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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 15:19

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Christian Gomez : 100% money

Commentaire au billet de A-J Holbecq paru sur le Blog Plus loin que Jorion.

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Le 100% monnaie dans le non-système actuel

Comptabilité financière idéologique

Révéler l'intention d'origine

Intégrer le 100% monnaie dans la responsabilité libre

Un système produit par son utilisation

Le marché commun d'option généralisée du prix

Une cause de création monétaire par rôle financier

Rationalité monétaire de marché régulé

Réalisation de l'unité monétaire 100% optée

Compensation monétaire mondiale généralis&eacutee

Équilibre monétaire dynamique rationalisé par le temps


A-J Holbecq a commis sur le blog « Plus loin que Jorion » une synthèse d'une présentation par Christian Gomez du 100% monnaie. Le système monétaire 100% monnaie reprend le schéma monétaire de Maurice Allais. Il analyse la crise actuelle qu'il propose de surmonter par la séparation des fonctions de dépôt, de crédit et d'investissement. L'analyse qui suit développe des propositions inspirées du modèle 100% monnaie qui permettraient de réévaluer le prix réel des dettes publiques et privées, de recapitaliser le système financier, de rétablir un équilibre des échanges internationaux et de stabiliser les monnaies et la croissance. Ce modèle financier reprend les trois rôles fondamentaux qui rendent la monnaie liquide sans fongibilité dans le crédit ou le capital. Ce modèle monétaire peut structurer un système de compensation internationale qui rende les zones monétaires politiquement indépendantes les unes des autres. Ainsi l'Union Européenne peut adopter son propre système de régulation monétaire et financière compatible avec n'importe quel choix politique des autres économies nationales.

Le 100% monnaie dans le non-système actuel

Permettez-moi à partir d'une analyse du modèle de Maurice Allais et de votre proposition du 100% monnaie d'intégrer la monnaie dans une représentation qui définisse une transition de l'actuel désordre. En explicitant toutes les dimensions théoriques et pratiques de la monnaie, il est possible de décrire la monnaie en acte telle qu'elle se manifeste dans la crise actuelle et la monnaie en puissance telle qu'elle deviendra après les réformes. Des réformes qui doivent être mises en œuvre dès maintenant si l'on veut éviter une nouvelle phase de décomposition de la civilisation humaine comparable à celle qui a précédé la seconde guerre mondiale.

L'apport innovant fondamental de Maurice Allais est d'identifier un minimum de trois rôles financiers distincts pour faire exister la monnaie. La non-distinction organique de ces rôles produit l'instabilité monétaire non gouvernable entre l'inflation et la déflation et la cyclicité de la croissance économique. Le Glass Steagall Act a échoué à stabiliser le dollar après la deuxième Guerre à cause d'une distinction entre la spéculation et le crédit qui n'intégrait pas la séparation entre création monétaire et crédit. Dès la guerre avant la réforme monétaire internationale de Bretton Woods, la spéculation a pu créer de la monnaie en jouant sur des opérations de hors-bilan avec les banques de crédit qui pouvaient ainsi accroître leurs emprunts auprès de la Réserve Fédérale.

Maurice Allais réclame une distinction transparente dans le statut des opérateurs financiers entre l'activité de paiement-compensation par de la monnaie centrale et l'activité de crédit. L'interdiction faite aux banques de crédit d'ouvrir des comptes de dépôt à vue doit bloquer le financement des prêts par de la monnaie qui nourrit des dépôts à vue qui refinancent directement de nouveaux prêts. De même l'interposition des banques de crédit entre les banques d'affaire et les banques de monnaie doit interdire le financement des investissements ou des achats spéculatifs par des dépôts à vue. En vision statique de la monnaie, la séparation des activités discrimine le rôle d'anticipation des prix, du rôle de financement des prix à terme par l'épargne et du rôle de règlement comptant des transactions par la monnaie.

Comptabilité financière idéologique

La discrimination des décisions est essentielle pour éviter de déformer dans une même décision le prix à terme des investissements par l'intérêt au crédit et le prix du crédit par l'intérêt à la liquidité monétaire. Dans le système financier actuel, la rentabilité des investissements et l'équilibre des prix à terme sont déformés et donc illisibles à cause de la compensation à l'intérieur des mêmes bilans des décisions d'investissement et des décisions de crédit. De même l'adossement autorisé au sein d'un même opérateur des dépôts à vue à des portefeuilles d'investissement et des portefeuilles de crédit permet une création monétaire libre de toute régulation objective de la banque centrale et du régulateur du crédit.

