Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 20:54

ImageJorion

Le paradigme sous-jacent à cette analyse de la SMT est exposé dans Capital, crédit et monnaie dans la mondialisation, Pierre Sarton du Jonchay, L'Harmattan, févirier 2011

 


Valeur du temps dans la monnaie

Johannes Finck évoque régulièrement dans le Blog de Paul Jorion, l'éventualité d'une monnaie définie fondante afin de lutter contre la thésaurisation. L'accumulation de monnaie dans le système bancaire prive l'économie réelle de toute la liquidité des échanges qui exprime l'activité de production et de consommation. Cette monnaie fondante dénommée Symbole Marqué par le Temps (SMT) serait rationnellement programmée pour se dévaluer avec le temps et faire subir un coût à ceux qui la thésaurisent au lieu de la faire circuler par la dépense. Concrètement, cette dévaluation programmée passe par la réduction autoritaire des intérêts versés aux déposants monétaires et par une émission monétaire forcée à un taux d'intérêt inférieur à l'équilibre qui s'établit entre la monnaie épargnée et la monnaie prêtée. La monnaie SMT serait une institutionnalisation des politiques monétaires actuelles. Pour évaluer la pertinence du concept SMT à résoudre les dysfonctionnements actuels du système monétaire et financier, il faut analyser le phénomène de l'intérêt qui rémunère les dépôts monétaires et l'investissement.

En décomposant le phénomène monétaire par la fin, la forme, la matière et l’effet, Aristote attribue trois fonctions à la monnaie : étalon de mesure de la valeur échangée, moyen de règlement et réserve de valeur. Chacune des trois fonctions est l’effet des deux autres en étant en soi la fin formée par la seconde sur la matière de la troisième. Le principe logique de réciprocité des causes d’un même phénomène rend chacune des trois fonctions nécessaire pour expliquer rationnellement la seconde par la troisième. Pour que la monnaie conserve, règle et compte la valeur, il faut qu’elle ait ces trois fonctions stables et sans altération dans le temps. Tous les utilisateurs de la monnaie doivent pouvoir effectivement la convertir contre des objets concrets de valeur à un prix stable en lui-même exprimé par un nombre rationnellement variable fixé par le temps au moment librement choisi par le porteur de la monnaie. La monnaie est le signe de la valeur mais n’est pas la valeur concrète qui la conditionne. Si la monnaie remplit sa finalité, elle ne doit pas contenir de perte ou de gain de valeur qui ne proviennent pas de la seule réalité concrète dont elle est pure représentation.

La monnaie explicable par sa finalité

La valeur concrète satisfaisante à l’homme sont les biens et services présents et futurs que la monnaie ne fait que compter, représenter et transporter du présent au futur et du futur au présent. Si la définition aristotélicienne de la monnaie coïncide avec la réalité observable, c’est que la valeur que le sujet humain reconnaît, compte et échange par la monnaie répond au calcul économique de la matière informée par les fins humaines. La valeur que l’homme vise par la monnaie est effectivement individualisable par sujet de calcul et de volonté (chaque sujet donne ses propres prix aux objets qu’il désire). Par la monnaie, la valeur peut être effectivement comptée (chaque sujet peut quantifier le prix d’un objet par le rapport de valeur qu’il met entre deux autres objets). Enfin la monnaie fait effectivement exister la valeur au présent comme au futur (un objet peut avoir un prix d’achat ou de vente alors qu’il n’existe pas physiquement au présent mais seulement au futur si sa production est engagée).

