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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 09:09

Le modèle monétaire ici présenté distingue et articule trois logiques différentes : la politique, la finance et l'économie. Chaque discipline a du mal à comprendre la cohérence de la monnaie parce qu'habituée à ne pas différentier les deux autres disciplines qu'elle exclut de son champ. La monnaie est une logique générale des prix. Or l'euro a été fondé sur la division logique irréductible de la politique, de la finance et de l'économie. Les trois logiques entrées en conflit à propos de la Grèce se détruisent réciproquement aux dépens de la vie des Grecs et de l'union des Européens.

Il n'est d'autre issue que de formuler autrement le paradigme de l'euro. L'intégration du calcul des prix dans un droit discutable et variable par les nationalités de la politique est le seul modèle de monnaie qui puisse être cohérent avec la réalité empirique que les Européens souhaitent maîtriser. Depuis le début de la crise des subprimes, l'Union Européenne va vers ce modèle. Mais la théorie de la monnaie n'a pas encore été formulée en termes transparents communs à la politique, à la finance et à l'économie.

Tout le monde reconnaît la condition de la croissance pour sauver le projet européen ; mais la fonction monétaire de l'euro n'est pas argumentée pour financer le système politique qui puisse absorber les excès de dette bancaire accumulés sur l'économie réelle. Or la liquidité des dettes est la répartition permanente des erreurs d'appréciation en droit du prix nominal de toute production réelle anticipée dans la durée. L'euro est tout proche de devenir l'étalon européen de la stabilité financière des États nationaux entre tous les citoyens de l'Union.

La création d'un budget public confédéral sur un marché européen unifié de la liquidité en euro est l'ultime réforme à accomplir pour relancer la croissance dans l'Union Européenne. Les différents degrés européens du pouvoir politique peuvent recouvrer la responsabilité du financement de la croissance par le vecteur de la monnaie. Il suffit de titriser la responsabilité politique par des monnaies exclusivement convertibles par l'euro dans le marché européen unifié de la liquidité.

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L'Europe dans l'impasse morale et financière 

Pour le moment, la Grèce est exsangue. La croissance économique est indéfiniment négative. Les impôts ne rentrent pas. La dette publique ne peut pas être remboursée. L'activité économique s'effondre ; la misère se répand avec le chômage et les services publics fondamentaux sont suspendus. L'intérêt vital des Grecs est de sortir de l'Union Européenne.

L'exigence de remboursement de la dette en euro oblige les Grecs à s'euthanasier en tant que communauté humaine partageant un même destin. Les crédits alloués en euro à l’État grec et aux banques grecques sont juste une permission accordée aux créanciers de la Grèce de continuer à réclamer des règlements pour ne pas enregistrer leurs pertes. Non seulement, la zone euro ne fournit plus la moindre liquidité monétaire à la Grèce, mais les Grecs produisant encore quelque chose chez eux gardent par l'euro la liberté de comptabiliser leurs transactions en dehors de la Grèce.

La zone euro est actuellement la liberté accordée aux Grecs et à leurs créanciers étrangers publics et bancaires d'abandonner l’État grec au défaut ; donc la liberté accordée par l'Europe de ne pas appliquer solidairement la loi grecque en Grèce ; donc la liberté de priver les Grecs les plus faibles et les plus pauvres de toute solidarité publique nationale ou européenne.

La liquidité définie par la réalité du droit 

Posons l'hypothèse de redéfinition de l'euro comme prime d'assurance européenne des dettes publiques de souveraineté des États membres. La condition première d'émission de l'euro n'est plus alors la décision de la BCE d'allouer un certain montant de crédits aux banques européennes à un certain taux d'intérêt. La condition impérative d'un emprunt en euro à la BCE devient l'application d'un droit national ou du droit confédéral de la zone euro dans toutes les transactions utilisant la monnaie de l'Union.

Posons que les banques centrales nationales du Système Européen des Banques Centrales (SEBC) sont vendeuses à la BCE de la prime d'assurance de la liquidité de leur État de droit national. Tout emprunt bancaire en euro à la BCE entraîne le dépôt par la banque centrale nationale d'un collatéral assurantiel public en complément du collatéral privé actuellement remis par les banques commerciales emprunteuses. Pour toute liquidité centrale prêtée en euro à leurs banques privées, les banques centrales nationales touchent alors un pourcentage représentant le prix de leur contrôle sur la légalité des transactions bancaires dans leur territoire de juridiction.

