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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:32

Le serveur de compensation : état du développement

Deux faces d'une même pièce de monnaie : le concept, la pratique

La maquette de chambre de compensation en développement dans une base de donnée opérable sous SQL (Langage de requêtes structurées) combine les deux métiers de l'informatique et de la finance. Le même objectif se présente sous deux angles absolument distincts, complémentaires et nécessaires :

  1. 1) un algorithme de compensation des prix sur un marché numérique qui produise un équilibre permanent de l'offre et de la demande de biens réels, des services qu'ils rendent, du prix qu'ils coûtent et des besoins réels qu'ils couvrent du présent à n'importe quel futur.

  2. 2) une interface qui permette à des utilisateurs quelconques de n'importe quel système d'information d'interagir sur le marché numérique ; lequel réunisse dans un même espace tous les objets, tous les métiers, tous les acteurs et toutes les entreprises constituant des intérêts économiques à l'échange de tout bien réel contre un prix intelligible, juste et fiable.

Avant que le processus de compensation dans toutes ses étapes et conditions élémentaires ne soit informatiquement décomposé, l'algorithme est rationnellement fondé ; le modèle de prix défini peut numériquement déboucher sur un équilibre général effectif des prix à l'intérieur de communautés professionnelles réelles de production économique.

État de maturité du prototype de moteur interfacé de compensation

Une maquette informatique est en développement pour tester le modèle de données relationnelles à 8 tables et 27 données. Le discours démontre logiquement l'efficacité et la faisabilité d'une compensation générale des prix. La maquette informatisée permet la formulation d'une typologie exhaustive des cas de compensation représentatifs de toute réalité économique ; le modèle permet de représenter toutes les combinaisons économiques réelles d'organisation, de métiers et de produits que les acteurs économiques échangent sur les marchés.

L'efficience du modèle à fournir toutes les données d'un équilibre général des prix par la compensation est au stade actuel statiquement démontré. Le modèle de prix établit un bilan d'entrée, des bilans intermédiaires et un bilan de sortie d'un cycle de compensation. Ces bilans sont formés de tableaux à 15 colonnes sur des prix actifs et passifs. Un prix, actif ou passif, est à 7 arguments dont un argument est justement le sens acheteur pour le passif et le sens vendeur pour l'actif. Chaque prix est rattaché à un gérant qui est une personne physique dans un réseau de personnes morales formellement identifiées et reliées dans la table d'enregistrement des personnes.

Ce qui n'est pas achevé, c'est l'intégralité de la dynamique entre toutes les situations intermédiaires à n'importe quel instant de l'axe du temps. Le principe opératoire de l'interface est la saisie d'ordres d'achat et de vente en temps réel de n'importe quoi, quel que soit le degré de réalisation de l'objet négociable ; lequel est numériquement titrisé par celui qui offre et adossé au prix du crédit en monnaie de celui qui demande.

État de matérialisation des concepts dans la base de donnée actuelle

Toute transaction est décomposable entre :

  1. 1) un dépôt préalable de l'objet offert,

  2. 2) le dépôt de toutes les transformations opérables en augmentation du prix par l'amalgame au fil du temps des intrants anticipés,

  3. 3) le règlement de la livraison à une échéance fixée,

  4. 4) le règlement du prix du service rendu quel que soit sa maturité dans la réalité étalonnée par le temps.

Un règlement est défini comme une offre de prix de celui qui prend livraison à un moment quelconque d'un objet disponible. Un objet est par principe une substance dans un état décrit concrètement livrable à une échéance future pour un acheteur quelconque. Un règlement est une décision d'offre de prix répondant à une offre crédible de bien. L'utilisateur interagit dans la compensation par la description de ce qu'il offre et le paiement de ce qu'il achète.

L'innovation fondamentale de la compensation algorithmique numérisée est la décomposition du paiement par le temps réel. Le prix d'un bien quelconque n'est plus absolu en monnaie comptable qu'à la condition d'être relatif à des personnes identifiées assumant tous les ajouts de valeur au fil du temps. La preuve réelle de la valeur ajoutée n'est pas produite par celui qui offre mais par celui qui demande dans l'anticipation d'un règlement final à la livraison garantie de l'objet réel.

La compensation algorithmique pose l'impossibilité du règlement en monnaie sans que le prix soit décomposable par toutes les productions identifiées de biens intermédiaires prouvant que le bien final est totalement réel pour tous ses vendeurs et totalement possible pour tous ses acheteurs.

La causalité compensatoire exprimée dans l'interface graphique

L'interface graphique par quoi un acteur quelconque intervient en compensation est donc son interface métier habituelle à la condition que l'algorithme transcrive les saisies dans le modèle des prix. Par définition de la compensation, l'algorithme ordonnance en logique d'un temps causalement ordonné, les décisions de prix sur les choses posées comme biens économiques.

