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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 19:16

Reconstruire l'économie politique sur la théorie aristotéliciennne du prix remise à jour par Paul Jorion

1 La réalité et la vérité inventées ; 2 L'intelligence leurrée en soi-même ; 3 Modèle aristotélicien de la réalité ; 4 La science pythagoricienne ; 5 Démantèlement de l'économie politique ; 6 Réduction mathématique de la réalité humaine ; 7 Fin de l'économisme ; 8 Mystification économiste par la valeur ; 9 Décomposition de la valeur du système ; 10 La valeur réellement calculable par la finance ; 11 Fin de l'économisme

La réalité et la vérité inventées

Le prix de Paul Jorion offre une analyse rigoureuse d'une théorie du prix débarrassée de la notion de valeur. La démonstration repose sur la dénonciation du coup de force pythagoricien décomposé dans Comment la vérité et la réalité furent inventées. Paul Jorion explique que la construction de la réalité s'est structurée dans la civilisation méditerranéenne antique principalement sous l'enseignement des philosophes grecs. L’œuvre d'Aristote est le plus ancien témoignage d'un système philosophique complet d'expression de la réalité véritable.

L'invention de la vérité apparaît après une longue expérience de discussion de la réalité. Elle intervient selon Paul Jorion à la fin du Moyen Age quand la recherche scientifique se met à élargir le champ de la connaissance du réel en dehors du discours de la croyance religieuse. Il est alors nécessaire de poser un discours nouveau sur la réalité observée. Ce discours sur la réalité est par nécessité logique vrai ou faux : vrai quand il est vérifié par l'expérience et l'observation objectives ; faux quand aucun consensus ne se dégage ni sur la formulation de la théorie, ni sur la vérité de l'expérimentation.

Avant l'invention de la vérité distincte de la réalité, le discours de la connaissance humaine est réellement vrai quand il s'inscrit dans les écrits religieux inspirés. Après distinction de la vérité et de la réalité, il devient possible de poser des discours sur la réalité dont la preuve de vérité ne se trouve pas dans la théologie ou dans le mythe mais dans la réalité observée hors de toute vérité révélée. La science du réel existant se construit dans un discours sur l'objectivité. Elle doit discuter le mythe par la théorisation puis se vérifier par l'expérience sensible reproductible.

L'intelligence leurrée en soi-même

Au moment où les hommes commencent à différencier la vérité et la réalité, ils réalisent une autre différence à l'intérieur de leurs connaissances. Ils différencient les sources selon les statuts de subjectivité humaine : aux connaissances inspirées dont les clercs sont dépositaires s'opposent les connaissances théorisées par des savants sécularisés. La métaphysique devient le domaine de la religion et du discours sur l'origine du créé. La physique devient le domaine de l'observation et de la modélisation du concret indépendamment du questionnement de la cause d'existence de l'être.

La différenciation entre la réalité et la vérité s'accompagne de la séparation entre la vérité révélée et la réalité observée. Le procès de Galilée cristallise le divorce entre ces deux domaines de connaissance. L'épistémologie qui questionne la réalité de la vérité scientifique et les conditions de vérité de la science n'existe pas hors de la théologie de la révélation. Révélation réputée contenir toute connaissance humaine tant qu'il n'est pas imaginable que l'homme puisse douter de ce qu'il croit.

Paul Jorion explique cette scission cognitive de la connaissance humaine à partir des catégories d'Alexandre Kojève : être donné, réalité objective, existence empirique. L'être donné n'est accessible à l'intelligence que par l'existence empirique. Le langage d'intelligence humaine organise l'être donné saisi par l'existence empirique. L'intelligence enfermée par nature dans la réalité objective est naturellement exposée à oublier la médiation de l'existence empirique. L'écran de l'existence empirique transpercé par l'abstraction de l'être donné qui n'est pas accessible en soi finit par disparaître dans le sentiment intellectuel de la connaissance.

Modèle aristotélicien de la réalité

En décomposant l'effet de l'existence humaine à soi-même, Aristote avait distingué la matière, la forme et la fin. La matière était l'être donné dans l'effet sensible. La fin était également de l'être mais choisi par le sujet agissant de connaissance. La fin était la partie subjective de l'être, choisie par celui qui parle. La fin s'opposait à la matière, la partie objective de l'être. L'objectivité de l'être était donnée à celui qui parle. Sujet et objet sont des catégories d'aujourd'hui qui explique rétrospectivement la pensée aristotélicienne. La forme où se trouve la réalité objective était donc pour Aristote la séparation dans l'être entre le donné et le choisi, entre la matière et la fin.