Dans le système fin-forme-matière-effet d’Aristote, la monnaie a pour finalité de représenter matériellement la valeur qui s’échange entre des sujets dans l’espace et dans le temps. L’effet de la monnaie est la représentation de la valeur détachée de sa réalité physique afin de faciliter le calcul de l’échange dans l’espace et dans le temps. La monnaie conceptuellement matérialisée (sous n’importe quelle matière ou sous une écriture authentique certifiable) est un certain prix de toute chose concrète de même valeur. La représentation de la valeur calculable des objets concrets permet de la manipuler conceptuellement dans le temps et l’espace en échappant aux contraintes présentes de la matérialité physique. L’effet de la monnaie étant distinct de sa matière indéterminée avant tout échange qui affecte la valeur à un objet concret, il y a une différence à détenir la monnaie ou sa contrevaleur en objet matériel réel. Cette différence est l’usure par le temps de toute réalité physique alors que la représentation formelle de la réalité peut rester inaltérable par son immatérialité.

Intérêt de la réalité matérielle sur la réalité formelle

La réalité physique comme la vie humaine terrestre se consume inexorablement alors que la réalité conceptuelle reste matériellement inaltérable si l’homme en décide ainsi. C’est la raison pour laquelle la monnaie produit un intérêt en monnaie pour exprimer la valeur supérieure de la réalité humaine physique présente sur toute autre réalité seulement conceptuelle sans matérialité physique au présent. L’actualité de la vie humaine au présent a plus de valeur que la vie humaine en puissance dans sa réalité future. La vie future d'un sujet humain est inexorablement conséquence de sa vie présente effective. La possession effective de l’objet du prix a plus de valeur au présent que l’abstraction de l’objet dans son prix en monnaie. Le sujet qui prête l’objet réel de la valeur qu’il a produite à celui qui l’emprunte par son prix en monnaie n’a pas de raison d’agir en prêteur s’il n’est pas récompensé par le prix en monnaie de la disponibilité concrète de la valeur qu'il cède au débiteur du prix de base. Le temps qui passe où on assure la réalité concrète de la valeur future qu’on a déjà produite mais qui n'est pas immédiatement utilisée a bien un prix qui est l’intérêt de la monnaie. L'intérêt de la monnaie compense la cession de la disponibilité d'un capital dont le cédant ne conserve au présent que le négatif sous forme de dépôt en monnaie. Le capital négatif en monnaie présente est du capital positif dans le futur quand le dépôt sert à régler l'achat de l'utilité d'un bien physique.

Sans l’intérêt du prix en monnaie, le temps physique n’a plus de prix et ne peut plus s'actualiser dans le prêt des objets physique de valeur. L’échange des objets concrets de valeur doit se faire intégralement dans l’instant pour que personne ne soit lésé de la valeur du temps entre ce qu’il produit et ce qu'il acquiert en contrepartie de l’échange. S’il est calculé un prix de disposition de la représentation monétaire à la place de la valeur concrète, alors il existe une possibilité économique de planifier individuellement la consommation différée sur la production ; de planifier collectivement la transformation de la matière physique de la valeur synchronisée à la consommation équivalente ; d’échanger la valeur concrète présente contre la valeur concrète future représentée par le capital en monnaie. Alors la disposition du prix en monnaie a pour effet d’actualiser le prix de la valeur concrète future au présent. Cette actualisation est fondamentale car elle permet de vérifier que l’activité de transformation de la valeur n’est pas destructrice avec le temps. Si le prix de la valeur future de la transformation du présent est bien supérieur à un présent dont la transformation n’est pas engagée, alors il est rationnel d’engager cette transformation en empruntant le prix du futur anticipé, c'est à dire en mobilisant immédiatement la réalité qui produira la valeur du prix à terme. La monnaie compte conceptuellement la valeur empruntée qui n’existe pas physiquement dans le présent mais dont on anticipe rationnellement l’existence.