Sans la discrimination réclamée par Maurice Allais, les ratios de liquidité et de couverture des bilans financiers par les fonds propres sont inopérants. Quand une banque polyvalente manque nominalement de liquidité, elle revend ses engagements de crédit en les garantissant par des opérations de hors-bilan plus ou moins explicite. Ou bien encore elle vend des engagements de hors-bilan sur lesquels elle touche des primes de crédit qui font sa liquidité. Les mêmes opérations librement contractualisables permettent d'afficher ou de faire disparaître des fonds propres. La polyvalence financière à l'intérieur d'un même bilan bancaire offre de fait une totale liberté à l'opérateur financier de qualifier en risque, en crédit et en liquidité le prix dans les contrats.

Tout contrat financier contenant une distribution de flux monétaires dans le temps à la fois partiellement certains et partiellement incertains offre à l'opérateur actif en même temps sur le présent et le futur, sur le certain et l'incertain, sur le prêt et l'emprunt de capter la valeur selon son seul intérêt propre. Les flux de hors-bilan simulent ou dissimulent l'incertain ; les flux de crédit simulent ou dissimulent les échéances certaines de monnaie ; et les opérations de capital financier, donc de prime de risque, simulent ou dissimulent l'anticipation financière de la rentabilité. L'opérateur financier polyvalent maîtrise unilatéralement l'affichage de la création monétaire en contrepartie de la valeur réelle qu'il achète, vend ou produit par lui-même.

Révéler l'intention d'origine

La norme financière et la comptabilité d'engagement contractuel ne suffisent pas à qualifier la nature monétaire d'un actif et d'un passif. Il faut connaître l'intérêt du gérant financier à rechercher la plus-value soit sur le prix à terme, soit sur la transformation dans le temps de l'épargne en crédit, soit encore sur le service de paiement entre acheteurs et vendeurs. Si le gérant financier n'est pas spécialisé sur l'un des trois rôles d'intermédiation de l'investissement, ou du crédit, ou de la compensation des paiements, il requalifie en permanence ses finalités pour s'assurer le prix de sa prestation et demeurer toujours solvable et rentable. La conséquence très visible de cette liberté est que la monnaie n'est pas crée pour anticiper l'équilibre des prix futurs, ni pour garantir la valeur de l'épargne ni pour assurer la liquidité présente des transactions mais pour garantir quoiqu'il arrive les plus-values bancaires et financières.

La création monétaire est une dynamique d'anticipation réciproque du présent par le futur. Si la séparation des rôles peut permettre d'identifier qui anticipe quoi, elle ne prouve pas en soi le sens réel des intérêts pris par les intermédiaires financiers dans la réalisation des anticipations de liquidité, de crédit et de plus-value. Comment dissuade-t-on une banque d'investissement de faire crédit ou de créer de la monnaie sans le dire ? Une banque de crédit d'investir son propre crédit pour créer de la monnaie pour elle-même ? Une banque de compensation de prélever dans la liquidité de la monnaie pour capter l'intérêt du prêt ou de l'investissement ? La séparation nominale des activités doit être complétée par la ségrégation des actifs dans le temps entre leur liquidité, le crédit qu'ils génèrent et la plus-value qu'ils rapportent. Un même actif doit être évalué par l'investisseur pour la plus-value qu'il contient, par le prêteur pour le crédit qui finance sa production et par le dépositaire de la liquidité qui règle les échanges.

Le modèle d'Allais et le 100% monnaie reposent sur une hypothèse de rationalité identifiée à l'origine des opérations financières. Chacun sait en soi-même que la détention d'encaisse de monnaie exprime un choix de non-choix. Le motif d'une encaisse est l'accumulation de pouvoir d'achat provenant du passé dont on souhaite conserver le prix sans en avoir défini ni l'objet, ni l'échéance futurs. L'utilité de la monnaie est bien de compter la puissance. C'est à dire de faire exister le prix avant l'acte qui réalise l'objet final de valeur dans l'espace et le temps. De même l'épargne non liquide est un prix dont le titulaire n'a fixé qu'une date potentielle de dépense à l'échéance d'un objet concrètement indéterminé. Et le titre d'investissement est un potentiel de plus-value dont la réalisation est confiée à un investisseur sur un objet et une échéance cédés par l'acheteur du titre contre une simple promesse assise sur la confiance rationalisée. Pour que l'hypothèse de rationalité financière soit vérifiable en effet, il faut constater la livraison de l'objet final de l'anticipation du prix.