Aristote avait introduit la distinction de l'être entre la fin et la matière pour expliquer le changement. La matière pouvait rester identique à elle-même en étant substituée par sa fin. C'est ce qui expliquait qu'une même matière produisait des effets différents sans avoir changé dans son être donné. Aristote contredisait les pythagoriciens qui niaient la possibilité du changement hors de la réalité mathématique de la matière.

L'inexistence de l'effet et l'indistinction de l'être entre sa matière et sa fin faisaient que la matière et les mathématiques étaient une seule et même réalité pour les disciples de Pythagore. A la fin du Moyen Age, la fécondité scientifique du travail de connaissance mathématisée redonne à penser que l'être observé par l'existence empirique est de nature mathématique.

La science pythagoricienne

Les mathématiques sont issues de la théorisation de la matière physique. Comme la matière est justement ce qui n'est pas choisi par le sujet, l'exigence du choix dans l'existence empirique paraît inutile dans le travail d'investigation d'un être donné expurgé de toute subjectivité. Les mathématiques efficaces à produire une connaissance partielle de l'être donné induisent une rationalité qui se croit indépendante de l'être choisi.

Le discours sur la rationalité du choix, c'est à dire le questionnement moral, n'est plus indispensable à la connaissance. La morale est abandonnée à la connaissance philosophique du divin et de l'invisible. L'être donné est libéré de l'être choisi par le sujet de la connaissance. C'est le coup de force pythagoricien où l'être donné est absorbé dans l'objet mathématisé de la science expérimentale.

Les mathématiques et la réalité observée par l'expérience sensible fusionnent dans une même matière qui monopolisera le statut de connaissance scientifique. Paul Jorion explique dans Le prix que la science économique va naturellement se construire dans le paradigme pythagoricien.

Démantèlement de l'économie politique

Jusqu'à Marx l'économie est politique. L'économie est alors une science morale qui théorise la relation quantitative entre l'être donné des agents économiques, la réalité objective des prix, du marché et de la politique et l'existence empirique des échanges de bien contre monnaie. Marx formule une critique morale de l'économie politique en remarquant qu'elle justifie une répartition qu'il juge immorale du capital et de la plus-value entre les travailleurs et les capitalistes.

Après Marx, la science économique est « pythagorisée » afin d'être rendue objective ; pour éluder tout questionnement moral sur la répartition de la richesse produite, et pour justifier un état de fait par une rationalité économique intrinsèque qu'aucune politique ne puisse mettre en cause. Le socialisme apparaît alors comme un anti-économisme destiné à contrer une logique spécifique à l'économie que la politique ne peut plus discuter.

La pythagorisation de l'économie induit une nouvelle interprétation de la notion de valeur. Jusqu'à Marx, la valeur est le résultat de la satisfaction du sujet. La plus-value de Marx est le surplus de satisfaction produite par la transformation du travail. Le travailleur produit la valeur qui satisfait ses besoins. Ce faisant, il produit une plus-value que le capitaliste s'approprie alors qu'il ne travaille pas. La captation de la plus-value par le capital est une expropriation illégitime bien que légale.

Réduction mathématique de la réalité humaine

Marx utilise la notion de valeur comme matière de sa réflexion sur les fins de l'économie pour ses acteurs que sont les travailleurs et les capitalistes. En réponse à la proposition marxiste du socialisme, l'économisme bourgeois invente la valeur sans finalité. Comme le socialisme est une proposition de répartition politiquement dirigée de la valeur produite, une nouvelle science économique apparaît dont l'objet est purgé de toute finalité d'ordre politique. L'objet de l'économie devient intrinsèquement rationnel indépendamment de toute responsabilité humaine des finalités poursuivies.

Paul Jorion tire dans le prix les conséquences épistémologiques du choix de mathématisation de l'économie. Puisque la valeur économique est une matière expurgée de toute fin extérieure à l'objet qui la porte, alors le concept de valeur est un masque. La raison de l'économie étant devenu purement matérielle et logique, la valeur qui matérialise la subjectivité n'est d'aucune utilité à cette science qui veut ignorer la subjectivité.

En mathématique, la notion de valeur est issue de la notion de variable à l'intérieur des fonctions qui formalisent les lois de transformation des objets formels. Dans la structure mathématique de la réalité objective, la valeur est la porte d'entrée de l'être donné hypothétique. La valeur sert à introduire la variabilité du sujet, du temps et de l'inconnu dans la réalité mathématique invariable par nature.

Mystification économiste par la valeur

La valeur en tant que matière est inutile en mathématiques qui ne sont que formes. En revanche, en économie ou en physique la valeur devient forme puisqu'elle délimite des quantités qui vont donner un résultat dans un contexte expérimental. Paul Jorion exprime donc dans Le prix qu'en fusionnant l'être donné et la réalité objective, l'économie pythagoricienne ne devrait pas avoir besoin de la notion de valeur.