L'euro légalisé en prime d'assurance publique du droit dans la souveraineté européenne repose sur les États nationaux indépendants associés dans un État confédéral. Les États nationaux sont monétairement responsables de l'application du droit dans leur espace de souveraineté tandis que la confédération de l’euro hérite de la légalité des transactions entre les souverainetés nationales. L'euro légal comptabilise la prime de change de la convertibilité des transactions entre les droits nationaux et dans les droits extérieurs à l'euro.

Calculer la liquidité systémique 

L’État confédéral européen devient dépositaire de la prime de liquidité de l'euro souscrite par la BCE. Les eurobonds se définissent comme collatéral confédéral des émissions de liquidité en euro. Le budget communautaire confédéralisé acquiert une capacité d'émission obligataire par ses recettes propres. La fiscalité financière confédérale est le prix légal de la liquidité primaire de l'euro en droit communautaire.

Les fonds de réserve confédérale publique de liquidité de l'euro existent déjà : Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), futur Mécanisme Européen de Stabilité, Banque Européenne d'Investissement et Fonds Social Européen. Pour consolider le financement de la réserve confédérale de liquidité de l'euro, il reste à mettre en œuvre la fiscalité financière européenne à travers la réforme du système européen de compensation interbancaire ; donc à mettre en œuvre un marché interbancaire européen public où les États soient mis sur un pieds d'égalité avec les banques pour l'appréciation du collatéral remis à la BCE en échange de la liquidité en euro.

Le marché confédéral de la liquidité en euro autorise la titrisation de la fiscalité des États nationaux sur des obligations publiques nationales financièrement vérifiées par l'Union. Le marché confédéral rétablit l'égalité de sûreté financière entre les titres publics et les titres émis par les banques sur leurs crédits, leurs investissements, leurs emprunts et leur capital. Les banques privées perdent ainsi leur privilège d'appréciation financière des titres publics remis à la BCE contre la liquidité en euro.

Les banques centrales nationales acheteuses de la prime de liquidité des souverainetés nationales en euro deviennent les arbitres financiers visibles de la liquidité des États. Elles intègrent leur appréciation du prix de la liquidité des banques en droit confédéral dans la garantie nationale qu'elles vendent à la BCE.

Le prix public de la liquidité du droit 

Les banques centrales du SEBC sont déjà sollicitées depuis le début de la crise des dettes publiques et bancaires pour racheter les pertes latentes du collatéral remis par les banques nationales à la BCE. En titrisant les engagements des banques centrales sur l'euro-marché confédéral, les États nationaux et l’État confédéral évaluent en pleine responsabilité financière les primes de crédit des banques centrales et des banques commerciales privées. Les recettes fiscales titrisées sur le marché confédéral permettent aux États d'acheter le prix de la liquidité de toute banque y compris de la BCE.

Le système bancaire en euro est remis sous le contrôle public des lois nationales. Techniquement, il suffit d'obliger toute banque empruntant ou prêtant en euro à émettre des options de capital et des primes de crédit (Credit Default Swap) sur tous les passifs bancaires. Les États sont tenus à la même obligation ; ils rendent négociable sur le marché confédéral, la liquidité de leurs primes de crédit sur leurs émissions de titres d'obligations publiques.

Le prix de la liquidité en euro devient totalement public, universellement négociable selon des règles identiques pour les États nationaux et confédéral, pour les banques centrales et commerciales ainsi que pour tout emprunteur privé ressortissant de l'Union. L'euro prime d'assurance publique du droit dans la zone euro ne change rien aux techniques financières et bancaires ; mais il place la souveraineté publique du droit de tous les Européens au-dessus de toute transaction financière de bien réel, de crédit, d'investissement ou d'assurance.

Restauration monétaire de l'économie du travail 

La création monétaire redevient une prérogative de souveraineté nationale et confédérale dans le cadre du marché commun d'économie de l'Union. Les fiscalités nationales et confédérale acquièrent en légalité européenne un statut de garantie financière ultime de la liquidité. La restauration des unités monétaires nationales complétées par des monnaies locales et des monnaies spécialisées sur l'application de normes environnementales permet d'adosser les différents degrés de souveraineté à des parités de change en euro.