L'intérêt, prix du temps futur au présent

En fait, l’intérêt versé sur la monnaie prêtée exprime sa nature fondante par le temps. La représentation monétaire de la valeur concrète décroît avec le temps anticipé au présent : un prix à terme d’un objet existant au présent est inférieur à son prix comptant dans un contexte d’invariabilité de la réalité physique et de sa valeur monétaire. Un marché sain dans un environnement physique et monétaire stable affiche rationnellement une différence positive du prix comptant sur le prix à terme pour exprimer la valeur supérieure du présent sur le terme. Comme le temps de la réalité physique concrète a une valeur, il est économiquement nécessaire que l’emprunteur du prix paie l’intérêt au prêteur du prix dans le cas où la disponibilité de la réalité physique est différée sur le règlement immédiat d’une transaction à terme. Si l’intérêt sur la monnaie est supprimé ou artificiellement baissé en dessous de sa valeur de marché, les vendeurs de la réalité physique à terme perdent leur motivation à engager immédiatement la production de la contre-réalité à terme de la monnaie. Les prêteurs potentiels de la monnaie préfèrent s’en défaire et thésauriser la valeur physique même s’ils n’en tirent aucune utilité immédiate.

Si la SMT suppose l’interdiction ou l’abaissement autoritaire de l’intérêt, elle détermine la monnaie contre sa nature d'exprimer le prix par le prix du temps qu'est l'intérêt. C’est d’ailleurs bien le problème de la monnaie actuelle dont la détention très faiblement rémunérée est artificiellement vidée de sa valeur temps. Les banques centrales prêtent la monnaie en dessous de la valeur réelle du temps pour peser sur les taux d’intérêt. Elles croient stimuler l’emprunt en provocant une abondance monétaire qui représenterait l'abondance du futur. Mais la réalité concrète est connue directement sous sa mesure monétaire. La conséquence cognitive de la stimulation monétaire autoritaire est l’abaissement artificiel du prix de la réalité physique présente par rapport au besoin réel présent des agents économiques dans leur arbitrage entre valeur du présent et valeur qu’ils accordent au futur. Le futur se trouve sur-valorisé par rapport à la valeur présente effectivement investie pour le produire. Les agents économiques réduisent leur activité pour ne pas produire ce dont ils croient collectivement ne pas avoir besoin. Les prix futurs produisent une information de surestimation de la valeur réelle probable à terme. Les prix du futurs sont littéralement décollés de la réalité future anticipée. Le prix du temps actif en monnaie sous-évalue l'intérêt de la valeur qu'il faudrait investir.

Le risque de la réalité à terme dans l'intérêt

L'existence actuelle d'une trappe à liquidité exprime l'impossibilité de mesurer la valeur du futur par le prix du capital liquide disponible au présent. La liquidité ne s'investit pas dans les prix réels du futur à cause de leur contrevaleur trop incertaine par rapport à la production effectivement engagée. La réalité à terme est décidée par une fausse perception du présent. La représentation de la valeur par le symbole monétaire contient le prix du temps proportionnel à la durée anticipée de l’emprunt. Or cette représentation contient aussi un risque de mesure : l’anticipation de l’objet futur est symbolique d'une réalité concrète inconnaissable dans sa matérialité physique future. Le prix emprunté de l’objet futur se calcule sur la représentation verbale de l’objet hors de son existence physique invisible au présent et seulement mesurable par l'intelligence financière. Indépendamment de la durée du temps dont le prix est certain, le temps produit une incertitude humaine entre l’objet négocié au présent et l’objet réalisable dans le futur. Cette incertitude a une valeur de sens inconnu au présent puisque la valeur réelle à terme peut se révéler tout autant inférieure que supérieure à son prix réel anticipé.