La valeur ne peut être une forme de l'économie puisque cette science exclut de son champ le sujet, le temps et l'inconnu. La valeur ne peut être non plus matière puisque l'économie scientifique entièrement mathématisée ne tolère qu'une matière abstraite. Or la science économique conserve ce terme de valeur : cela implique que cette science est une mystification délibérée ou qu'elle dissimule l'être donné non analysé comme élément de son raisonnement.

L'échec de la science économique à anticiper la crise des subprimes et à élaborer un discours explicatif utile à la restauration des équilibres économiques confirme expérimentalement le jugement épistémologique de Paul Jorion. L'atonie de la croissance économique dans les pays développés, l'explosion d'inflation et de corruption dans les pays en développement et le pillage des ressources naturelles sont réfutés comme réalité économique par les tenants de la rationalité objective de l'économie.

Décomposition de la valeur du système

Une coalition s'est formée entre la politique irresponsable, la science économique pythagoricienne et la finance mathématique pour préserver la réalité actuelle dans la négation de l'être donné. Pour ce courant politique, les constats d'insatisfaction humaine sont des jugements de valeur qui ne font partie d'aucune démarche scientifique objective. Si l'être donné existe, il est au mieux inconnaissable. La subjectivité faisant partie de l'être donné est alors par nature inexplicable. L'interroger ne peut être qu'une perte de temps.

Paul Jorion démontre que la valeur est le nœud logique de la crise en cours. Expression de l'être donné inconnaissable, la valeur est l'argument de l'oligarchie religieuse, politique, financière et scientifique pour imposer ses choix sans explication. Mais si la valeur est redéfinie comme effet économique de la subjectivité discutable dans la démocratie, alors il devient nécessaire de l'analyser comme matière, forme et fin du prix.

Alors la valeur est phénomène de variabilité du prix selon les fins des sujets de l'échange, selon la transformation de la matière dans le temps et selon la forme accordée à la négociation du prix. Comme effet sous-jacent au prix, l'utilité scientifique du concept de valeur est nulle dans la quantification du prix. Il est par contre utile en explicitation des hypothèses de subjectivité du prix sur quoi se forme la théorie objective du prix intersubjectif.

La valeur réellement calculable par la finance

En l'occurrence l'objectivité du prix explicable selon sa forme et non selon le mode de matérialisation dans l'échange requiert la libre expression des fins, l'égale intelligibilité des termes formels de négociation et la matérialisation vérifiable de la satisfaction effective des échangistes. La valeur représente les relations politiques entre les négociateurs du prix. La valeur projette l'économie qui ne la contient pas dans la politique qui la discute. La valeur est donc la matière de l'économie politique qui analyse les interactions de l'être donné et de la réalité objective partagées entre la politique et l'économie.

L'utilité du concept de valeur discuté par la politique est l'explication de la monnaie par la démocratie. L'économie pythagoricienne est incapable de théoriser les causes d'existence de la monnaie. La monnaie pythagoricienne n'a aucune existence objective ; un simple nombre dont il est impossible de dire pourquoi il peut être recherché dans l'échange ni pourquoi dans d'autres circonstances, l'échange contre monnaie devient impossible. Dès lors que la valeur déterminée par le sujet devient l'objet de la discussion politique, la valeur devient le sujet nécessaire de la finance.

Par l'hypothèse de la valeur, la finance devient une fonction de transformation réciproque de l'économie en politique. La valeur représente l'effet commun de la politique et de l'économie ; l'effet de la négociation subjective dans la politique et de la négociation objective dans l'économie. La valeur financière conceptualise l'existence du temps dans le prix économique et l'existence d'une économie de prix à tout projet politique. Autrement dit la valeur de la finance est la transformation de la subjectivité en prix et la transformation du calcul du prix en satisfaction de la collectivité politique.

Fin de l'économisme

L'hypothèse de la valeur qui n'est ni une cause de la politique ni une cause de l'économie, structure la finance par les décisions des agents économiques et politiques. Le prix se rattache au sujet politique de l'action économique par la loi politique et par le calcul économique. Le prix intègre le temps par la moindre valeur de l'objet futur pour le sujet. L'inexistence physique de l'objet emprunté au futur est remplacé par la matérialité monétaire au présent. La monnaie forme le prix de la transformation du présent en futur.

Les agents économiques s'échangent par la finance le prix de l'existence physique de l'objet au présent contre quatre prix : de la légalité politique, de l'incertitude du futur, de la transformation de la matière par le travail et de la matière physique transformée. La loi qui justifie le contrat permettra l'existence à terme d'un objet promis par le crédit, conçu par l'investissement et transformé par le travail. Cette loi a un prix qui est celui de la liquidité politique d'économie du futur.

