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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:06

Pdf : Système de la monnaie de justice

L'effondrement en cours de l'économie mondiale sanctionne l'erreur de conception de la monnaie en vigueur depuis le XIXème siècle : la possibilité d'émission privée de la monnaie hors du contrôle public de la souveraineté du droit. Si la finalité de la monnaie est de mettre en œuvre la responsabilité rationnelle du calcul économique, les unités de compte monétaire actuellement en circulation ne sont pas ajustées aux différents niveaux d'exercice de la souveraineté. Les droits du travail ne sont désormais plus appliqués dans la concurrence internationale où plus aucun système juridique ne prédomine. La rémunération insuffisante du travail entraine une rentabilité négative du crédit à l'économie réelle donc la destruction nette du capital réellement investi dans le financement de la croissance humaine.

Le monde s'engage dans une dépression radicale sauf à réformer la monnaie. Le système existe, permettant de ré-indexer la monnaie sur la réalisation du droit délibéré et appliqué par la souveraineté politique. L'autorité politique doit s'adosser à un marché financier de compensation dans une monnaie qui lui soit propre mais convertible dans les autres monnaies de souveraineté politique. La compensation centrale publique de la monnaie crée une indexation de la liquidité sur la justice, la réalité objective, le crédit et le risque d'investissement.

La théorie de la stabilité monétaire existe depuis Aristote également théoricien de la démocratie. Mais pour réaliser pratiquement un équilibre général et durable des prix dans la croissance économique, il faut établir la dignité du travail comme offre et demande légitimes monétisée de la personne humaine garantie par la société politique. Alors l'émission monétaire peut être proportionnée à l'efficacité économique du droit à produire les biens et services désirables et nécessaires du vivre ensemble.



Les quatre causes monétaires du prix  ↑

Depuis Aristote la monnaie a trois fonctions essentielles : exprimer les prix, régler des droits de propriété et stocker du pouvoir d'achat réel dans le temps. Parce que la monnaie quantifie le prix du temps humain travaillé, elle exprime ce que les choses coûtent à l'homme pour qu'il réalise les droits qu'il s'accorde. Le prix des choses produites échangées contre monnaie contient trois ingrédients fondamentaux : du temps de travail, des droits de propriété et un usage de la chose conforme au droit ; conforme donc à la finalité que lui a donnée le travail effectivement investi dans la chose par celui qui la produit.

Les trois fonctions monétaires s'appuient sur une quatrième fonction intrinsèque à la raison d'être de la monnaie : représenter l'équilibre du travail avec la réalité des choses politiquement formées en droit. La monnaie a une fonction de rémunération du travail dans le droit instauré par la politie ; le droit à produire les choses au prix où elles sont consommées. Le signe monétaire n'est pas dissociable du contexte politique dans lequel les droits du travail sont définis, réglés, réalisés et conservés. La monnaie est un service public d'économie. Et l'économie est la rémunération du travail par la mesure de la justice.

L'effondrement en cours du système monétaire et financier a clairement son origine dans la disparition de la fonction judiciaire de la monnaie. La délibération des droits du travail, l'application de la loi à la production et l'assurance des personnes physiques ne sont plus financées et garanties par la fiscalité. La monnaie est une titrisation de la rémunération du travail par la loi politique. Ainsi les titres peuvent s'accumuler du passé et se capitaliser sur le futur. La titrisation monétaire internationalisée et dérégulée a éliminé de son champ la rémunération du travail dépensé et consommé au présent. La libre circulation internationale du capital monétisé a démonétisé les droits du travail entre pays et entreprises concurrents.

Perte de la fonction judiciaire de la monnaie  ↑

Les emprunts de capital à l'échelle du monde sont désormais disproportionnés par rapport à la rentabilité des investissements ; le remboursement et le paiement des intérêts sur l'usage du capital emprunté est très au-dessus de la rémunération du travail mesurant la production réelle. Le pouvoir politique divisé à l'échelle de l'économie mondiale ne reconnaît aucune réglementation collective du crédit en capitalisation du travail. Toutes les responsabilités publiques d'équilibrage du crédit par le droit du travail et de régulation du crédit par la politique monétaire ont été abandonnées aux intérêts privés internationaux ; lesquels sont par nature exemptés de loi du vivre ensemble.

