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La crise économique actuelle a ses racines dans la civilisation. La compréhension des phénomènes en cours exige une redéfinition de la monnaie, du crédit, du risque, du marché et de la responsabilité publique. La discussion est ouverte.

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Capitalisation du travail dans la gouvernance des entreprises

Une communauté d'intérêts personnels

1) les salariés, le chef d'entreprise, les actionnaires, les créanciers, les fournisseurs, les clients sont des personnes porteuses d'une même dignité humaine à exister en relation d'échange avec les autres.

2) L'entreprise, la société propriétaire du capital, la société civile, les syndicats salariés et professionnels, les sociétés clientes et fournisseurs, l’État et les collectivités locales sont des personnes morales représentant différents intérêts solidaires engagés dans l'activité de l'entreprise.

3) L'objet de l'entreprise est la production de biens et services au bénéfice de ses clients dans le respect de tous les droits des personnes physiques impliquées et intéressées à l'activité de production et de vente.

4) Sous la loi juridique et la morale, l'entreprise est régie par la loi économique qui implique que le prix de tout ce qui est vendu par l'entreprise soit dans la durée supérieur au prix de toutes les ressources consommées : le travail rémunéré en salaires, les intrants, le capital et les primes d'assurance.

5) Toutes les personnes impliquées dans les productions et ventes de l'entreprise sont intéressées à la durabilité de l'activité réalisée par un prix moyen de la valeur ajoutée produite toujours égal ou supérieur à l'ensemble des charges et des nouveaux investissements.

La rentabilité universelle partageable d'entreprise

6) Tous les bénéficiaires de revenus de travail, de capital et de consommation entrepreneuriale de ressources collectives attendent de l'entreprise qu'elle respecte leurs droits juridiques et moraux à s'épanouir par les revenus monétaires de leur travail qui rémunèrent le temps dépensé et les biens propres immobilisés dans les actes de production.

7) A l'échelle des personnes physiques, trois catégories temporelles d'intérêt sont investis : le travail qui produit actuellement, le travail accumulé du passé immobilisé en capital réel, le travail à venir qui apportera les revenus attendus par les salariés, les apporteurs de capital et les créanciers de l'entreprise.

8) Le rôle du chef d'entreprise est de coordonner, de combiner et de défendre toutes les catégories d'intérêt investi dans la production, la vente et le développement humainement bénéfique des activités.

9) Derrière le maintien d'un fonds de roulement en trésorerie toujours positif, le défi du chef d'entreprise est de négocier une rémunération de chaque type d'intérêt qui motive chaque porteur d'intérêt à donner au travail collectif la contribution qui rende le meilleur rapport qualité-prix à la production finale.

10) La négociation la plus subtile et engageante est celle qui intervient entre le chef d'entreprise et les salariés qui assument chacun une fonction spécifique dans une combinaison complexe d'objectifs et de contraintes intermédiaires.

Subsidiarité des différents apports en capital

11) La négociation des tâches, objectifs et responsabilités assignés à chacun implique une symétrie des rôles, une équivalence des droits, une hiérarchie des responsabilités et une complémentarité des savoirs.

12) L'efficacité de la collaboration entre le chef d’entreprise et les salariés est régie par le principe de subsidiarité qui pose à la fois l'égalité de dignité, la communauté d'objectif, la différenciation des tâches, la liberté d'action dans son domaine de compétence et la responsabilité de chacun par rapport à ses clients et fournisseurs internes.

13) La subsidiarité revient à poser sur le plan managérial que chaque personne représente une participation au capital de l'entreprise par les talents, les ressources et le temps qu'il y investit.

14) La subsidiarité posée comme mise en commun des capitaux personnels signifie que l'entreprise produise une valeur différenciable qualitativement et quantitativement selon la nature et le rendement du capital effectivement investi.

15) La rémunération prioritaire du capital de savoir-faire individuel mise à disposition dans la durée de l'entreprise est le salaire.

16) La rémunération du capital juridique, écosystémique et marchand sont les impôts, taxes et charges sociales.

17) La rémunération du capital physique emprunté est le loyer.

18) La rémunération du capital financier d'assurance de la solvabilité de l'entreprise est le dividende.

19) L'équilibre économique et moral des contributions de chaque personne à l'entreprise implique pour chaque personne la mesure de la composition du capital effectivement investi et la négociation du prix de chaque tâche, compétence, actif physique et performance.

Décomposition de la valeur ajoutée par les options de prix

20) La rémunération différentiable des composantes d'un capital personnel s'appelle une prime ; un salaire est une prime de travail ; une prime au sens courant du terme est en réalité économique une attribution de dividende sur l'accroissement de capital financier induit par son bénéficiaire actionnaire, dirigeant ou salarié.

21) La rémunération différentiable des contributions personnelles à la plus-value d'entreprise repose sur un marché financier interne de négociation du prix de chaque unité d’œuvre livrée à la communauté.

22) Un marché financier interne à l'entreprise signifie une représentation commune lisible et compréhensible à tous, des objectifs, règles, contraintes et tâches assumés par chacun quels que soient son poste et sa fonction.

23) La négociabilité pour chaque poste de travail du prix, de la nature et des conditions de chaque unité d’œuvre entre client et fournisseur internes implique un système d'information central et une culture de la confiance responsable entre tous les rôles et fonctions.

24) La culture de la confiance entrepreneuriale implique une connaissance partageable de l'objet social de production et une chaine continue de décomposition de l'objectif d'entreprise en tâches et objectifs subsidiaires.

Principes de régulation entrepreneuriale des prix

25) L'efficience communautaire et solidaire d'entreprise est incompatible avec une inégalité de fait ou de droit entre les actionnaires financiers et les actionnaires par le travail.

26) Le système d'information comptable doit interdire la distribution de dividendes fictifs issus d'un rapport de force déséquilibré entre les salariés et les apporteurs de capital financier.

27) La fonction primordiale du chef d'entreprise est la régulation des rapports d'échange entre tous les rôles afin d'obtenir une évaluation concertée et moralement équilibrée de chaque unité d’œuvre contribuant au chiffre d'affaire et à la plus-value commune.

28) La fonction externe du chef d'entreprise est la représentation du corps commun d'entreprise face aux collectivités publiques et syndicales qui fournissent l'assurance systémique de la personne morale et l'assurance sociale et juridique des personnes physiques investies par leur travail.

29) Le chef d'entreprise est fonctionnellement propriétaire de la prime du capital financier de l'entreprise qu'il dirige : il n'y a que lui qui puisse être arbitre de la répartition de la plus-value entre le capital financier et le capital de travail.

30) A l'échelle du système économique la possibilité de titriser du capital et du crédit d'entreprise indépendamment des personnes physiques qui dirigent et produisent effectivement la valeur ajoutée revient à déconnecter les prix en monnaie des besoins et du travail effectivement humains.

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