Par rapport aux interfaces déjà utilisées dans les différents métiers, l'adjonction du moteur de compensation aux systèmes d'information d'entreprise et de marché a pour conséquence de permettre :

  1. 1) l'interprétation des prix par la représentation des biens négociables,

  2. 2) et la justification des règlements en monnaie par la décomposition des biens en prix.

Sur un plan informatique, le moteur n'opère aucune transformation par le calcul sur des nombres ; la compensation ordonne et représente les relations logiques qui doivent exister entre les choses, les prix et les personnes pour qu'il y ait un équilibre général des prix, lequel permette l'échange effectif des biens dans la réalité physique vérifiable entre les personnes.

Par rapport aux interfaces métier actuelles des systèmes d'information, le moteur de compensation ajoute uniquement une chaîne logique de liens hypertextes. Tout élément d'actif en cours de transformation est vérifiable par un prix unique selon la date probable de livraison par un propriétaire identifié. La propriété informatisée est la responsabilité efficiente de la valeur ajoutée attendue au bénéfice des acheteurs.

Réalité augmentée des systèmes d'information actuels par la compensation du prix

L'implantation du moteur de compensation concernera uniquement les modules budgétaires et comptables et les modules d'administration de la propriété des données. Juste avant d'être implanté dans un système de comptabilité et de gestion, le moteur de compensation est un ensemble d'instructions de requêtage du modèle de prix selon les droits que les utilisateurs du système ont déclaré sur les données qu'il contient. Ces droits sont eux-mêmes structurés et décrits dans le modèle de prix afin de déterminer l'équilibre général de l'offre et de la demande de tous les biens par les prix.

Le défi du premier prototype de moteur de compensation n'est donc pas la complexité des interfaces ou du programme de calcul des bilans comptables par personne ou par objet, mais la sémantique des objets qui sont montrés à l'utilisateur pour qu'il les manipule selon son métier personnel. Quatre gammes de métier structurent la compensation : la direction générale, le commerce, la production et la finance. Pour que la compensation soit économiquement fonctionnelle, il faut articuler le sens des métiers fondamentaux par quatre type d'opération : le travail, le crédit, l'investissement et l'assurance.

L'architecture générale de la compensation est totalement contenue dans le modèle de donnée à 8 tables et 27 variables. Mais pour que cette architecture soit la cause signifiante de l'équilibre des prix compensés, il faut :

  1. 1) inscrire les définitions fondamentales économiques, juridiques et financières dans le modèle de donnée mots-personnes-objets-biens-primes-offres-prix-définitions ;

  2. 2) rédiger les requêtes SQL produisant et restituant les relations sémantiques entre les définitions fondamentales ;

  3. 3) programmer l'ordre des requêtes assurant la production continue d'un équilibre des prix, quels que soient les états dans lequel les utilisateurs placent le système par leurs déclarations et décisions.

Programme pratique de montée en charge

La finalité du premier prototype de chambre de compensation est de montrer comment l'équilibre des prix réglés par l'algorithme est totalement et dynamiquement décomposé, physiquement, logiquement et sémantiquement par le modèle à 8 tables. La démonstration recherchée est holiste : elle marche ou ne marche pas. Quand elle marchera, il faudra :

  1. 1) que n'importe quel métier de direction, de commerce, de production ou de finance y reconnaisse ce qu'il fait concrètement dans le processus économique ;

  2. 2) que n'importe qui puisse lire l'équilibre des prix sur les biens qu'il produit, vend, achète et consomme.

En raison et en logique, la démonstration de l'efficience de l'algorithme est pratique et absolue. Il faut que n'importe quel métier puisse agir selon ses finalités propres et que l'équilibre des prix soit continûment et visiblement vérifié. Quelles que soient les visions personnelles, l'efficacité de l'algorithme de compensation sera réelle et vérifiée quand chaque métier pourra concrètement négocier les prix qui l'intéressent en équilibre avec les prix désirés par tous les autres métiers.

Techniquement le prototype de compensation est un château de cartes. Tant qu'il n'a pas atteint la hauteur demandée qui est l'équilibre général et continu des prix ; tant que toutes les cartes nécessaires ne sont pas réunies ; tant que chaque carte n'est pas placée au bon endroit dans le bon ordre, le château n'existe pas. Les limites du projet sont parfaitement identifiées et matérialisées qui donnent la certitude que le château existera bien dans quelques semaines après fabrication et disposition d'un nombre fini de cartes.

Métrage sémantique du temps : les 10 phases de compensation

Un cycle de compensation est structuré sur n'importe quelle personne, n'importe quel objet, n'importe quelle maturité possible et n'importe quel résultat de valeur nette potentielle. Quelle que soit la configuration, un cycle complet passe par 10 étapes : initialisation, nomination, habilitation, origination, association, gouvernance, affiliation, invention, offre-demande, règlement-livraison. A l'instant présent, toutes les requêtes sont rédigées jusqu'à l'invention.

