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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 13:16

Constitution de l'économie politique

Version projet :
Fondation aristotélicienne de l'économie : effet économique de la matière formée par la fin

Vers le méta-système des options personnelles compensées

La crise survenue en 2007 par un problème localisé de liquidité du marché financier international révèle trois problèmes clés spécifiques à la conception et à la pratique du crédit :

1. la dette des États croît sans limite rationalisable dans la réalité économique

2. les dettes internationales s'accumulent en contradiction avec l'équilibre des monnaies

3. les dettes interbancaires ne sont pas proportionnées à la capacité des banques à anticiper la réalité économique

La crise financière entre dans une phase radicale. Le système politique des États structure de la réalité économique se délite. Faute d'alternative logique reconnue par les élites au pouvoir, l'obligation de rembourser les dettes contractées dans le passé est attendue de la réduction du potentiel de production des emprunteurs. La décroissance économique des pays développés endettés se révèle plus rapide que les remboursements effectifs de dette. L'échange économique sera détruit dans sa finalité avant que la diagonalisation des dettes par la production réelle ne soit rétablie.

L'économie internationale de production de biens et services repose sur une systémique auto-déstabilisante. L'avènement d'une économie mondiale multipolaire rend caduc le système international des monnaies étalonnées sur le dollar des États-Unis. Les dettes comptabilisées en dollar anticipent une production engagée selon d'autres lois que celle des prêteurs en dollar. L'accumulation de dettes internationales confrontent des prêteurs à des emprunteurs dont les lois politiques de production et de négociation des prix sont différentes voire contradictoires.

L'utilisation internationale du dollar subordonne l'émission monétaire à une double asymétrie : entre les prêteurs et les emprunteurs ; et entre les États nationaux et les banques internationales. Les États-Unis débiteurs nets du monde maîtrisent la monnaie qui comptabilise leurs dettes. Les banques intermédiaires de transformation de l'épargne en prêts font leurs bénéfices en proportion de la probabilité de non-remboursement des dettes. Les actionnaires du système ont un intérêt objectif à sa perte.

L'asymétrie générale entre prêteurs et emprunteurs provoque trois ruptures :

1. entre les économies nationales de travail et l'économie financière internationale

2. entre les États endettés et les banques bénéficiaires illimitées de l'endettement

3. entre les acteurs de la production réelle et les acteurs de l'anticipation en crédit

L'évidence des ruptures des emprunteurs vers les prêteurs entraîne l'effondrement progressif du travail de la production réelle dans l'ensemble du monde. Les pertes en suspens de crédit non remboursable interdisent d'engager des investissements au profit d'acheteurs réellement solvables. Les banques réduisent leurs crédits à la production afin de rassurer les épargnants et les déposants affolés.

La confiance ne peut pas être restaurée sans une loi universelle de mesure du crédit effectivement remboursé et probablement remboursable. Cette loi est la compensation des transactions de prix par l'égalité internationale des droits. L'abolition internationale des privilèges d'emprunt implique la compensation dans une monnaie internationale :

1. des anticipations financières par la garantie des prêteurs

2. des garanties aux prêteurs par la production réellement livrée

3. de la production réelle par des obligations de droit publiquement vérifiables

L'émission de monnaie internationale est par essence réglée en proportion des garanties accordées par les prêteurs internationaux, particulièrement aux États et aux banques. La compensation en monnaie de crédit garanti instaure une obligation universelle de justification publique des emprunts par des engagements réels personnels de production de service. Le prix des monnaies en étalon de crédit international s'établit selon l'anticipation des capacités réelles de production internationale des emprunteurs nationaux.

L'économie de compensation ne repose pas sur une rationalité intrinsèque des choses mais sur l'observation objective du réel engagée par la responsabilité personnelle en égalité politique des droits. L'instrument juridique et financier de rationalité du réel est l'option. La prime d'option du prix nominal mesure l'engagement des sujets d'intelligence du travail dans la réalité du futur.

Le système du crédit adossé au dollar contredit le réel par impuissance du pouvoir oligarchique. La matière concrète empruntée dans des prix purement spéculatifs reste non transformée. Le système de la compensation internationale des prix en égalité des droits rétablit l'investissement de l'intelligence humaine dans la réalité négociable par la société politique.

L'efficacité économique de la compensation dans l'égalité politique n'est pas démontrable abstraitement. La compensation ne peut être qu'expérimentée et comparée avec le régime en vigueur de l'oligarchie. Le système de l'oligarchie est la rationalité économique non discutable dans ses fondements.

La constitution de l'économie discutable par la politie est fondée sur l'hypothèse de la démocratie ; le régime politique de l'égale dignité des citoyens à discuter le prix de toute chose ; l'économie du droit à réaliser ses fins personnelles par le crédit produit de la société ; le crédit de la loi commune du bien délibéré par la politique. L'économie de la démocratie est constituée : entièrement convenue par la loi discutée indépendamment des choses.

L'hypothèse de la démocratie a été formalisée par Aristote sur la république de Platon. A partir de l'effectivité de la réalité matérielle formée par des fins humaines, la nomination de l'objet par le sujet entraîne une suite de conséquences logiques. Le sujet définit le prix, le crédit et la monnaie par sa finalité d'économiser la matière objective dans l'échange. Toutes ces hypothèses construisent une possibilité d'économie politique par une rationalité universelle de la monnaie.

De l'hypothèse logiquement développée de la rationalité monétaire, émerge la thèse de la disparition vraisemblable de la chrématistique. La plus-value pour la plus-value est incompatible avec la liberté humaine et les limites du monde physique. La synthèse de l'économie politique restaurée n'obéit à aucune nécessité qui ne soit le choix conscient de l'homme en relation politique avec la société inscrite dans sa nature.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Théorie
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Fab 19/09/2011 19:00



Pierre,


 


Étant banni de chez Paul, j'ai réagi à votre message ici.



Fab 19/09/2011 18:58



Pierre,


 


Étant banni de chez Paul, j'ai réagi à votre message ici.



Fab 18/09/2011 08:28



PS : pour le reste, je n'ai pas lu - c'est dimanche  - mais je vous fais confiance.



Fab 18/09/2011 08:25



Pierre,


 


"L'économie internationale de production de biens et services repose sur une
systémique auto-déstabilisante."


 


Tout est dit : la systémique économique est auto-déstabilisante. Il faut en changer.
Une économie - la gestion du foyer - qui ne s'occupe de solidarité qu'à la condition expresse qu'elle a produit, est une économie auto-déstabilisante : inutile de chercher des solutions dans tout
ce qu'elle sous-tend : elles ne peuvent y être !


 



Pierre Sarton Du Jonchay

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  • : La crise économique actuelle a ses racines dans la civilisation. La compréhension des phénomènes en cours exige une redéfinition de la monnaie, du crédit, du risque, du marché et de la responsabilité publique. La discussion est ouverte.
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