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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 09:36

Analyse de la valeur en risque par la philia

La philia d'Aristote fort bien traduite par concorde contient une dimension essentielle de la problématique politique et financière : le temps. Cela est très clair dans le prix de Paul Jorion (octobre 2010). La philia transforme l’analyse du concept financier de valeur en risque qui a été complètement perverti dans la fausse réglementation de Bâle (Bâle II et Bâle III censé être appliquée par les banques). Matériellement, le risque financier est ex ante l’écart entre le prix nominal présent et le prix réel à l’échéance. Finalement, le risque financier est ex post la plus ou moins-value (au-dessus ou en dessous de la valeur nominale historique) sur le prix nominal contractuel entre un acheteur et un vendeur. Pour que le risque soit vrai (il est factice dans le monde politique et financier actuel), il faut un effet de philia. Il faut un vrai contrat visible entre un acheteur et un vendeur vrais du prix nominal qui soient réellement intéressés au sous-jacent objectif du prix nominal. Il faut que le contrat contienne un terme : c’est la réalité future que les contractants échangent qu’ils rendent intentionnellement présente par leur contrat présent attesté par un tiers. Le prix et le terme nominaux du contrat rendent le futur présent et le temps actuel, qui sépare les contractant du terme. Il faut enfin un marché qui matérialise la stabilité du temps par quoi, l’objet nominal du contrat à terme se transforme en objet réel à l’échéance. L’objet est physiquement livré, visiblement livré par le vendeur à son acheteur et visiblement réglé par son acheteur à son vendeur. L’effet de philia est par le marché réglé par la Loi commune des contractants appartenant à une même cité, la condition d’origine et de fin du prix nominal ; prix nominal qui contient la valeur en risque définie par l’effet du temps entre sujets de la philia.

L’arnaque conceptuelle de la « science » appliquée par le système financier international actuel consiste à poser la valeur en risque comme cause du prix réel à terme et de la plus-value sous prétexte que la valeur en risque existe à l’origine de toute opération financière réelle. L’arnaque consiste à omettre de prouver l’existence de la philia, preuve impossible sans l'attestation d'unicité du marché de l’origine à l’échéance de l’objet d’une transaction. Le « marché » financier international est un concept sans valeur, c'est-à-dire sans matière ni fin ni effet, du fait que les opérateurs transigent sans se connaître comme sujets, sans avoir d’objet réellement commun de transaction et hors d’un cadre réel de continuité d’une hypothétique philia de l’origine à l’échéance de l’objet négocié. La finalité réelle subjective de la finance internationale hors d’un marché commun objectif est limpide eu égard à l’inexistence de la philia. C’est de créer conceptuellement une apparence de réalité de valeur afin de garantir aux acheteurs de valeur en risque la réalité des prix nominaux qu’ils calculent unilatéralement. La captation financière de la valeur réelle passe par le « marché international » nominal non intégrable dans la réalité humaine et physique. En ne comprenant pas la nécessité logique de créer un marché financier transnational commun, les pouvoirs politiques légalement responsables des actuelles monnaies de réserve internationale se rendent complices d’une gigantesque pyramide de Ponzi aux dépens de l’économie réelle mondiale qui n’a pas de prise sur le système financier.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Débat
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fevil 09/07/2012 19:02


Oui, ca va mal se finir.Pour l'instant on est en phase de gagnant gagnant. Mais bientot lesbanques pourront réellement jouer gagnant perdant.

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