A ce stade, la Grèce est toujours en faillite : les recettes fiscales de l’État restent insuffisantes pour assurer les services publics nécessaires au financement du travail des Grecs qui subvienne à leurs besoins et au remboursement de leurs dettes. La cotation en euro des primes de crédit de l’État, des banques, d'une nouvelle drachme et de l'économie grecs reste négative. Tant que personne ne veut risquer un euro de crédit supplémentaire dans des exportations grecques globalement supérieures aux importations, la dette nationale reste irréductible au potentiel effectif de production réelle.

Comme les euro-Européens n'ont pas de capitaux bancaires ni de recettes fiscales suffisantes pour combler en euro toutes les pertes sur les emprunteurs, il faut que le prix du travail des Grecs redevienne suffisamment compétitif en euro pour que soit produit sous la souveraineté grecque tout ce qui permet aux Grecs de vivre en dégageant les excédents de liquidité nécessaires aux importations essentielles, à la diminution de la dette extérieure et au financement national des services publics.

L'euro adossé à la liquidité des droits nationaux 

Le prix du travail entre les Grecs doit permettre d'acheter le maximum sur le marché domestique en réglant toute la fiscalité qui garantisse les droits individuels et collectifs engagés par la loi nationale. L'euro redéfini en prime d'assurance européenne du droit de tous les citoyens de l'Union peut allouer une petite fraction des ressources fiscales communautaires non pas à acheter la baisse des salaires et des droits des Grecs en euro mais à garantir le prix en euro du plein emploi du travail grec à produire la réalisation économique des droits grecs.

L'euro prime d'assurance de la liquidité européenne du droit confédéré induit la définition de la drachme en prime de liquidité grecque du droit national grec. Le FESF souscrit sur le marché interbancaire en euro la prime de crédit de la Banque Centrale de Grèce (BCG). Le motif et la condition de l'adossement de la BCG au FESF sont l'organisation d'un marché grec de la liquidité en drachme. Tous les impôts et taxes grecs sont convertis en drachme. L’État grec titrise ses recettes fiscales en drachme par le rétablissement des comptes publics en drachmes. La prime titrisée de crédit public en drachme est cotée exclusivement sur le marché public européen de la liquidité.

Toute la dette publique grecque en euro est rachetée par la BCG sur le marché monétaire européen. Le prix des titres publics grecs en euro est compensé dans les comptes de la BCG par le prix du collatéral acheté en drachme ; collatéral déposé en garantie de la liquidité émise sur le nouveau marché monétaire en drachme. La drachme est déposée comme titre de souveraineté grecque sur le marché public européen de la liquidité. La prime de capital et la prime de passif de la BCG sont négociables exclusivement en euro sous le contrôle public de l'État confédéral.

Équilibrage numérique des prix au droit 

La monnaie fiduciaire circulant en pièces et billets sur le territoire grec reste l'euro. La drachme est uniquement instrument numérique de compte, de règlement et d'épargne sous la loi grecque ; non un moyen matériel de paiement. La BCG émet en drachme numérique la prime de liquidité du système légal grec de calcul des prix en souveraineté nationale. La monnaie numérique non physiquement matérialisable oblige tout vendeur de quelque chose à déposer dans une banque de donnée son identité et les catégories de contrat par lesquelles il entend acquérir du pouvoir d'achat légal en unité de compte nationale.

Pour permettre à la BCG et aux banques opérant en Grèce de comptabiliser des dépôts en drachmes, l’État grec mute l'état civil et le cadastre en banques de données numérisées comptabilisant tous les droits positifs attribués aux résidents grecs. Les qualifications professionnelles officielles reconnues, les biens immobiliers et mobiliers détenus en propriété sont légalement enregistrés dans les banques de dépôt sous contrôle du pouvoir judiciaire de l'État, distinctes des banques de crédit.