La fonction judiciaire de la monnaie matérialisant la loi commune appliquée n'existe plus dans une finance et une monnaie totalement privées ; le pouvoir politique surendetté n'a plus les moyens financiers d'imposer l'arbitrage du bien commun. Pour masquer provisoirement le déséquilibre systémique entre les dettes et l'économie réelle, le pouvoir politique et financier tente de forcer la rentabilité des investissements en rognant les droits du travail, en abaissant autoritairement la rémunération du travail et les investissements publics dans le développement humain.

L'insolvabilité des banques et des États est définitive dans le régime monétaire de la désincarnation du travail par la titrisation des prix ; elle entraîne l'écroulement de l'euro et de tout le système des règlements internationaux en dollar. Aucun rétablissement de la croissance économique réelle, de la solvabilité des emprunteurs, de la stabilité des monnaies et de l'équilibre des prix entre travail, capital et crédit n'est envisageable sans réformer l'émission monétaire issue du crédit public engendrant le crédit privé. La réforme est déjà en gestation sous la pression des réalités ; mais improvisée et anarchique, elle n'identifie pas le travail humain dans l'économie monétaire.

Conditions systémiques d'une restauration des monnaies  ↑

La première transformation engagée depuis 2007 est la dévaluation des monnaies en prix réels. La production de liquidités par les banques centrales soutient les prix du capital aux dépens des prix du travail. La deuxième transformation engagée est une administration partielle des changes internationaux par les banques centrales afin de dévaluer les monnaies des pays déclarés les plus endettés. La troisième transformation est le rehaussement des exigences réglementaires de capital minimum des institutions financières. La quatrième transformation est l'abandon des politiques publiques de relance par les revenus du travail.

Aucune de ces transformations n'est efficace en l'absence de rétablissement de la fonction judiciaire de la monnaie. L'absence de marché des changes public mondial, de cotation transparente des actifs déposés contre liquidité monétaire, de mesure de la liquidité réelle du capital des banques et de règles objectives de comptabilité publique interdit tout ajustement du règlement des prix à une évaluation vérifiable de la justice des transactions financières.

La conformité des transactions aux droits du travail imposerait quatre degrés de régulation, d'émission, d'étalonnage et de vérification des prix en monnaie. Le travailleur ne peut pas être respecté dans ses droits si l'acheteur final du produit du travail n'en règle pas le prix en monnaie où qu'il se trouve dans le monde. La monnaie est systémiquement injuste qui ne peut pas transformer les droits du consommateurs en droits du travailleur. La monnaie représentant l'équité du droit entre les producteurs et les consommateurs est nécessairement : économiquement mondiale, juridiquement nationale, concrètement locale et objectivement entrepreneuriale.

Les quatre facteurs de la méta-stabilité monétaire  ↑

Sans ses quatre appuis logiques, la monnaie instruit l'auto-destruction de l'homme. Or la monnaie internationale n'existe pas vraiment ; elle doit mesurer le crédit entre des zones monétaires appliquant des droits différents. La régulation politique du travail a en effet des rentabilités économiques différentes ; les différentiels de rentabilité doivent être réglés par des crédits remboursables garantis des zones monétaires les plus efficaces aux zones importatrices nettes de biens et services. Les monnaies nationales n'existent pas non plus. Elles sont la mesure de la responsabilité publique collective à l'application du droit dans la production et la consommation. Au sein d'un marché mondialisé par la libre circulation des biens et des monnaies, la responsabilité du droit appliqué n'est pas identifiable.

Sans monnaies nationales, les gouvernements sont libres de masquer le prix réel de leurs décisions relatives au bien commun alors qu'ils en sont dépositaires par essence. Ils peuvent régler les importations en monnaie nationale pour acheter du travail à l'étranger sans vérifier l'application des normes qu'ils édictent dans leur souveraineté ; ou régler les exportations en monnaie étrangère pour ne pas rémunérer en droits nationaux le travail domestique. Le partage de l'euro entre plusieurs États dépourvus de monnaie nationale induit désormais une course à l'abaissement des droits et de la protection sociale du travail au niveau des pays les moins diligents.