Intégrer le 100% monnaie dans la responsabilité libre

L'analyse de la substituabilité monétaire des actifs financiers vise à modéliser le prix, l'échéance et la certitude de la valeur à terme des actifs en monnaie présente. Cette analyse reste probabiliste. Elle ne définit pas la réalité mais un modèle de réalité des possibles. Les agents économiques utilisent la monnaie pour rationaliser leurs décisions face à différents futurs possibles entre lesquels ils vont faire leur choix. La monnaie ne peut pas être un modèle présent exact des prix futurs mais seulement un modèle de génération future des prix. Il est impossible de tirer un modèle de la masse monétaire future effective à partir d'un moteur de rationalité financière. Le plan d'un moteur n'est pas le moteur qui fait avancer. Ce sont les décisions libres des agents économiques que personne ne peut connaître avant qu'elles soient prises qui fixeront la structure effective à terme de la masse monétaire. Supposer la rationalité des agents économiques n'infère pas l'équilibre futur de cette rationalité entre ses sujets autonomes.

L'observation de l'économie financière réelle oblige à tenir pour théorique l'hypothèse de la rationalité humaine. Autrement dit, cette rationalité n'est pas d'une seule nature déterministe mais de trois : déterministe, logique et morale. Les sciences dures explorent le réel par la rationalité matérielle objective. Les sciences dites humaines explorent la réalité subjective par les concepts qu'elle contient et par les finalités qu'elle élabore. La science économique est morale et politique : elle ne peut pas élaborer de concepts déterministes sous peine d'être perpétuellement contredite par les faits ou bien de ne rien dire de la réalité objective. Le 100% monnaie s'inscrit bien dans une rationalité morale et politique mais ne contient pas en l'état de processus d'appréciation des finalités économiques qui donne le sens de la dynamique monétaire et financière. Il en résulte que le passage du système actuel au 100% monnaie demeure incertain dans sa logique et ses effets ; que le 100% monnaie ne tolère pas de système alternatif propre à une économie ouverte ; que le défaut d'unanimité mondiale sur sa pertinence interdit de fait sa mise en œuvre.

Pour rendre le 100% monnaie immédiatement opérationnel en résolution de la faillite du système actuel, il faut lui ajouter une rationalité de la finalité économique libre. Le 100% monnaie doit informer les agents économiques libres des risques qu'ils assument en se mettant en dehors de sa logique. Il existe une solution : le 100% monnaie optionnel. Au lieu de modéliser a priori la structure décisionnelle de la masse monétaire, il convient de livrer aux agents économiques une méthodologie décisionnelle qui leur permette de vendre ou d'acheter le 100% monnaie ; et d'engager leur décision dans la logique du 100% monnaie qu'ils achètent librement. Cela revient à interfacer le 100% monnaie avec le non-système actuel où la monnaie, le crédit et le risque sont fongibles et non intelligibles.

Un système produit par son utilisation

La solution est un marché commun mondial d'option qui soit en lui-même une option. Pour créer l'option de marché, il faut utiliser une monnaie spécifique qui discrimine l'application du 100% monnaie de sa non-application. Les monnaies actuelles qui ne se convertissent pas au 100% monnaie doivent être convertibles sans destruction de valeur. La monnaie spécifiant le 100% monnaie doit être l'expression matérielle de la règle de marché dans les prix qu'elle exprime convertibles en n'importe quelle monnaie. En utilisant la ou les monnaies 100% monnaie pour régler, apprécier ou conserver la valeur, l'agent économique dois être ipso facto soumis aux règles qui font le 100% monnaie. En n'utilisant pas la monnaie 100% monnaie, l'agent économique exerce la liberté de s'exclure du système et de ses bénéfices.

Le 100% monnaie optionnel génère son propre droit par le contrat à partir de n'importe quel système économique de monétisation d'un droit national. La règle unique fondamentale est la garantie de tout prix nominal par une prime réglée en unité monétaire 100% optée (UMCO). L'application libre de la règle 100% est rendue visible par la négociation transparente sur un marché délimité par l'utilisation exclusive de la nouvelle monnaie à l'intérieur de son marché. La transparence de marché repose sur l'identification visible de tout négociateur et de la responsabilité de tout objet négocié quant à la réalité livrable, au prix nominal et au prix réel à la livraison. Le marché UMCO a pour but de produire une évaluation rationnelle de tout actif y compris monétaire et juridique par la mise en œuvre de la règle du 100% monnaie. L'ensemble des opérateurs en UMCO est solidaire de l'application du 100% en étant systématiquement engagés sur la livraison d'un nominal ou sur la garantie du prix négocié du nominal.