Le prix du temps en monnaie est par nature indifférent aux objets concrets que la monnaie représente tous. Il est normalement identique pour tout agent économique dans un régime d’égalité de droit à la valeur. Au contraire, le prix de l’incertitude du prix des objets concrets est variable selon les objets négociés à terme et selon la personne des acheteurs et des vendeurs. L’écart de valeur entre l’objet vu par la vente et le même objet vu par l’achat dépend de la conceptualisation de l’objet propre à l’acheteur, de la conceptualisation propre au vendeur et de l’approximation du langage à décrire l’objet réellement recherché par l’acheteur et le vendeur. Dans le prix à terme d’un objet particulier négocié entre l’acheteur et le vendeur, la marge de risque encouru entre le prix d’origine et le prix réel à terme est spécifique au vendeur qui va produire l’objet et à l’acheteur qui va décider de son utilisation. La marge de risque est également spécifique à l’objet dont la valeur est plus ou moins prévisible par rapport aux conditions de sa production. Le prix à terme d’une puce informatique en cours de développement est par exemple plus risqué que le prix à terme d’un baril de pétrole extrait d’un champ pétrolifère ancien. Le prix à terme de revient d’un baril de pétrole extrait par une entreprise expérimentée est moins risqué que celui d’une entreprise nouvellement constituée.

Chaos international d'anomie financière

Le risque financier a une valeur distincte de l’intérêt de la monnaie même s’il s’agrège au prix de la monnaie empruntée à l’intérieur du taux d’intérêt. La prime de risque fait partie du prix de l’emprunt de monnaie mais ne rémunère pas celui qui prête la monnaie. La prime de risque rémunère le garant de l’opération de crédit parce qu'il s'engage à se substituer à l’emprunteur de la monnaie ou au vendeur de l’objet réel du crédit en cas de défaillance de l’un ou de l’autre. La prime de risque d’une transaction à terme couvre par essence le prix du risque d’une défaillance en monnaie de l’acheteur ou d’une défaillance du vendeur à livrer réellement l’intégralité de l’objet à produire. Le prix de la prime d’un risque est d’autant plus élevé que l’échéance du prix à terme emprunté au présent de l’objet sous-jacent est éloignée dans le temps. Le prix du risque est contrairement au prix de la monnaie le prix du temps incertain. Le prix de l’anticipation de l’objet est incertaine entre l’acheteur et le vendeur d’un certaine valeur à terme convenue entre eux. Comme le prix du temps certain, le prix du temps incertain ne peut être manipulé ni à la hausse ni à la baisse sans contrarier la production de la valeur future par falsification de l'information acquise.

Comme le prix du temps de la monnaie, le prix du temps de l’objet à terme sous-jacent au prix futur en monnaie est manipulé par le système financier contre les intérêts réellement manifestés. Il est artificiellement majoré par les investisseurs en monnaie qui ne courent pas le risque de la monnaie, et artificiellement minoré par les investisseurs de la réalité qui ne courent pas le risque de la production réelle. Les investisseurs en monnaie qui n’en assument pas le risque sont les banques et intermédiaires financiers qui se refinancent quasiment gratuitement auprès des banques centrales. Les investisseurs de la réalité qui ne courent pas le risque de la production réelle sont les actionnaires de contrôle des firmes multinationales en position dominante sur leur marché qui imputent le coût du risque à la collectivité ou à leurs fournisseurs. La manipulation asymétrique du prix du temps de certitude et du prix du temps d’incertitude est libre dans le système international actuel en l’absence d’égalité réelle concrète de droit. Les prix internationaux se négocient sans équilibre vérifiable des droits entre acheteurs et vendeurs d’un même objet. Les objets de négociation financière ne sont pas vérifiables par la réalité physique sous-jacente effectivement livrable, ni par la livraison effective de la réalité à l'échéance engagée, ni par le droit effectif sous-jacent à la monnaie qui détermine la comptabilité du prix.