Le crédit en drachme est émis par la collatéralisation au nom des établissements de crédit, des transactions à terme sur les titres de propriété déposés. L'enregistrement numérisé de tous les sujets de droits et des objets de contrat déterminant les transactions grecques en euro délimite la conformité juridique des prix par la monnaie nationale. La gestion objective des titres de propriété engendre le règlement en taxes de tous les droits garantis par la collectivité ; le règlement en salaires du travail ; et le règlement en crédit numérisé des biens et services effectivement livrés.

Compensation du crédit par monétisation du réel objectif 

Le règlement général des prix s'opère par le processus de la compensation interbancaire décomposée en quatre équilibres complémentaires de droit positif. Le prix nominal comptant effectue le droit ; le prix au terme réalise le prix nominal ; la prime comptant en monnaie garantit constamment la livraison effective des biens au prix nominal à terme. Pour que la compensation numérique interbancaire engendre la solvabilité stable de tout emprunteur, il faut que les fonctions bancaires de garantie du droit, de financement du crédit, de comptabilité de l'investissement et d'assurance de la liquidité soient dissociées et ordonnées.

Le marché financier mutualise les risques à condition que tout acheteur soit spécifiquement assuré dans sa personne, son travail, ses biens et son crédit ; que tout prêteur soit spécifiquement garanti dans le prix de ses droits ; que tout garant enregistre les biens, le travail et les investissements dont il répond ; et que l’État agisse par des représentants publics dont le crédit personnel soit financièrement garanti en compensation.

La vraie réforme structurelle que la zone euro puisse négocier avec la Grèce est la mesure de la croissance réelle par la monnaie analytiquement compensée en prix nominal du droit. Sur le marché de la liquidité en drachme, la compensation numérique est créatrice nette de monnaie par le volume de l'offre des biens nominalement achetée dans une demande appréciée par des crédits garantis en drachmes. Tout acquéreur comptant d'un bien grec règle en prime de crédit émise par une banque d'investissement acheteuse de tout risque en drachme.

Tout acquéreur à terme règle en crédit d'une banque de crédit ; laquelle est par la compensation obligatoirement vendeuse de sa prime de crédit à une banque d'investissement. Tout vendeur d'un bien règle son ordre de vente par une prime d'assurance de sa capacité professionnelle à livrer. Tout paiement compensé dans les banques de données marchandes est règlement d'une prime fiscale d'assurance de l'intégrité personnelle du vendeur. Le prix nominal de service de tout bien livrable s'établit à l'équilibre nominal de l'offre et de la demande ; lequel est déterminé par l'égalisation en compensation de toutes les souscriptions de prime d'assurance sur les vendeurs aux souscriptions de primes de crédit sur les acheteurs.

Cohérence juridique du nommé au réel 

La réforme monétaire de la drachme induite par l'euro restructure la finance ; elle consiste à déterminer les prix nominaux des biens négociables par les primes fiscales et assurantielles des droits personnels. Ainsi la monnaie nationale est spécifiée par l'objectif financiarisé du plein emploi du travail offert par les personnes physiques en règlement de leurs besoins d'assurance, de consommation et d'investissement. La BCG ré-émettrait la drachme par rachat de la dette publique au 1er juillet 2012 à la parité de 1 pour 1 euro. Tous les vendeurs de dette publique grecque sont alors réglés en prime de crédit en euro de la BCG et en prime de change de la drachme à l'échéance des titres cédés.

Les non-résidents grecs et les Grecs souhaitant acheter à terme en drachme déposent des actifs réels et financiers dans la compensation grecque garantie par la BCG. L'achat de la drachme à la BCG provoque le calcul des prix réels à terme des actifs escomptables dans les établissements de crédit grecs. Les prix nominaux à terme sont compensés par les ordres d'achat primaire de l’État, des investisseurs résidents, des consommateurs et des exportateurs grecs.

En étant vendeur primaire de la liquidité des services publics, l’État grec en achète le prix nominal fiscal. Le prix réalisable à terme d'émission budgétaire des titres de fiscalité est objectivement issu du marché monétaire où tous les droits sont représentés. Les ventes de biens réels ou de collatéral juridique sont crédités en drachme par les banques de crédit à échéance de l'engagement de livraison du bien déposé en compensation. A l'échéance engagée, le remboursement des crédits du vendeur est compensé par le règlement primaire du crédit des acheteurs et de la prime fiscale du bien réellement servi.