N'importe quel actif sous droit national peut être monétisé en UMCO à condition d'être préalablement déposé dans le marché. L'UMCO se définit alors comme unité de compte sous-jacente à n'importe quel prix négocié en nominal d'option d'un objet juridique déposé, réellement livrable. La réalisation du prix nominal en UMCO est totalement garantie par une livraison physique vérifiable d'un objet de droit. Si la livraison à terme en contrepartie du paiement du prix nominal n'est pas conforme à la promesse négociée, l'acheteur du réel est indemnisable par la prime d'option du prix. Tout acheteur de nominal au présent vendu à terme s'engage à livrer une réalité dans le futur. Tout vendeur de nominal au présent verse une prime à un vendeur de garantie de la réalité du prix par la livraison vérifiable dans le marché.

Le marché commun d'option généralisée du prix

Le marché délimité par l'UMCO permet d'engager des crédits et des paiements dans les monnaies actuelles quelle que soit la proximité au 100% monnaie des systèmes financiers sous-jacents. Les monnaies nationales, les paiements dans ces monnaies et le crédit des émetteurs nationaux de monnaie sont déposés comme objet de négociation en UMCO. La valeur des monnaies peut alors être cotée en 100% monnaie par la prime d'option de change en UMCO. Les paiements en monnaie nationale sont cotés par la parité à terme en UMCO. Les émetteurs nationaux de monnaie sont cotés par la prime de leurs options d'achat de crédit en UMCO. Le marché en UMCO est un moteur de liquidité du crédit par la négociation transparente de tous les objets sous-jacents à la monnaie.

L'UMCO est émise par le marché à proportion des primes en cours et des nominaux vendus à terme. L'UMCO se crée à proportion des transactions à terme, se détruit par le règlement des livraisons. La variation du prix des primes détermine le volume et le prix des nouvelles transactions. L'intermédiaire de marché dépositaire du contrat est une banque de dépôt. Elle arbitre l'évaluation des litiges et le versement des indemnités sur les primes qui garantissent les prix. La compensation de marché ne porte donc pas seulement sur les paiements en UMCO, mais sur la régularité des livraisons et sur l'indemnisation des pertes nominales couvertes par les primes.

La monétisation d'un actif en UMCO implique l'identification de son vendeur. Le vendeur paie à l'intermédiaire de marché qui va coter l'actif, une prime qui garantit la régularité juridique de l'exécution des transactions. A chaque négociation, l'intermédiaire confronte la totalité de l'offre à la totalité de la demande et exécute les paiements concomitamment aux livraisons. La banque de dépôt est banque de marché compensatrice des flux monétaires par les flux réels. La compensation centrale de tous les mouvements entre banques de marché a pour résultat d'indexer la masse des paiements en monnaie sur la réalité des flux de valeur ; d'indexer les encaisses UMCO sur le volume effectif des transactions en prix nominal rapporté à des primes.

Une cause de création monétaire par rôle financier

Les banques de marché UMCO (Compagnies de Services Monétaires dans le 100% monnaie) maîtrisent une seule des trois causes fondamentales de la création monétaire : la légalité objective des transactions. Les banques de crédit qui collectent l'épargne pour la recycler en prêt maîtrisent la cause temporelle de la création monétaire : elles adossent les échéances de l'épargne aux échéances du crédit. La compensation de l'épargne par le crédit génère le prix de la liquidité sur toute la courbe des taux selon l'équilibre des échéances entre prêts et emprunts. Tout crédit implique la vente de la prime de crédit de l'emprunteur. C'est la troisième cause fondamentale de création monétaire. La prime de crédit achetée par des investisseurs est intermédiée par les banques d'affaire ou d'investissement.

Le moindre défaut d'un emprunteur est couvert par la prime de crédit enregistrée chez la banque de marché. L'intermédiaire de marché est dépositaire de l'identification de l'emprunteur, de ses comptes financiers et des contrats vendus à terme en sous-jacent du crédit. Le prêt d'une banque de crédit donne lieu à l'émission d'un certificat d'investissement. L'intermédiaire du crédit émet de la monnaie au nom de l'emprunteur à hauteur du prix de vente à terme de l'objet du crédit. La monnaie d'un crédit UMCO ne peut pas être livrée sans l'achat à terme effectif de l'objet du crédit déposé dans une banque de marché. Le certificat d'investissement est adossé à un dépôt à vue au nom de l'emprunteur dans la banque de marché. Les banques de crédit se refinancent par la vente de dépôts à terme et de titres de créances émis à leur nom par les banques de marché qui en restent dépositaires.

