'investissement pertinent, à mon sens non soumettable à un taux, du reste.



"A mon avis, si on obtient de la monnaie gratuitement on la dépense et on la rembourse un jour très, très lointain qu'il n'est d'ailleurs pas nécessaire de préciser."
  ...j'ai envie de vous répondre que "0" ou x%, c'est déjà ce que l'on a : des dettes tellement grosses dont on ne sait si elles seront remboursées un jour, comme autant d'investissements
insuffisamment producteurs de plus value...

Il est vrai qu'au jour d'aujourd'hui, le "personnel politique" a tellement peu de comptes à rendre, qu'ils peuvent aller contre l'immense majorité, y compris dans les erreurs (un seul exemple :
les français sont majoritairement pour des services publics (on s'engueule pour définir leurs contours, mais sur le principe, il y a une immense majorité pour), mais non, on démantèle, et l'état
actionnaire se comporte pour la majeure partie de son action, comme un actionnaire lambda. C'est un peu comme la guerre : c'est devenu du domaine du prince.).

En plus, si on prend l'argument de l'inflation, pour interdire l'escompte 1/ elle est à peine mieux maîtrisée qu'avant l'adoption d'une telle mesure (divisée par deux ou -2 points de base, selon
les évaluations officielles, évalutations qui ont changé de méthode pls sur cette période. Ainsi, pour les usa, les méthodes en vigueur fin mandat clinton (modifiée lors de sa fin de mandat)
évaluent les usa en récession depuis 2001) et cela semble aller en s'accélérant vu l'actualité 2/ si je ne m'abuse, il y a un rapport entre une inflation basse et un chômage relativement élevé
(entre autre la fameuse courbe de philipps qui soulève bien des passions). Sans compter une valeur de change de la monnaie pas toujours bien adaptée au tissu économique productif.

Par dessus tout cela, il n'y a qu'à regarder une courbe de l'endettement public : il explose depuis 73 (l'inflation prétextée à l'époque fut largement sous influence du choc pétrolier), et le
budget de l'état dérape systématiquement depuis. Des finances assainies sous Pompidou (aux finances puis à la présidence), elles plongent depuis. Ainsi aucun des effets promis, voire tout le
contraire...



sylla 04/06/2011 17:20



D'abord une question de béotien, qui n'a peut être rien à voir : peut on considérer, sans verser dans l'absurde, qu'il y a un système de vases communicants entre l'inflation et le gonflement de
la dette (ce dernier alors étant de l'inflation non réalisée)?




L'interdiction d'emprunt des collectivités au trésor public date de 1973, signée par Giscard. Et lorsque l'on calcule dans la dette actuelle le montant des intérêts, l'on se rend compte que la
dette est constituée, en gros, 1 de l'emprunt Giscard (~200 milliards), 2 des intérêts (cumulés, l'état empruntant pour rembourser le prêt précédent, à tel point que l'on ne paye plus que les
intérêts aujourd'hui.). L'argument que j'ai entendu tient autour de la maîtrise de l'inflation (en 71, on passe au change flottant. En plus de cette loi Giscard, on crée la même année le serpent
monétaire (variation entre monnaies européennes encadrée)). Depuis cette date, la dette s'envole. (Il faudrait mettre la colonne d'actif en regard pour être tout à fait juste, et regarder la
dette privée comme la dette public...). Dette qui est l'argument maître de la réforme de l'état.



"Pourriez-vous m'expliquer par quel raisonnement magique peut-on penser à la possibilité d'emprunter à 0% ? "


"Est-il admissible que le temps n'est pas de prix pour quelqu'un fût-il personne publique ? "
  Comment est il, a contrario, possible que le temps ait un prix pour qui que ce soit, en fait, lui qui s'échappe constamment...? Qu'on se répartisse l'espace pose déjà des problèmes
pratiques.  Concrètement, ce n'est pas le temps qui est rémunéré, c'est le risque envisagé et la bonne volonté du détenteur de capital, qui pourrait utiliser son bien à d'autres
projets.

O%...il y a peut être un coût "caché", mais c'est l'expression  je crois par ex lorsque qq'un s'emprunte à lui même ou consent un prêt à
titre gracieux. Dans les faits, il y a la caisse du trésor public, et celle du gouvernement. L'un est l'état dans sa continuité, l'autre un gouvernement temporaire. C'était le fonctionnement
avant 1973 en France : rien de magique. L'argent créée était détruite lors du remboursement. Les services publics que nous connaissons encore en France ont été financés en grande
partie par ce biais. Aujourd'hui, ce financement peut se faire par emprunt (marchés), ou par ponction fiscale : dans les deux cas cela alourdit la charge fiscale sur le tissu économique sans
contrepartie avant longtemps et, limite et reporte l'investissement (il faut attendre le provisionnement, et avoir des projets à plus value suffisante (supérieure au taux engagé)).


(on pourrait par ailleurs s'interroger sur un taux x qui n'aurait pas d'impact autre que de faire monter l'endettement sans fin (et donc presqu'équivalent par ses effets à un taux nul
irresponsable): les états unis sont un cas particulier intéressants d'endettement ad nauseam, mais eux ne sont pas les seuls à supporter le coût de leur endettement. Je trouve que la comptabilité
peut avoir des aspects "magiques" pour les non initiés...Je connais aussi l'exemple d'une multinationale (nationale à l'époque) à qui le trésor public fournissait un prêt dit "de campagne", à
taux nul, le tout déductible des impôts!).


Mais peut être "taux" n'est pas le bon terme : l'article de loi parle d'escompte.