Délitement de l'économie par la monnaie

Dans le système actuel d’indéfinition des obligations en monnaies les unes par rapport aux autres et d’absence de marché international régulé par l’égalité des droits entre des opérateurs identifiés, les monnaies sont instables et fondantes. La réalité sous-jacente présente et future en biens et services est inaccessible par des prix volatiles. Les objets concrets ne sont pas évalués par les droits réels qu'ils représentent. Les deux phénomènes d’abaissement artificiel du prix du temps certain et d’accroissement dissimulé entre acteurs financiers et acteurs réels du prix du temps incertain se renforcent mutuellement pour siphonner la réalité de l’économie au profit de ses opérateurs financiers. Ils captent plus de réalité qu'ils n'en restituent par le prix artificiellement haut des primes de risque. Le prix artificiellement bas de la liquidité monétaire centrale stimule le prix nominal des crédits alors que la valeur réelle est insuffisamment investie dans la contrevaleur future des crédits. La monnaie émise par colatéralisation des crédits en survalorisation du futur est adossée à une réalité dont l’anticipation est intrinsèquement surestimée. Les prix à terme enflent par l’excès de liquidité en circulation pendant que la volatilité ampute inexorablement la part vraiment certaine des prix réels à terme. La rentabilité réelle des investissements est négative pour un nombre croissant d’objets. Les moteurs de l’économie réelle s’arrêtent avec un prix réel du risque potentiellement infini et une masse monétaire inflationiste qui en masque la mesure.

La sortie de ce système infernal ne peut pas venir de règles qui supprimeraient ou forceraient la déformation du calcul du prix d’équilibre de la liquidité monétaire et du prix de la valeur en risque des objets concrets à terme. L’effondrement en cours du système financier mondial vient justement de l’asymétrie de puissance des acteurs financiers par rapport aux acteurs de la réalité concrète. L’instauration d’un vrai marché international forçant la confrontation équitable des acteurs du prix aux acteurs de la contre-réalité du prix est au contraire de nature à révéler le vrai prix de l’utilité de la valeur présente ; le prix qui équilibre la valeur épargnée avec la valeur investie dans un futur économiquement intelligible en valeur effectivement consommable à terme. La restauration du calcul de croissance de la valeur en économie de la matière physique impose de reconnaître la prime de la réalité physique présente sur toute anticipation conceptuelle de la réalité future ; anticipation d'autant plus risquée que ses objets sont opacifiés par les sujets financiers qui la produisent. Si la réalité présente certaine n’est pas rémunérée à celui qui la prête, l’anticipation du futur devient purement spéculative enfermée dans des prix sans signification humaine intelligible.

La monnaie étalonnée par l'intérêt

L’affirmation du prix du temps et de sa décomposition possible en prix de la réalité incertaine et prix du choix certifié des différents objets possibles de la réalité peut être qualifiée de position dogmatique. C’est le dogme de la liberté et de la responsabilité humaines dont l'homme n'a aucune preuve mais seulement l’intuition dans son for personnel intérieur. Si ce dogme n’est pas posé, la réalité actuelle n’est pas critiquable puisqu’elle est le résultat de ce qui doit être, d’une nécessité qui échappe à la volonté personnelle éclairée. Si l'homme a une certaine capacité à choisir la réalité par les concepts qu'il lui applique, alors le temps a un prix variable selon les informations effectivement projetées dans la réalité objective déroulée par le temps. Les décisions financières modèlent la réalité par les prix qu'elles calculent. La finance qui alloue les ressources de l'intelligence à la projection du futur ne peut pas jouer avec la monnaie qui rationalise le prix du temps certain et le prix du temps incertain. La cupidité est une rationalité individuelle opaque ; elle détruit le présent en rendant invisible le futur collectif.

Partager cet article

Repost 0
Pierre Sarton du Jonchay - dans Monnaie
commenter cet article

commentaires

Pierre Sarton Du Jonchay

  • : Le blog de Pierre Sarton du Jonchay
  • Le blog de Pierre Sarton du Jonchay
  • : La crise économique actuelle a ses racines dans la civilisation. La compréhension des phénomènes en cours exige une redéfinition de la monnaie, du crédit, du risque, du marché et de la responsabilité publique. La discussion est ouverte.
  • Contact

Pierre Sarton du Jonchay

Atlantico.fr

Le Cercle des Echos

LinkedIn

Viadeo

Recherche

Catégories