Une banque de crédit est une chambre de compensation des prix à terme dont tous les actifs et passifs sont déposés dans des banques de marché. Le risque de compensation induit par le décalage résiduel entre échéances prêtées et échéances empruntées est couvert par le capital de la banque de crédit. Le capital coté est entièrement vendu à des investisseurs par les banques d'affaire dédiées exclusivement à l'anticipation de la rentabilité des investissements. Le capital est coté dans les banques de marché dépositaires des certificats d'investissement et de dépôt de la banque de crédit. La banque de marché est dépositaire de la comptabilité du crédit couverte par les titres de capital de l'intermédiaire du crédit.

Rationalité monétaire de marché régulé

La banque de marché émet pour tout objet négociable à terme une option sur le prix, une option sur le crédit des vendeurs, une option sur le capital des vendeurs, qu'ils soient opérateurs financiers ou opérateurs réels engagés dans la livraison du physique. Toutes les options sont cotées à proportion de la position de prix nominal sous-jacente à l'ensemble des contrats en cours sur un même objet. Les primes non acquises par des investisseurs sont impérativement achetées par des banques d'investissement. Dès qu'une prime en cours affiche un prix négatif, les positions acheteuses de la prime subissent un appel de marge au profit des positions vendeuses susceptibles d'être appelées en garantie sur le nominal.

Si la position nette d'une prime ne peut pas être compensée entre ses acheteurs et ses vendeurs, alors les banques d'investissement garantes des acheteurs deviennent propriétaire du prix de vente du nominal. Elles se couvrent en achetant le sous-jacent à terme ou en vendant le nominal selon le volume qu'elles croient effectivement négociable à terme. Toute l'évaluation du risque de réalité, de légalité, de disponibilité de la couverture du prix à terme se fait par l'intermédiation des banques de marché qui compensent l'offre et la demande de prime et font des appels de marge sur les positions primaires. Comme les vendeurs de prime s'adossent aux vendeurs du nominal, la variation du prix des primes crée une négociation entre les vendeurs de la réalité livrable et leurs garants. L'ajustement réciproque de l'offre à la demande à terme du nominal provoque l'ajustement du prix à la réalité probable.

Les banques d'investissement couvrent systématiquement en dernier ressort la compensation des primes. Le prix de la réalité présente en réalité à terme est la troisième cause de création monétaire après la liquidité et la temporalité financière. La positivité du risque exprime la création à terme de valeur dans le prix non négatif de la prime de tout nominal. Dès qu'une prime se rapproche du prix nul, l'intermédiaire d'investissement fait pression sur le vendeur de la prime propriétaire du nominal dont il garantit le crédit pour réduire les emprunts : soit en vendant des actifs réels soit en augmentant la productivité pour un même volume de vente.

Réalisation de l'unité monétaire 100% optée

L'investissement en UMCO est soit l'achat de prime de garantie soit la production de réel ; soit la garantie des crédits existant en adossement de la création monétaire soit la production de contrepartie réelle à la masse monétaire. La cotation des primes sur le marché informe tous les opérateurs de la nécessité d'ajuster l'équilibre réel de l'offre et de la demande ou bien le prix en monnaie de l'objet sous-jacent. L'affectation univoque des causes de création monétaire entre le marché, le crédit et l'investissement adresse une demande de monnaie au compensateur central de la liquidité qui offre la monnaie. Les primes d'option élevées indiquent un risque important sur un nominal ou un prix de vente à terme trop bas. Les primes d'option faibles indiquent un risque faible sur le prix nominal de marché ou un prix du sous-jacent trop élevé.

La banque centrale régule les prix en vendant les nominaux trop élevés et en achetant les sous-jacents dont la demande est quantitativement sous-estimée. La création monétaire en UMCO n'est pas ex nihilo mais bien adossée à une estimation réelle par le marché du besoin de transaction. Tous les motifs de transaction sont pris en compte non pas de manière abstraite par des modèles figés a priori mais par l'observation des anticipations engagées des agents économiques. La modélisation de la structure monétaire est dynamique et partagée en UMCO. Les décisions-mêmes des agents économiques visibles et engagés sur le marché sont les arguments constamment réactualisés de la valeur de l'UMCO. 100% monnaie signifie alors 100% liquide, certain et exigible nominalement et réellement, au présent et au futur entre 100% des agents économiques représentés dans le marché.