Politique de responsabilité monétaire générale 

Toute la liquidité de l'économie grecque est mesurable par le bilan en drachme de la BCG. Tous les crédits centraux accordés par la compensation à différentes échéances de court terme sont adossés au prix nominal des collatéraux déposés dans les banques de marché. La compensation s'effectue en droit, en crédit, en prime investie et en prix réglé des primes d'assurance. La drachme est liquide en euro si le capital de la BCG est intégralement racheté en primes de change non nulles en euro sur le marché financier confédéral.

Comme le passif de la BCG est totalement garanti par la vente en euro de la prime des crédits centraux en drachme, les États et les banques de la zone euro sont créanciers de la Grèce par des primes dont le prix est nul si la drachme reste à la parité de 1 pour 1. Les créanciers vendent la prime de change de la drachme. Comme l'euro est une obligation de liquidité juridique positive de tout emprunteur sur le marché monétaire confédéral, les créanciers de la Grèce ont le droit de vendre leur collatéral de droit grec remis par des emprunteurs résidents grecs. Alors la baisse de la contrevaleur en euro de la position de crédit de la BCG dans la compensation en drachme finit par dégager une prime de crédit positive des emprunteurs grecs en euro et en drachme. Le change restaure la liquidité.

L'euro prime de crédit des souverainetés nationales dans la confédération européenne interdit toute répudiation de dette en euro. Un crédit en euro ne peut être remboursé dans la compensation confédérale que par le crédit d'une prime de crédit positive de l'emprunteur ; la prime étant détenue par le marché. La vente de la prime de crédit de la position nette consolidée de la BCG dans la compensation en drachme provoque une dépréciation ordonnée de la parité grecque sur la solvabilité réelle de l'économie domestique.

Équilibre rationnel monétisé de la propriété au crédit 

La dévaluation est structurellement limitée par la réévaluation des actifs réels grecs en drachme et la dépréciation nominale des actifs financiers détenus en euro sur des débiteurs produisant en drachme ; c'est à dire par du travail grec et des actifs réels sis en Grèce. La cotation des actifs de la BCG s'apprécie en drachme au fur et à mesure que le prix du collatéral grec se réévalue et augmente par les dépôts du système bancaire. le marché monétaire grec assure la liquidité en drachme par l'appréciation objective du collatéral offert par les banques à la demande de la BCG.

Le bilan de la BCG cote le collatéral réel adossé à la drachme ainsi que le collatéral financier en euro adossé à la compensation européenne de la parité des crédits centraux en drachme. Le capital de la BCG constitue ainsi la réserve de change intérieur en drachme et extérieure en euro de la souveraineté grecque. La compensation en drachme et la compensation en euro sont réciproquement adossées en parité de change ; laquelle est garantie d'application politique du droit en Grèce et dans l'Union.

A l'actif du bilan en euro des banques de l'Union, la conversion des dettes grecques en drachme et la dépréciation de la drachme en euro se traduisent par la dépréciation des titres de crédit, des primes de change rétablies et des primes de crédit. Mais la restauration systémique de la solvabilité grecque ouvre la voie par les mêmes moyens à la solvabilité de tout État rétabli dans sa fonction d'assureur financier en dernier ressort de la stabilité bancaire en euro.

La politique objectivée par la monétisation du réel 

Le bénéfice de liquidité systémique obtenu par l'adossement de l'euro à la drachme est démultiplié par la mesure objective possible des pertes de crédit en euro des États nationaux, des banques, des citoyens de l'Union et des non-résidents internationaux déposants en euro. La Confédération européenne impose par le nouveau marché monétaire européen une parité objective fixe et garantie entre la liquidité émise par la BCE et le prix nominal du collatéral immobilisé en garantie légale. Ni les États ni les banques n'ont plus la liberté d'émettre de la dette hors de la garantie fiscale des citoyens européens effective dans le marché financier.