Les monnaies locales, marginales dans l'actuel système économique, ont pour finalité de coaliser les responsabilités publiques et privées, individuelles et collectives sur des objectifs locaux de droit et d'économie. L'efficacité économique d'une norme ou d'un ensemble de normes est mutualisée entre les utilisateurs de la monnaie locale. La monnaie carbone gèle par exemple l'émission de gaz à effet de serre sur un territoire. Une monnaie régionale établit un équilibre local des prix ; l'effort économique de la société d'un territoire localisé est rémunéré distinctement des équilibres régionalisés voisins ou de l'équilibre national ou international.

Au quatrième niveau sont les monnaies entrepreneuriales ; les monnaies internes aux personnes morales à objet juridique délimité et propre. La comptabilité d'entreprise est d'origine un système de monétisation des prix internes à une production spécifique ; elle mesure les coûts d'une certaine production afin de calculer la rémunération possible des salariés, des fournisseurs, des créanciers, des dirigeants et des actionnaires. Le capital comptable sert à couvrir les erreurs de calcul et à stocker les plus-values qui financent les investissements spécifiques à l'objet social d'entreprise.

La confiance monétaire garantie par la liberté vraie du travail  ↑

Ce qui interdit de penser les quatre niveaux nécessaires d'un système monétaire stable, c'est la négation dans le savoir politique collectif contemporain de la liberté de négociation des finalités humaines sociales et personnelles. Le risque de moins-value sur la mesure du prix, sur la norme adoptée ou sur la décision prise est ainsi rendu indiscutable et imputé par défaut sur le droit du vendeur de travail producteur effectif de biens. Le calcul de la plus-value peut ainsi être forcé pour démontrer la solvabilité des décisions politiques et financières humainement irresponsables.

L'interdiction de délibérer des finalités dans la matière monétaire du prix dissocie l'économie de la justice. Chaque système juridique se juge à l'intérieur de lui-même sans comparaison possible avec d'autres. L'étalonnage des normes politiques, sociales et économiques par la monnaie impose une règle de convertibilité à l'intérieur de chaque système. La disposition d'un pouvoir d'achat en monnaie est étalonné en droit de l'unité de compte si la contrepartie du droit vendeuse du sous-jacent reste libre entre la chose, ou le crédit du prix d'une chose indéterminée au présent ou encore la conversion transparente du droit dans une autre unité de compte. La liberté qui fait monnaie permet l'indécision entre la chose, le prix et la loi sous la garantie de tout droit de la personne autorisée à choisir les échéances qui formeront sa décision.

Une monnaie est stable si son porteur quelconque reste libre du moment et de l'objet de son achat sans perdre la garantie de son droit. La liquidité des prix est une réalité juridique réglée par l'autorité politique régulant la finance. La liberté d'appréciation des choses par la monnaie est réglée par convertibilité libre, transparente, permanente et garantie entre les unités de compte monétaire. Cette règle implique la constitution d'une réserve de change collective afin de mutualiser dans la durée les pertes et gains de conversion imposés par les échanges extérieurs et la confiance intérieure.

Prix monétaire de la responsabilité du bien commun  ↑

La convertibilité monétaire est un principe de responsabilité économique publique de l'autorité politique. L'appréciation libre de l'autorité publique implique de pouvoir mettre des créances légitimes à l'abri des décisions publiques abusives ou erratiques ; donc de pouvoir garantir ses créances par une autre autorité que celle qui promet des droits et livre des services. En contrepartie de la liberté d'évaluation de la responsabilité publique, la convertibilité monétaire doit garantir le financement fiscal des services publics dont l'utilisateur de la monnaie est bénéficiaire quelle que soit sa volonté.

La convertibilité publique à l'intérieur d'une zone monétaire quelconque instaure une solidarité économique par les prix. La monnaie devient en soi l'obligation de financer l'autorité qui la régule à hauteur des services qu'elle rend effectivement. Le mécanisme producteur de l'assurance monétaire systémique est la compensation publique entre les acheteurs et les vendeurs publics et privés des contrats, des prix, des risques d'exécution économique et des opérations de change juridique. Compenser signifie penser ensemble l'identité des choses échangées au service des citoyens.