Le marché moteur de l'UMCO est un régulateur de capital au service de la sûreté du crédit dont la liquidité est l'étalon monétaire universel. L'UMCO peut être simplement ajoutée au système financier actuel non régulable. Elle cristallise la régulation du 100% monnaie et en extrait la liquidité contenue dans l'équilibre systémique. Il suffit que des États et des institutions financières s'engagent dans un contrat international de fondation et d'animation du marché UMCO. Les États mettent à disposition de la société de l'UMCO leur système judiciaire afin de connaître et arbitrer tous les litiges d'application du contrat social multinational. Ils s'enregistrent comme déposant de leur monnaie nationale et de leur dette publique.

Compensation monétaire mondiale généralisée

Les institutions financières de toute nationalité engagées dans la fondation de l'UMCO acceptent de dupliquer leurs activités actuelles en activités équivalentes séparées d'investissement, de crédit et de dépôt en UMCO. Les actionnaires non financiers des institutions actuelles deviennent actionnaires des nouvelles activités en UMCO. Les nouveaux intermédiaires d'investissement en UMCO achètent le capital de la banque centrale qui fournit la liquidité à la chambre de compensation centrale de marché. Les États fondateurs sont contractuellement actionnaires de la banque de supervision de l'UMCO. La supervision du contrôle du système 100% monnaie a un prix et des bénéfices financiers par l'achat et la vente d'options de capital de tous les intermédiaires financiers UMCO.

La première compensation générale du marché UMCO marque le début des cotations et des règlements en UMCO. Les premières opérations concernent la vente des primes de crédit en UMCO des États fondateurs, la vente des nominaux de dette publique et l'achat à terme du remboursement des dettes publiques en monnaie de l'État émetteur. La première compensation UMCO produit par conséquent le prix de la liquidité en UMCO, les parités et les primes de change des monnaies vendues en UMCO. Tous les opérateurs engagés en UMCO connaissent alors leur prime de capital, le prix de leur capital, leur prime de crédit à proportion de leurs emprunts en UMCO et leur prime de change en 100% monnaie à proportion de leurs emprunts en monnaie nationale.

Les États dont les ressources fiscales sont en monnaie nationale ont la possibilité de transformer leur système financier afin de réduire leur prime de change. Le marché UMCO produit le prix réel de toute réserve de change quelle que soit la nature des actifs sous-jacents. La garantie de crédit couverte par le marché UMCO offre une sécurité absolue aux dépôts à vue et à terme de toute nationalité d'origine. L'épargne en UMCO offre une réserve internationale de liquidité d'autant moins chère aux emprunteurs nationaux que leur prime de change et de crédit est faible.

Équilibre monétaire dynamique rationalisé par le temps

Le 100% monnaie optée produit un équilibre général dynamique de la création monétaire sur l'anticipation du réel. Chaque anticipation produit un modèle d'objet de la structure à terme de la monnaie. L'agrégation dans un même marché de tous les objets financiers anticipe la structure de l'unité monétaire utilisée dans ce marché. La structure nominale anticipée de la monnaie est couverte par le prix de la valeur réelle présente investie dans les primes. L'obligation de couverture de toute anticipation de prix subordonne en temps réel l'émission monétaire nominale à un équilibre engagé du possible et de l'incertain, du crédit et du capital. La monnaie est une transformation perpétuellement ajustable du crédit en capital effectivement disponible et du capital en crédit effectivement couvert par le capital de réalité possible anticipée.

Le 100% monnaie optée ne supprime pas la transformation financière mais l'ordonne par la distinction organique des responsabilités de transformation : dépôt, crédit, investissement. L'ordre financier du 100% monnaie optée n'est pas seulement une loi statique mais une régulation permanente de la réalité discriminée par la décision des agents économiques et financiers. Ce système intègre la faillibilité de l'État de droit à anticiper la réalité et réguler les décisions humaines. États de droit, agents de la responsabilité publique et agents économiques sont solidarisés par le cadre commun du marché où la réalité objective se pèse par la rationalité assumée de l'engagement de la personne humaine. Le seigneuriage est la prime publique de couverture du risque systémique allouée à la protection juridique de la responsabilité humaine personnelle.

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