Les paradis fiscaux et réglementaires ne peuvent plus exister dans la zone euro. En contrepartie, tout État demeurant souverain sur sa fiscalité est obligé de titriser ses lois et son budget par la restauration d'une unité de compte nationale exclusivement convertible en euro et déposée dans le marché monétaire confédéral. Le principe de liquidité du crédit en euro acquis par la Confédération est l'objectivité marchande de toute parité monétaire en collatéral financièrement déposé. Les États s'obligent à exercer leur souveraineté par leurs lois et leur budget comparables par l'euro sur des droits positifs financièrement explicites ; les banques n'ont aucun accès à la liquidité sans se soumettre publiquement aux lois et à la fiscalité qui délimitent et garantissent leur solvabilité.

L'adossement de l'euro aux compensations nationales permet la dévaluation du collatéral émis en titres de crédit par les États et les banques et la réévaluation du capital émis en titre de propriété, titres de travail et titres de capital émis par les États, les entreprises et les personnes physiques. Une monnaie interne ou externe à la confédération européenne n'est convertible en euro qu'à la condition d'être déposée dans des banques de marché en euro comme titre de rationalité du crédit par le capital objectivement mesuré.

Liquidité universelle des droits européens 

La confédération de l'Union Européenne s'impose en logique le même système bancaire en euro que celui qu'elle propose à la Grèce pour refinancer la souveraineté mise en défaut. Les banques en euro sont distinctes des banques en monnaie nationale par un capital et des primes de capital cotés séparément en euro. Les banques de crédit liquides en euro vendent tout leur capital à des banques d'investissement en euro. Tous les fonds de mutualisation publique du risque systémique et du risque sur la vie des personnes physiques ont un statut d'assureur dans la compensation en euro. Le Trésor Confédéral est assureur en dernier ressort de l'euro-système.

Tous les biens et services, tous les actifs et toutes les monnaies achetables par la liquidité empruntée à la BCE sont déposés et juridiquement garantis par les banques de marché en euro. Comme la Confédération de l'euro garantit dans la compensation européenne tous les engagements de ressortissants de l'Union envers des déposants étrangers, les parités de change nominales de toutes les monnaies en euro varient selon l'équilibre compensé en crédit de l'offre et de la demande des primes de change.

Tous les actifs étrangers déposés en euro sont des titres de souveraineté étrangère appréciés en droit européen des personnes, du travail, de l'environnement et des sociétés ; la fiscalité financière confédérale détermine sur l'appréciation du droit le prix de toute collatéralisation du crédit en euro. La liquidité de l'euro finance le droit des personnes et la dépollution de la planète à l'intérieur et à l'extérieur de la souveraineté confédérale. La compensation en euro réévalue les devises étrangères en position créditrice nette de liquidité sur les ressortissants de la Confédération ; positions qui sont par conséquent débitrices nettes en droit européen des personnes et de l'environnement.

Le travail transformateur du discours en réalité 

Les dettes publiques ne sont pas maîtrisables dans un système économique qui monétise le capital bancaire à la place du travail objectif de production du réel. Si l'intérêt général public ne s'intègre pas dans le calcul financier des prix, les intérêts privés captent la finance pour valoriser le capital au présent indépendamment du travail qui produira la richesse réelle. L'euro en crise monétise des transactions financières hors du droit réel visé par un pouvoir politique financièrement responsable. Le capital n'est plus la rémunération du travail qui puisse rembourser les dettes de la Grèce ou de tout autre pays européen.

Le nouveau marché monétaire public européen referme la trappe à liquidité où s'abîme l'Union. Le droit des nationalités européennes les plus protectrices du travail des personnes devient l'étalon d'appréciation intérieure et extérieure de l'euro. La réévaluation des monnaies de nationalité en euro et la dépréciation de l'euro par rapport aux zones monétaires excessivement créditrices en euro restaure la liquidité des transactions par le plein emploi domestique et international de l'offre de travail.

La demande européenne de bien-être discutée et délibérée par tous les degrés politiques locaux, nationaux et confédéral de la démocratie répond à une offre réelle solvable de biens et services produit par un travail justement rémunéré en liquidité du droit. Le sauvetage financier de la démocratie grecque est le sauvetage financier de la démocratie en euro. Il implique que la monnaie soit soustraite à la spéculation politique ; que le capital garantisse le crédit ; que la rémunération du capital soit le prix de la liquidité des débiteurs ; que la liquidité soit le prix de la croissance humaine réelle.

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