La compensation des règlements dans une même monnaie sous une même autorité dans un marché unifié fixe la transformation de l'offre en demande de travail. La compensation réalise l'équilibre entre le droit, le crédit, le risque de crédit et l'assurance des personnes et des biens. La règle économique de compensation réalisant l'équilibre général des offres de biens par les demandes en droit est le cautionnement nominatif. Le cautionnement obligatoire de toute offre et de toute position de crédit monétaire à l'intérieur de la compensation garantit les droits de tout acheteur sur la chose, de tout vendeur sur le prix, de tout prêteur sur la solvabilité des emprunteurs et de tout emprunteur sur l'intégrité de sa personne. Le prix compensé limite toute obligation par l'expression collective et engagée de l'économie objective du possible.

Compensation des droits garantis par le réel  ↑

La garantie d'intégrité des personnes dans les droits du travail est portée par la puissance publique si elle est présente dans la compensation ; si les règles appliquées par le marché sont prononcées par l'autorité publique et vérifiées dans le règlement compensé en monnaie ; si le capital de la chambre de compensation est détenu par la puissance publique adossée à la fiscalité. Enfin, si le budget et la dette publique sont compensés selon les mêmes droits et obligations que les intérêts privés. Les services publics sont alors comme les privés réglés par la compensation en droit, en budgétisation des obligations et en livraison vérifiable des biens promis. Le privé n'est plus la négation du public mais l'individualisation des droits et des devoirs de production de biens dont la définition est publique.

L'identification des personnes physiques et des personnes morales par des intermédiaires de compensation garantit la transformation, la mesure et la réalisation des droits engagés dans les transactions. Toute offre de service en travail est enregistrée sous la garantie d'une caution professionnelle assurant la qualité du bien livrable vendu quel que soit le prix de revient effectif. Toute demande de bien est enregistrée sous la garantie d'une caution de crédit assurant le règlement à la livraison au prix d'équilibre de l'offre et de la demande compensées. La causalité objective est systématiquement cautionnée par une relation d'assurance personnelle réciproque.

La compensation monétaire aux quatre degrés du droit, du prix, de la prime et de l'assurance de la liquidité rend la valeur analysable et vérifiable par toutes ses causes. Les prix ne peuvent plus se régler sans le calcul de la formation professionnelle, des innovations et des droits personnels du vendeur et de l'acheteur. Le bien d'une transaction financière n'est pas réalisable sans achat par la caution de l'acheteur de la prime du droit ; et par la caution du vendeur de la prime d'existence de la chose. Toute offre s'exprime par un prix nominal irrévocablement garanti par une prime ; une prime classique en pourcentage du prix réel effectivement réglé à la livraison.

Hors-bilan, bilan, nominal et primes de compensation  ↑

La compensation du livrable final impute sur les acheteurs primaires le règlement des primes et le coût réel du surcroît éventuel de travail nécessaire à la qualité juridiquement engagée des livraisons. La compensation à quatre degrés fait endosser le financement du prix de la conception en droit à la livraison du réel. La comptabilité compensatoire commence par l'inscription « hors-bilan » des engagements proposés dont le prix de production est potentiellement offert en dessous du prix d'achat maximum demandé.

Une transaction à terme est transférée au « bilan » de compensation quand un acheteur primaire du crédit accepte la prime qu'il devra potentiellement régler sur le découvert de liquidité encouru par l'acheteur ; et quand un vendeur primaire du crédit accepte la prime qu'il devra potentiellement régler sur le surprix de production encouru par le vendeur. Le crédit-débit d'une transaction au bilan se fait par compensation à une même échéance sur la quantité maximale échangeable de toutes les offres et demandes de prix d'un même objet juridique.

Offres et demandes de prix viennent des acheteurs primaires d'un même objet à une même date de livraison. Celui qui juge le prix réel à terme probablement plus élevé que le prix nominal compensé vend la prime de réalité à celui qui anticipe l'équilibre inverse. A coté des débits et des crédits figés entre la négociation et la livraison, le bilan de compensation enregistre les rachats et reventes nominaux sur une même date de livraison ainsi que la variation des primes que les vendeurs primaires du réel règlent aux vendeurs primaires du crédit.