Le taux représente ainsi tantôt le risque supputé tantôt l'appât pour faire sortir le capital :
-concernant l'état, il n' y a pas de risque (Néron, ce n'est pas tous les jours, et sur le sujet du défaut argentin, ou du futur défaut grec,
encore une fois, c'est le système entier qu'il faut regarder : ces deux états se sont vu contraints d'évoluer avec une monnaie surévaluée pour eux, dans un libre échange global, avec pour
financement de l'état (pour restructurer la société et l'aider à s'adapter au nouvel environnement économique) la vente des services publics ou l'emprunt à taux x : soit la res publica se retire,
soit on s'endette (sans espoir de remboursement, puisque la monnaie est surévaluée, autrement que par la vente du domaine public) : c'est un choix de dupes. Les seuls pays (encore que la
description par pays est déformante : il y a des secteurs, et des hiérarchies internes) à s'en tirer à ce petit jeu sont d'un coté ceux qui possèdent le gros du capital, de l'autre ceux qui ont
les coûts de main d'oeuvre (c'est l'"énergie" la plus chère sur le marché) les plus bas. Qq exceptions, comme l'allemagne, dont les produits ont une attractivité particulière (et qui s'est
spécialisée dans la fabrication d'outils pour l'industrie, et ce depuis fort longtemps : l'acier allemand laminait déjà ses concurrents français et anglais au XIXème). Ou du moins, ils ne sont pas du même ordre.
- il me paraît par ailleurs étrange qu'un souverain doivent nécessairement chercher les faveurs d'un préteur, à plus forte raison s'il s'agit
d'une démocratie, et que l'on prête de la monnaie (des moyens de productions ou des terrains, je comprendrais...).


Notez que je ne souhaite pas particulièrement que l'état fonctionne de cette manière (à taux "0"). Par contre, je trouve scandaleux que pour
certains investissements, il doivent (obligation)rémunérer un capital privé, d'autant plus qu'il sert de garantie ultime à ce même capital.


Au pire, l'état devrait pouvoir emprunter (sans que cela soit une obligation) à sa banque centrale (BCE aujourd'hui pour nous) aux mêmes conditions que les organismes privés qu'ils sous
tend, non?


 


"Et si la dette publique sert à émettre de la monnaie, en quoi une création monétaire allouée gratuitement à quelqu'un l'incite à produire quoi que ce soit ?"


C'est presque une définition du capitalisme en soi, votre question...


Déjà parce ce qu'il faut rembourser le prêt : ce n'est pas une émission de
fonctionnement, mais d'investissement (du moins je crois). J'ai récemment prété de l'argent pour une petite
société étranglée par les taux de sa banque. L'on est tombé d'accord pour un taux équivalent à l'inflation : aucun risque pour justifier plus. Je n'ai en gros rien gagné (sur le plan financier),
par contre trois emplois fonctionnent (très bien : CA+40% en 2010), améliorant le tissu économique que je fréquente.


Je distingue donc entre les fonctionnements de l'état (services administratifs et judiciaires) et les éventuelles productions de l'état (comme actionnaire par ex, ou comme soutien occasionnel, ou
comme initiateur de projets, comme récemment à coté de chez moi, la construction d'un canal, reliant les pays-bas à la méditerranée). Ceci étant, l'état
n'est pas un producteur à proprement parler, puisqu'il n'est pas tenu à une plus value comme peut l'être un particulier, mais plutôt à un équilibre budgétaire. Qu'une école ou qu'un
tribunal ou qu'un hôpital ne dégage pas de plus value n'est pas en soi gênant du moment qu'ils ne perdent pas non plus d'argent (budget, ou projet, mal adapté), et que leur mission est réellement
justifiée (il y a généralement des consensus sociaux qui se dégagent sur ces missions). Ou alors, on peut dire que l'état produit du tissu social (et économique...)
 
Ensuite, parce que l'état a un genre propre d'obligation de résultats,  par les élections : il n'est pas forcément
sanctionné par le marché(possible mais non nécessaire), mais l'est par les votes, pour peu que le personnel politique n'ait pas d'intérêts à aller contre les votes (et aussi que les médias face
leur travail d'information, sans propagande ou pub systématique).






sylla 03/06/2011 13:35



Pardonnez moi, çà fait plus d'un mois que je réfléchis à votre réponse, et à part les cds et leur fonctionnement (on a bien un transfert de responsabilité, au mieux du coté du juge et de
l'évaluateur. Est ce un meilleur système de mise sur le marché des ressources, c'est un autre sujet.), je ne saisis pas le rapport avec ma question. Ce qui m'intrigue, ce sont les arguments
officiels qui font que les états se sont interdits d'emprunter à taux zéro (ou avec un taux, mais au final, comme c'est la même caisse) : cette mesure semble constitutive du montant de la dette
et donc de l'incapacité des états à soutenir les erreurs du système financier.


 



Pierre Sarton du Jonchay 03/06/2011 20:48



Sylla,


Pourriez-vous m'expliquer par quel raisonnement magique peut-on penser à la possibilité d'emprunter à 0% ? Est-il admissible que le temps n'est pas de prix pour quelqu'un fût-il personne publique
? Et si la dette publique sert à émettre de la monnaie, en quoi une création monétaire allouée gratuitement à quelqu'un l'incite à produire quoi que ce soit ? A mon avis, si on obtient de la
monnaie gratuitement on la dépense et on la rembourse un jour très, très lointain qu'il n'est d'ailleurs pas nécessaire de préciser.



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