Du point de vue de l'interface, l'utilisateur navigue entre 4 vues fondamentales : les objets, les personnes, les biens et les primes :

  1. 1) la vue des objets restitue et traite des définitions nominales des relations objectives dont l'utilisateur est responsable ;

  2. 2) la vue des personnes traite les sociétés, les contrats, la propriété des actifs et la liquidité des prix par rapport aux personnes physiques, morales, sociales et verbales ;

  3. 3 la vue des biens traite de l'évaluation quantitative détaillée des actifs négociables par les offres et les demandes de prix ;

  4. 4) la vue des primes traite des positions d'achat et de vente des actifs et des prix dans le temps ; positions qui sont en même temps des engagements et des règlements de crédit monétaire entre les différents rôles nécessaires à l'équilibre général des échanges.

L'activité d'un opérateur dans la compensation consiste donc selon ses finalités et ses compétences propres :

  1. 1) à se présenter dans le contexte préformaté de la compensation pour expliciter sa responsabilité offerte ou demandée dans une organisation, une profession et un univers financier de causalité,

  2. 2) à décrire des biens algorithmiquement intégrables dans des processus de transformation des demandes en offres de service, lesquelles soient finalisées dans une livraison réglée par le prix de compensation,

  3. 3) à quantifier les prix des biens offerts et demandés pour opérer une transformation rentable des demandes personnelles en offres personnelles,

  4. 4) à prendre des positions de demande dans la limite de son crédit, et des positions d'offre dans la limite de son temps, de ses compétences et des garanties professionnelles dont il bénéficie.

Qualification du codage de la compensation

Les instructions prises en charge par le moteur de compensation derrière l'interface d'utilisation sont exclusivement des requêtes enchaînées par les tests de condition de causes, lesquelles sont matérialisées par l'existence particulière des données dans la base de modélisation des prix. L'interface d'interaction compensatoire ne déclenche aucun autre traitement automatisé que l'enregistrement des données supplémentaires exprimant toute la consistance des opérations :

  1. 1) de nommage,

  2. 2) d'appréciation,

  3. 3) de décision,

  4. 4) et d'assurance du prix nominal par le prix réel offert ou demandé.

L'algorithme de compensation est par principe un asservissement logique du prix au raisonnement conscient et délibéré de l'utilisateur réel et vrai. L'algorithme est par définition totalement rédigé et complet quand l'utilisateur peut :

  1. 1) soit par des saisies de texte,

  2. 2) soit par le choix des options qu'il a personnellement définies dans les 4 vues,

  3. 3) soit par la proposition d'un prix,

transformer l'équilibre général des prix des biens qu'il négocie. L'équilibre général des prix est objectivement et visiblement exprimé dans l'interface utilisateur par l'égalité sur chaque personne de la somme de tous les prix réels en cours positionnés à l'actif ou au passif.

Le reste à faire pour une opérationalité complète et exhaustive

L'enjeu technologique pratique du contrôle de l'algorithme par l'interface est la manipulation à distance en temps réel sécurisé d'une grande masse de données ; laquelle est proportionnelle à la décomposition explicative des prix par un très grand nombre d'utilisateurs connectés et actifs synchroniquement.

La masse des données doit être distribuée sur plusieurs serveurs qui constituent autant d'univers de compensation différents pilotés par des courtiers informatiques bancaires. Ces courtiers doivent pouvoir acheter et vendre les flux d'information que les communautés professionnelles abonnées à leur serveur négocient avec d'autres chambres de compensation notamment celles des banques actuelles et des marchés financiers actuels.

Les courtiers informatiques sont du point de vue financier des cambistes : ils assurent en temps réel le prix de la liquidité de la compensation dans la communauté de marché qu'ils couvrent. En théorie financière, ils prennent des positions d'achat ou de vente à toute échéance utile, de la parité de change de la monnaie numérique sous-jacente à l'équilibre général des prix dans leur serveur de compensation.

Convergence structurée par le réel entre l'informatique, la finance et l'économie

La liquidité d'une chambre de compensation servie par un même processeur informatique de compensation dépend de l'information que les cambistes échangent avec les autres chambres. Un cambiste compare la position consolidée de sa propre chambre de compensation à toutes les échéances du futur avec la position consolidée aux mêmes échéances de toutes les autres chambres dont il assure la convertibilité des prix.

Le prix réel de la parité monétaire consolidée d'une chambre de compensation externe dépend de la transparence analytique des prix externes en prix internes : il faut donc offrir aux cambistes de toute chambre de compensation, des capacités métriques de consultation de la structure des primes. Les primes quantifient la nature des exportations et des importations de toutes les autres chambres liées. La gestion économique des flux informatiques d'inter-compensation est le volet de la mécanique de compensation qui n'est pas pris en compte dans la maquette que je développe.

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Pierre Sarton du Jonchay - dans Compensation
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