Paul Jorion explique l'entrée en agonie du capitalisme par la destruction de la valeur de la politique. L'accumulation et la concentration sans limite du capital détruit la cause politique qui fait exister le système dans l'augmentation des besoins satisfaits par l'échange des biens réels selon le prix. Cette destruction intervient par la monnaie que la politique ne sait pas économiser et que la science économique ne conçoit pas comme politique de l'être donné discutable. L'économisme pythagoricien s'effondre dans la destruction réciproque de la politique par la finance.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Débat
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Didier F 07/07/2011 10:02



Monsieur du Jonchay,


Plusieurs lecteurs de votre prose dans le blog de Paul Jorion vous ont trouvé difficile à lire. J'admets en être.

Je pense que vous êtes difficile à comprendre parce que vous êtes réaliste. Vous ne construisez pas une "belle maison" avec des règles simples sous lesquelles toute la réalité se range comme des
soldats dans un défilé. Vous prenez ce que vous voyez de la réalité en décrivez un aspect et en suivez les bords, explorez l'intérieur, examinez les voisins, pesez les influences des autres
aspects et j'en oublie. Descartes parle de cette difficulté dans son "Discours de la Méthode". Le résultat est toujours extrêmement touffu, toujours incomplet (vous prenez une option car ne
pouvez dire qu'une chose à la fois).
 Il contient de la place pour beaucoup de monde par cette incomplétude. Il contient énormément de matière à discussion et découverte sans sortir du sujet traité. Il laisse de la place à
énormément de "voisins" car tout ne peut pas être exploré par une personne. Il exige que toutes ces personnes "voisines" du résultat et tous ces explorateurs se parlent et se comprennent.
L'effort nécessaire est énorme. Il exige quelque chose reliant toutes ces personnes hors de la réalité physique pour accomplir cet effort et réussir à se comprendre. Il exige une société.
Je me laisse entraîner par cette idée et crains un tout petit peu d'avoir été trop loin. Mais cette idée tient, à mon avis, la route. Elle est, naturellement, sérieusement perfectible voire
discutable.
Vous êtes difficile à comprendre car vous êtes réaliste. Vous présentez un monde touffu sous votre point de vue.
Vous exigez (? je ne vois pas quel autre mot utiliser) de votre lecteur qu'il sorte de sa vision du monde pour partager la votre. Dans le nominalisme c'est impossible. Le non-sachant ne peut pas
le faire. Dans l'individualisme, c'est s'aliéner sa liberté et son être. Dans la technologie, c'est affirmer que le point de vue humain peut changer et donc disposer de plusieurs solutions non
standard. Pire, vous introduisez l'intuition de la réalité comme outil de connaissance. Vous êtes même suspect de ne pas appliquer la méthode cartésienne de la connaissance car vous ne la divisez
pas en parties infiniment fines et ne les rangez pas comme comme des boîtes de conserve dans un grand entrepôt que vous avez construit.
Vous êtes une sorte de révolutionnaire dans la pensée moderne. Vous avez une approche radicalement nouvelle de la réalité (si j'ai compris, elle est aristotélicienne et/ou scolastique ) Tout cela vous place dans une position difficile. Vous êtes entre la réalité en sachant que vous ne la dominerez jamais et
entre la vision moderne du monde qui exclut le réalisme. Ce sont deux forces immenses. Je pense que la première gagnera à long terme. Mais comme disait l'autre, "à long terme nous sommes tous
morts".


Je me suis avancé, probablement trompé plusieurs fois, mais je ne le regrette pas. Si j'ai l'occasion de découvrir mes erreurs, je ne peux que promettre d'essayer de les corriger.


Au plaisir de vous lire. Mais je dois dire qu'il me faut beaucoup plus de temps pour vous lire que bien d'autres auteurs.



Pierre Sarton du Jonchay 07/07/2011 22:46



Cher Didier F,


Je suis très réconforté de vous lire car rien de ce que vous dites ne détourne mes intentions ni ne déforme ce que je crois dire. J'ai le sentiment d'être parfaitement compris de votre point de
vue personnel qui n'est pas le mien. Je regrète juste d'être difficile à comprendre. Mais comme vous me comprenez, cela prouve que la difficulté ne vient pas de moi mais de ce dont nous parlons
qui est objectivement complexe et touffu. Comme vous le dites, nous sommes dans un travail d'intelligence collective où nous renonçons à tout comprendre tout seul pour composer collectivement une
intelligibilité du réel qui nous serve autant que nous la servions. Merci de partager cet effort sans lequel nous ne parviendrons pas à trouver de sens à ce que nous voulons changer.



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