Indexation de la monnaie sur le capital, le crédit et la liquidité  ↑

Les acheteurs et vendeurs primaires du réel et du crédit sont eux-mêmes primitivement achetés et vendus sur leur propre crédit ; toutes les primes de crédit varient dans la compensation selon le prix nominal des engagements garantis. La chambre de compensation tient ainsi une position de liquidité consolidée du marché. Cette position est la masse monétaire en circulation qui garantit et permet effectivement le remboursement à terme de tous les crédits en cours dans la compensation. Elle constitue le capital de liquidité des biens et services réels engagés dans le marché adossé au capital de crédit de l'ensemble des acheteurs engagés sur un prix à terme.

La masse des crédits et la masse des primes de crédit au passif de la compensation sont respectivement égales aux prix et aux primes de liquidité à l'actif de la compensation. La compensation générale uni-monétaire met en équilibre des processus de compensation qui sont dissociés dans le système financier actuel. Cet équilibre structurel du droit intègre la puissance publique et les monnaies allogènes des marchés étrangers. La puissance publique est acheteuse primaire en dernier ressort du crédit. Il lui suffit à cette fin d'acheter le risque de liquidité dans la compensation par une prime fiscale prélevée sur tout règlement créditeur.

La compensation monétaire rend transparente l'application du droit dans les transactions. Cette transparence-même génère par la fiscalité la ressource qui la réalise en proportion de la richesse produite. La compensation produit un capital fiscal collectif que la puissance publique réinvestit par la compensation-même dans les services publics de protection des personnes. L'actif de la compensation mesure la demande de bien commun offerte par le passif de la compensation. La mesure juridique de l'équilibre des prix est nécessairement adossée au réel par les échanges extérieurs compensés dans les échanges intérieurs.

Équilibre général des prix intégré à l'économie mondiale  ↑

La balance des exportations par les importations de biens et services réels est compensée par les positions de change dans les monnaies allogènes. Un crédit ou un débit exogène dans une autre monnaie est comptabilisé à la parité de change compensée à la date du règlement. La compensation d'un règlement extérieur entraîne obligatoirement la vente d'une prime de change à terme à des acheteurs primaires. Les achats et ventes de primes de change sur toutes les échéances de débits et crédits en monnaie extérieure déterminent les parités réelles probables des prix à terme par rapport aux parités nominales comptant.

La double compensation bilan-hors-bilan réalise l'équilibre du nominal et du réel. La double compensation prime-nominal réalise la garantie du crédit certifié par la réalité variable du capital. Au final et en permanence, la compensation à quatre degrés établit la stabilité du crédit par le droit et la liquidité du droit par le capital à la fois public et privé. La masse monétaire issue de la compensation des primes de change, de capital et de crédit est constamment proportionnelle à la liquidité réelle fondée sur la confiance de marché exprimant la réalité des échanges.

Le pouvoir politique est responsable de la liquidité monétaire par sa politique de change ; laquelle est exclusivement fondée sur les droits promis et dus aux citoyens. Le pouvoir politique éventuellement incapable de réaliser ce qu'il promet autorise alors ses concitoyens à acheter à l'extérieur de sa souveraineté la liquidité réelle manquant à l'intérieur. La parité de change extérieure se déprécie à proportion des importations de biens réels et des exportations de capitaux. La puissance publique a, dans la compensation, les moyens explicites de réagir par la fiscalité sur les transactions, par la ré-allocation des ressources publiques ou par la reformulation des réglementations inefficaces ou improductives sous-jacentes aux futurs crédits.

La traçabilité financière de la compensation établit l’intérêt général au-dessus des intérêts privés incarnant le pouvoir politique, le pouvoir financier ou le pouvoir entrepreneurial. L'intérêt réel du citoyen dans l'équilibre du vivre ensemble redevient l'étalon de la monnaie. La restauration de la croissance du vivre ensemble est, par la compensation, possible à n'importe quel degré de la monnaie. Elle peut intervenir par la mutation de l'euro en monnaie internationale européenne ; par la restauration d'une monnaie nationale convertible exclusivement à l'intérieur du droit national couvert par le capital budgétaire public ; ou par l'instauration d'une monnaie régionale afin de pallier la disparition de la liquidité réelle des monnaies existantes.

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